
Les dernières heures
Mois de juin de l’an 1348 : une épidémie monstrueuse s’abat sur le Dorset et décime peu à peu les habitants. Nobles et serfs meurent par milliers dans d’atroces souffrances.
Quand la pestilence frappe Develish, Lady Anne a l’audace de nommer un esclave comme régisseur. Ensemble, ils décident de mettre le domaine en quarantaine pour le protéger.
Bientôt, les stocks de vivres s’amenuisent et des tensions montent car l’isolement s’éternise. Les villageois craignent pour leur sécurité lorsqu’un événement terrible menace le fragile équilibre. Les gens de Develish sont en vie, mais pour combien de temps encore ? Et que découvriront-ils quand le temps sera venu pour eux de passer les douves ?
Quand la grande dame du roman noir anglo-saxon s’attaque à la saga historique, elle nous offre le plus captivant et haletant des page-turners.
Lame de fond
Le meurtrier a commencé par droguer la jeune femme, puis l’a violée. Il lui a ensuite brisé les doigts et l’a jetée par dessus bord. Elle n’a pu nager jusqu’à la côte. Les inspecteurs Ingram, Galbraith et Carpenter n’ont rien d’autre que ce corps anonyme échoué sur la plage de la baie de Chapman. Pas de mobile. Pas d’empreinte. Pas de témoin. Enfin, presque. Il y a cette fillette de trois ans traumatisée par ce qu’elle a vu. Mais l’enfant sans nom s’est enfermée dans le mutisme. Les inspecteurs de la police de Lymington en sont réduits aux conjectures nébuleuses. Et à retourner cette question dans tous les sens : quelle sorte d’homme peut s’acharner ainsi sur sa victime ?
Résonnances…
Qui est Billy Blake, le sans-abri mort de faim devant un congélateur bourré de nourriture dans le garage d’une luxueuse demeure londonienne appartenant à une jeune et riche architecte. Mrs Amanda Powell ? Et pourquoi la même Amanda, six mois après cette bizarre tragédie, se montre-t-elle brusquement si désireuse de parler au représentant d’une presse qu’elle a résolument écartée à l’époque ? Et la curiosité de Michael Deacon est-elle due aux résonances Qu’éveille en lui son lent décodage de la vie de Billy Blake ? Ou bien au charme de l’énigmatique et belle Amanda – une femme dont la richesse ne peut s’expliquer que si son mari est mort… Nouant avec une remarquable adresse les fils d’une intrigue policière pleine de rebondissements et de suspense, Minette Walters en profite pour nous servir un de ces âpres mais grisants cocktails dont elle a le secret.
Ni chaud ni froid
A Sowerbridge, jolie petite ville d’Angleterre, une vieille dame fortunée et sa garde-malade sont sauvagement assassinées. Patrick O’Riordan, ouvrier irlandais sans emploi, est immédiatement inculpé de ce double meurtre et mis sous les verrous. Il n’en faut pas plus pour ranimer la flamme d’un racisme séculaire dans la cité. Face à la montée de la violence et par solidarité avec ses compatriotes irlandais, Siobahn Lavenham alerte les autorités et tente de défendre la famille du meurtrier présumé sur laquelle s’acharnent les habitants.
Ragots, rumeurs, haines ancestrales : tout et n’importe quoi se dit au sujet de n’importe qui. Le pire de préférence…
Les démons de Barton House
La première fois que j'ai vu Harwood j'étais à Kinshasa. La deuxième fois, j'étais en Sierra Leone en tant que correspondante de guerre. Puis, des années plus tard j'ai croisé son chemin en Irak et, chaque fois, dans son sillage, des corps de femmes violées, lacérées. Des meurtres mis sur le compte de “dommages collatéraux”. Alors j'ai su. Il s'est senti traqué. J'ai été séquestrée pendant trois jours. Puis relâchée. Sans explication… Pour moi, il n'existait qu'un seul refuge possible pour tout oublier : un manoir isolé au cœur de la campagne anglaise. Je me demande encore comment j'ai pu être aussi bête.
