David Diop
Coups de pilon
Il est rare que s’allient la maîtrise du verbe et la profondeur de l’émotion que s’accordent la distance et le don. En cette harmonie paradoxale le meilleur se révèle. La parole de David Diop témoigne de ce lieu admirable et difficile. David Diop savait l’Afrique par coeur, au plus profond d’elle-même, en ses sources vives, en son peuple, c’est-à-dire en sa vérité. Il la connaissait en sa fragilité et en ses caricatures, avatars d’une Afrique vendue et exploitée aux marchés de l’Histoire.
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Lettres à Prunelle
Quatrième de couverture – « Prunelle, si tu savais… Il faut, pour vivre, ne pas se laisser vivre, mais vivre dans l’urgence, ne pas laisser le temps filer, glisser entre les doigts. Si tu cours, tu iras plus vite. Si tu marches, tu iras plus loin. Si tu cries, tu seras entendue. Si tu parles, tu seras écoutée.
Gaspard de la nuit
En 1842, un an après la mort de son discret auteur, la première édition de Gaspard de la Nuit ne rencontre guère que le silence: vingt exemplaires à peine en sont vendus. Et il est vrai que les premiers lecteurs étaient sans doute mal préparés à la découverte de ce recueil de courtes “fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot” qui offraient à la fois l’apparence de la prose et la réalité d’une pure écriture poétique. Il faudra attendre Baudelaire pour que le poème en prose soit reconnu, et c’est justement l’auteur du Spleen de Paris qui fera découvrir à un public plus large ce “fameux Gaspard de la Nuit” grâce auquel l’idée lui est venue à son tour de ” tenter quelque chose d’analogue”. D’analogue? Rien n’est moins sûr car si les pièces de Baudelaire s’attachent à la vie moderne, celles de Bertrand nous proposent la peinture de la vie ancienne. Et ce sont bien deux naissances successives du poème en prose.
Alcools
Sous le pont Mirabeau coule la Seine. Et nos amours. Faut-il qu’il m’en souvienne. La joie venait toujours après la peine. Ces vers du “Pont Mirabeau”, comme ceux de “La Chanson du mal-aimé” ou de “Zone”, tous issus du recueil Alcools ont fait la fortune littéraire d’Apollinaire, et un grand classique de la poésie. Toutefois, ce classicisme ne doit pas faire oublier qu’en son temps ce recueil constitua une véritable révolution poétique : après Rimbaud, Apollinaire transforme toutes les règles d’un lyrisme devenu vieillot à son goût. Il faut pouvoir chanter le monde, jusque dans sa réalité la plus crue, mais aussi jusque dans ses progrès les plus récents : la tour Eiffel (“Zone”) côtoiera donc les cellules de la prison de la Santé (“À la Santé”). Sur ce modèle se succéderont alors la mort, la fuite du temps et surtout l’amour : tantôt lumineux, tantôt obscur, mais toujours au centre de ces ivresses poétiques. Avec Alcools, Apollinaire deviendra le modèle de tous les poètes à venir, et en particulier des surréalistes. Le chagrin d’amour, l’émoi devant la fuite du temps (“Le Pont Mirabeau), mais aussi la poésie de la vie quotidienne, de la machine et de la ville cosmopolite (“Zone”). Tel est Alcools, recueil qui rassemble des poèmes écrits par Apollinaire de 1898 à 1913. Entre une inspiration élégiaque qui n’est pas sans rappeler Ronsard et une modernité nerveuse annonciatrice du surréalisme imminent, l’ensemble oscille librement, “plein d’un vin trembleur comme une flamme”.
Le Messager
Sur le port, une jeune femme croise la route d’Anaël, un voyant. Celui-ci lui raconte son itinéraire et lui confie sa vision, révélant les secrets de son étrange pouvoir. Sans savoir pourquoi, elle accepte de le suivre pour une traversée qui la conduira vers un monde où le réel et l’imaginaire se rejoignent, pour laisser place au merveilleux et à la légende. Cheminement intérieur, quête des origines et voyage initiatique…

