
Le chinois
Le Chinois est un livre gigogne, un thriller qui relie adroitement un meurtre collectif, une saga familiale et des réflexions sur le développement économique assorti d’une volonté d’expansion de la Chine moderne. En janvier 2006, 19 membres d’une même famille les Andrén sont massacrés à l’arme blanche dans un village isolé du nord de la Suède. La policière Vivi Sundberg penche pour l’acte d’un déséquilibré. Birgitta Roslin, juge à Helsingborg, s’intéresse à l’affaire car les parents adoptifs de sa mère sont parmi les victimes. Elle mène une enquête parallèle. Un ruban rouge retrouvé sur les lieux du crime la met sur la piste d’un mystérieux Chinois qui aurait séjourné la nuit du massacre dans un hôtel voisin, où il a été filmé par une caméra de vidéosurveillance. Munie de son portrait, Birgitta Roslin le cherche en vain à Pékin. Mais son enquête maladroite dans une Chine en plein bouleversement dérange les projets spéculation immobilière à l’approche des J.O., expansion coloniale en Afrique d’un puissant homme d’affaires Ya Ru.
La généalogie – Familles, je vous aime
Découvertes Gallimard n° 365 – De l’épopée de Gilgamesh à la Bible, des mythologies de l’Antiquité aux cosmogonies africaines, la question de l’origine s’énonce d’abord par l’énumération des ancêtres. Dans toutes les civilisations et tout au long de l’histoire, la généalogie témoigne du rôle tenu par la famille et de son image. Si sa principale fonction fut longtemps de légitimer le pouvoir héréditaire des rois et de la noblesse, elle apporte aujourd’hui une aide précieuse à l’historien. Mais elle est également un loisir que pratiquent avec enthousiasme un nombre de plus en plus important de chercheurs amateurs, enquêteurs inlassables, de tous âges et de toutes conditions. Reconstruire sa filiation et, pour les plus «mordus», celle des autres, constitue plus qu’un passe-temps, l’inscription dans une lignée, et donc dans la mémoire collective.
Emmanuel de Boos fait comprendre à la fois le rôle des érudits qui ont créé la science généalogique et la passion de ces découvreurs d’archives qui ont pour credo «familles, je vous aime».
