Anne Tyler
Et la vie va presque droite
À trente ans, Barnaby se considère comme un parfait loser. Certes, ce rejeton d’une grande famille de Baltimore a tiré un trait sur son passé de délinquant et travaille désormais auprès de personnes âgées pour une société d’aide à domicile. Mais s’il s’y est bâti une réputation d’homme de confiance, il demeure aux yeux des siens le mauvais fils, mauvais père et mauvais époux qui a sali l’honneur de la famille. Alors, quand son chemin croise celui de Sophia, jeune femme sérieuse et rangée, il croit trouver l’ange gardien qui lui permettra de revenir en fils prodigue dans le giron familial. Mais c’est compter sans le poids des rôles assignés à chacun.
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Après l’occupation napoléonienne, Moscou n’est plus pour Armand de Croué qu’une cité hostile qu’il faut fuir. Nathalie Ivanovna, sa maîtresse et protectrice,décide de l’accompagner à Paris avec sa fille Catherine. Tous les bonheurs semblent attendre le jeune homme dans la capitale française où règne de nouveau la noblesse royaliste: à l’émotion de retrouver le sol de ses ancêtres s’ajoutent la joie de se découvrir des amis brillants dans la haute société et la vanité de redevenir un aristocrate riche et indépendant. Mais surtout, c’est là qu’il prend conscience de l’amour profond qui l’a toujours uni à celle qu’il a un moment dédaignée pour de trompeuses passions. Bonheurs éphémères hélas! Le destin, et sa sinistre cohorte de mort et de guerre, se jouant des espérances de l’exilé rendu à sa terre natale, frappe une fois de plus…
Seules les larmes seront comptées
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L’anneau d’améthyste
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