Marcel Bisiaux, Catherine Jajolet
Chat plume
Mon chat sur le carreau cherchant une litière agite sans repos son corps maigre et galeux l’âme d’un vieux poète erre dans la gouttière avec la frêle voix d’un fantôme frileux. (Baudelaire). Silencieux, solitaires, sédentaires tous deux, le chat et l’écrivain se sont reconnus depuis des siècles. Complices ? Peut-être, dans l’espace sacré de l’écriture dont le chat semble le gardien, le sphinx détenteur de secrets que l’homme, laborieusement, poursuit de sa plume. Rien ne ressemble moins à un chat qu’un autre chat, si l’on en croit ces soixante interviews. Elles nous apprennent aussi que le chat fut créé sans doute pour que l’écrivain puisse caresser un tigre sur son divan…
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Je l’écoute respirer
Dans une maison où les oiseaux de passage et les chats en vadrouille rappellent à chaque instant l’insouciance de la vie, une femme est en train de mourir. Elle a quatre-vingt-dix ans, une beauté dont ni les rides ni la maladie n’ont abîmé les traits, et comme une sagesse intérieure qui se devine derrière le souffle lent de cette silencieuse agonie. // Anne Philippe, sa fille, écoute respirer celle qui va disparaître, mais dans ces lieux dont chaque objet, chaque meuble, évoque sa propre enfance, c’est aussi la musique des chemins, Anne Philippe sent battre simultanément le pouls du passé, de l’avenir, et d’un présent qui s’apprête à tomber dans l’imparfait.Dans une langue débarrassée de tout lyrisme, Anne Philippe nous parle différemment de ce que tout le monde a vécu un jour ou l’autre : l’impuissance de l’homme devant une disparition inéluctable, et, pourtant, le miracle de la vie qui reprend son cours, jusqu’au prochain barrage. Ici, une respiration qui cesse, là-bas, une respiration qui commence, et, ailleurs, l’incompréhensible respiration de l’infini
La place
Il n’est jamais entré dans un musée, il ne lisait que Paris-Normandie et se servait toujours de son Opinel pour manger. Ouvrier devenu petit commerçant, il espérait que sa fille, grâce aux études, serait mieux que lui. Cette fille, Annie Ernaux, refuse l’oubli des origines. Elle retrace la vie et la mort de celui qui avait conquis se petite “place au soleil”. Et dévoile aussi la distance, douloureuse, survenue entre elle, étudiante, et ce père aimé qui lui disait : “Les livres, la musique, c’es bon pour toi. Moi, je n’en ai pas besoin pour vivre.”
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Fontbrune
Adeline Gontier naît en 1806. Orpheline à l’âge de trois ans, elle sera élevée par sa grand-mère et son oncle. Elie, à Fontbrune, au c?ur du Périgord noir. Sans dot, son avenir paraît bien incertain…. Mais Adeline est riche d’une excellent nature : énergique, audacieuse, pleine de bon sens, adorant la vie et dotée d’un tempérament de feu. Quelle gaillarde ! Entre semailles, moissons, vendanges, dans une odeur de champignons et de bruyères, au pays des sorciers et des ripailles, où règnent la patience, la ruse et le secret, mais où on a la langue leste et le rire large, Adeline sera aimée et aimera passionnément, avec violence, mais aussi avec une tendresse rare. A travers sa belle héroïne, ses nombreux personnages Fontbrune est un grand roman historique qui brosse un tableau passionnant de la France provinciale au lendemain de l’épopée napoléonienne.
Gender Roles in development projects
Overholt, Catherine, Mary B. Anderson, Kathleen Cloud, and James E. Austin. Gender Roles in Development Projects: A Case Book. West Hartford, CT: Kumarian Press, 1985. The Harvard Analytical Framework, also known as the Gender Roles Framework, was first introduced in this book co-authored by CDA’s founder Mary B. Anderson.

