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Denise Barrat, Robert Barrat
Charles de Foucauld et la fraternité
Il ne suffit pas de prier pour “faire son salut”, il ne suffit pas de se donner aux autres dans la charité. Il faut encore s’offrir soi-même, corps et âme, pour le salut de tous. Telle fut la voie de Charles de Foucauld. Son implacable logique l’entraîne à cette conclusion devant laquelle se raidit ou se dérobe la raison humaine : le chrétien, “autre Christ”, peut aller jusqu’à donner sa vie pour les autres – la donner physiquement, mais aussi offrir chaque instant de sa vie pour participer à la libération des âmes captives. Dans son ermitage de Tamanrasset, au Hoggar, Charles de Foucauld a pris l’Evangile au sérieux. Il en a vécu et il en est mort. Point n’est besoin de chercher d’autre signification à son message, ni d’autre raison à l’attrait qu’il continue d’exercer.
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