Anna Sewell
Black beauty
Black Beauty est un cheval splendide. Dressé avec douceur et bonté, c’est une monture qui fait la fierté de son maître, un riche seigneur de la campagne anglaise. En compagnie du joyeux poney Merrylegs et de la jument Ginger, il vit ainsi des années de bonheur. Le destin lui fera connaître d’autres maîtres, vivre des heures plus difficiles, lui apprenant, comme il le raconte lui-même, que les hommes peuvent être parfois cruels.
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Le chaos et la nuit
Celestino Marcilla, Madrilène de famille bourgeoise, a milité à gauche pendant les années qui précédèrent la guerre civile, puis combattu avec une bravoure remarquée dans les milices, puis s'est réfugié en France au moment de la défaite de 1939. Alors une fille – son unique enfant – lui est née, Pascualita, et sa femme est morte. Celestino a emmené sa fille avec lui à Paris, qu'il n'a pas quitté depuis. En 1959, elle a vingt ans, et il en a soixante-sept. Celestino, à Paris, vit de ses rentes, qui lui donnent une certaine aisance. Il ne fait rien, que penser ou rêver politique, passant ses journées à lire et à annoter des journaux et des livres, à écrire des articles de politique ou de sociologie qui sont refusés partout, et un ouvrage qui n'avance pas – au côté de Pascualita, qui n'a qu'indifférence et dédain pour les préoccupations ou plutôt l'obsession de son père.
Parlez-vous franglais ?
Les Français passent pour cocardiers ; je ne les crois pas indignes de leur légende. Comment alors se fait-il qu'en moins de vingt ans (1945-1963) ils aient saboté avec entêtement et soient aujourd'hui sur le point de ruiner ce qui reste leur meilleur titre à la prétention qu'ils affichent : le français. Hier encore langue universelle de l'homme blanc cultivé, le français de nos concitoyens n'est plus qu'un sabir, honteux de son illustre passé. Pourquoi parlons-nous franglais ? Tout le monde est coupable : la presse et les Marie-Chantal, la radio et l'armée, le gouvernement et la publicité, la grande politique et les intérêts les plus vils. Pouvons-nous guérir de cette épidémie ? Si le ridicule tuait encore, je dirais oui.
Bienvenue au club
Imaginez ! L'Angleterre des années soixante-dix, si pittoresque, si lointaine, avec ses syndicats prospères et sa mode baba cool. Une image bon enfant que viennent lézarder de sourdes menaces : tensions sociales, montée de l'extrême droite, et une guerre en Irlande du Nord qui ne veut pas dire son nom. Mais dans ces années où l'État-providence laisse place au thatchérisme, Benjamin, Philip, Doug et leurs amis ont d'autres choses en tête : s'intégrer aux clubs de leur lycée, oser parler aux filles, monter un groupe de musique, s'échapper de Birmingham l'endormie pour des aventures londoniennes… Trop innocents pour saisir les enjeux et les intrigues qui préoccupent leurs parents. Jusqu'à ce que le monde les rattrape.
99 nuits
«Passez les cent prochaines nuits devant ma porte, assis sur un tabouret, et je serai à vous.» C'est ainsi, dit une légende chinoise, qu'une fameuse courtisane répondit au mandarin qui lui déclarait sa flamme. Le mandarin follement épris s'exécuta stoïquement mais, au milieu de la quatre-vingt-dix-neuvième nuit, il se leva, ramassa son tabouret, le mit sous son bras et s'en alla… A la façon d'un conte moderne, 99 nuits explore les dédales d'une histoire d'amour fracassante qui voit Judith, l'aimée, partir sans parvenir à s'éloigner de plus de quelques mètres, tandis que Corso, l'homme de sa vie, se confronte, nuit après nuit, à l'énigme irritante de la fin d'une passion absolue. Dans ce premier roman, Yves Cabana entrelace un récit amoureux entêtant avec une fresque pointilliste, acide et drôle du monde actuel.

