
Le fantôme du temple
En poste à Lang-fang, non loin de la Mongolie, le juge Ti aimerait célébrer l’anniversaire de l’une de ses épouses autour d’un tranquille tournoi de ma-jong et d’une tasse de thé fumant. Mais, dans ce district en activité permanente, les criminels sont bien décidés à ne lui laisser aucun répit. Un corps sans tête, des lingots dérobés au Trésor impérial et la découverte d’un sanglant message dans un coffret en ébène : ces trois affaires en apparence distinctes ont de quoi déconcerter le brillant magistrat. Le juge Ti devra plus que jamais manœuvrer avec d’infinies précautions pour dévoiler la face cachée du fantôme du temple.
Le juge Ti à l’œuvre
Aux quatre coins de l’Empire chinois, sous la dynastie des T’ang, le juge Ti exerce ses fonctions de magistrat, armé de sa perspicacité légendaire, de son sens de la déduction et de sa rigueur confucéenne. Entre 663 et 672 de notre ère, voici dix ans de la carrière du célèbre magistrat dans la Chine des T’ang, à travers huit nouvelles délectables. Tout commence dans le district de Peng-lai par une enquête criminelle résolue en un temps record et se termine au moment où bascule le sort de tout l’Empire. Du meurtre de la femme d’un notable à celui d’un prêteur sur gages, l’honorable Ti, aidé de ses fidèles lieutenants, s’attaque à des affaires multiples, parfois en apparence inextricables, avec un sens inné de la justice. Mais même le magistrat n’est pas à l’abri d’une erreur…
Le singe et le tigre
Qu’est-ce qui fait le grand détective ? Hercule Poirot par exemple n’a rien d’attirant.
S’il a plu, c’est sans nul doute parce que Agatha Christie lui a donné des attributs policiers très caractéristiques ; Hercule Poirot, c’est avant tout une méthode de travail, pour ne pas dire une méthodologie – et la plupart de ses illustres confrères ont précisément la leur et ont, chacun, une manière propre de conduire une enquête, de penser, d’agir, de poser des questions, de débrouiller les fils d’un mystère ou d’une énigme. C’est le cas du juge Ti.
