Pierre Naudin
Cycle de Tristan de Castelreng IV – Les fontaines de sang
Libéré de ses obligations auprès du roi Charles V après la bataille de Cocherel, Tristan de Castelreng s’est rendu au château de Ganne où il a ravi sa dulcinée à ses geôliers. Le chevalier rentre sur ses terres goûter un bonheur mérité en compagnie de sa jeune épouse Luciane d’Argouges. Mais le repos sera de courte durée. Déjà grondent aux frontières sud du royaume le bruit des fers que l’on affûte.
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Celestino Marcilla, Madrilène de famille bourgeoise, a milité à gauche pendant les années qui précédèrent la guerre civile, puis combattu avec une bravoure remarquée dans les milices, puis s'est réfugié en France au moment de la défaite de 1939. Alors une fille – son unique enfant – lui est née, Pascualita, et sa femme est morte. Celestino a emmené sa fille avec lui à Paris, qu'il n'a pas quitté depuis. En 1959, elle a vingt ans, et il en a soixante-sept. Celestino, à Paris, vit de ses rentes, qui lui donnent une certaine aisance. Il ne fait rien, que penser ou rêver politique, passant ses journées à lire et à annoter des journaux et des livres, à écrire des articles de politique ou de sociologie qui sont refusés partout, et un ouvrage qui n'avance pas – au côté de Pascualita, qui n'a qu'indifférence et dédain pour les préoccupations ou plutôt l'obsession de son père.
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