Daniel Arsand
Des chevaux noirs
Jo Harfang a dix-neuf ans. Il a tué une femme,sa tante et quelques hommes: des inconnus, des amants. De sa prison il chante sa funèbre épopée. Celle d’un dieu de colère et de vengeance. Celle d’un meurtrier hanté par des chevaux noirs. Jo Harfang est le dernier de sa lignée, une étrange généalogie d’ancêtres dévoyés, attachés à une ville, Roanne, une lande et une bergerie. Leur sang furieux coule dans ses veines. Le passé resurgit dans un martèlement de sabots à mesure qu’il évoque la légende familiale. Des hommes libres qui ne s’encombrent pas d’enfants, de femmes, de sentiments, préférant la compagnie d’amants et de chevaux : Renaud le rebouteux, Eric le Centaure, Serge le chirurgien.
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Une étrange maladie de peau qui lui livre bataille depuis qu’il est né, la polio qui le laisse infirme et claudiquant depuis l’enfance, et toutes les frustrations qui s’en suivent, Thierry n’a pas eu l’existence facile. Il a un don, cependant : le dessin. Mais quand il se retrouve élève dans un atelier, à dix-huit ans, un autre péril le menace : le cours est mixte. Diane, sa blondeur, sa beauté, ses jupes écossaises et ses attentions, voici une calamité nouvelle à quoi il n’est guère préparé … le plaisir doux-amer de l’amour mal partagé.
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