Cyril Houplain
Fourmi
Fin du XIXème, période des Expositions universelles, des grandes inventions, où les frontières du monde s’élargissent. Dans ce contexte d’occasions nouvelles et d’aventures, le héros, Alistair Burke, se découvre un don pour le dressage des fourmis. Il leur apprend à utiliser leur corps pour composer des illustrations et des lettres afin de raconter son histoire, une histoire qui va de l’Angleterre victorienne au Far West américain, en passant par New York et Chicago. Le voyage et la découverte le sortent de sa condition misérable pour lui faire accomplir une destinée grandiose.
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Pratique de l' explication littéraire par l' exemple. Application raisonnée des principes esthétiques dans le domaine littéraire.
Saint-Pétersbourg
Longtemps considérée comme le rêve dément d'un impérieux autocrate, la « Venise du Nord », Saint-Pétersbourg, a été bâtie en 1703 par Pierre le Grand pour offrir à la Russie une fenêtre sur l'Europe. Elle a conservé cette identité particulière, mythique, qui fait d'elle l'une des plus belles et des plus séduisantes villes du monde. Saint Pétersbourg résonne encore des noms des grands maîtres russes modernes qui s'exprimèrent dans tous les domaines artistiques : la musique avec Stravinski, Prokofiev, Chostakovitch ; la littérature avec Akhmatova, Blok, Mandelstam, Nabokov et Brodsky ; la danse avec Diaghilev, Nijinski et Balanchine ; le théâtre avec Meyerhold ; la peinture avec Chagall et Malevitch. Et pourtant, jamais encore nul n'avait tenté de faire le portrait de cette culture cosmopolite si riche, si distinctive, dotée d'une si forte influence, ou de la ville qui l'a inspirée.
Décor sur Porcelaine
La céramique est un art du fond des temps qui n’a jamais cessé d’intriguer l’homme ; elle est le fruit d’une passion que l’auteur nous communique ici avec ferveur et professionnalisme. Frises et motifs guident le lecteur à travers les époques et les traditions de chaque pays – terre cuite, faïence, Art nouveau et l’amènent à une réflexion où passé et présent ne cessent de se mêler. Des photographies en couleurs, des fiches techniques et de nombreux dessins légendés permettront aux peintres de tous niveaux d’approfondir les étapes qui président à l’élaboration des modèles.
Deux heures à tuer au bord de la piscine
Victor Lanoux n’avait pas voulu, jusqu’ici, évoquer ses presque quatre fois vingt ans d’existence. Se confiait-il seulement à son oreiller ? Pas sûr. Devant cette piscine, il se raconte, enfin, pour la première fois… Quand Victor Lanoux trimballe sa carcasse au bord d’une piscine, d’un plan d’eau, avec même deux heures à tuer, il est permis de se poser des questions. Surtout que l’on sait que nulle caméra ne s’agite dans les parages campagnards. Et vous avez raison de trouver étrange le tête-à-tête de cet homme avec lui-même. De l’insolite, du baroque, du singulier, du jamais vu. Lanoux n’avait pas voulu, jusqu’ici, évoquer ses presque quatre fois vingt ans d’existence. Se confiait-il seulement à son oreiller ? Pas sûr. Devant cette piscine, il se raconte enfant, il quitte son amnésie, afin de se mettre à table et de faire une sorte de point. On croyait, certains privilégiés du moins, connaître le comédien, deviner l’homme au caractère peu malléable, voire fougueux. Il n’en était rien. Quand là, triturant ses bâtons qui l’aident à tenir debout, il nous distille les joies, les brûlures de son existence, il n’essaie pas d’enjoliver, d’apitoyer. Il est vrai, authentique, touche juste. Et, dans ces remous de la piscine, remous causés par sa canne d’homme blessé, d’homme à vif, on l’entend évoquer toutes les étapes de sa vie et se rappeler ce que lui avait dit le poète René Char : « Victor, la vie, c’est l’éclair. »