Cyril Houplain
Fourmi
Fin du XIXème, période des Expositions universelles, des grandes inventions, où les frontières du monde s’élargissent. Dans ce contexte d’occasions nouvelles et d’aventures, le héros, Alistair Burke, se découvre un don pour le dressage des fourmis. Il leur apprend à utiliser leur corps pour composer des illustrations et des lettres afin de raconter son histoire, une histoire qui va de l’Angleterre victorienne au Far West américain, en passant par New York et Chicago. Le voyage et la découverte le sortent de sa condition misérable pour lui faire accomplir une destinée grandiose.
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Peinture sur Porcelaine
Débutant ou expérimenté, vous trouverez dans cet ouvrage tout pour la peinture sur verre. Des bases jusqu’à la cuisson en passant par les couleurs interférentielles, métalliques, les reliefs, les métaux précieux, le dépoli et le glaçage.
Deux heures à tuer au bord de la piscine
Victor Lanoux n’avait pas voulu, jusqu’ici, évoquer ses presque quatre fois vingt ans d’existence. Se confiait-il seulement à son oreiller ? Pas sûr. Devant cette piscine, il se raconte, enfin, pour la première fois… Quand Victor Lanoux trimballe sa carcasse au bord d’une piscine, d’un plan d’eau, avec même deux heures à tuer, il est permis de se poser des questions. Surtout que l’on sait que nulle caméra ne s’agite dans les parages campagnards. Et vous avez raison de trouver étrange le tête-à-tête de cet homme avec lui-même. De l’insolite, du baroque, du singulier, du jamais vu. Lanoux n’avait pas voulu, jusqu’ici, évoquer ses presque quatre fois vingt ans d’existence. Se confiait-il seulement à son oreiller ? Pas sûr. Devant cette piscine, il se raconte enfant, il quitte son amnésie, afin de se mettre à table et de faire une sorte de point. On croyait, certains privilégiés du moins, connaître le comédien, deviner l’homme au caractère peu malléable, voire fougueux. Il n’en était rien. Quand là, triturant ses bâtons qui l’aident à tenir debout, il nous distille les joies, les brûlures de son existence, il n’essaie pas d’enjoliver, d’apitoyer. Il est vrai, authentique, touche juste. Et, dans ces remous de la piscine, remous causés par sa canne d’homme blessé, d’homme à vif, on l’entend évoquer toutes les étapes de sa vie et se rappeler ce que lui avait dit le poète René Char : « Victor, la vie, c’est l’éclair. »
Petit dico de U2
De leur rencontre dans une petite cuisine de Dublin aux plus grands stades du monde, les quatre membres de U2 sont devenus en une trentaine d’années les acteurs du plus grand groupe de rock du monde. Concerts gigantesques, albums mythiques vendus à des millions d’exemplaires, U2 enchaîne les succès et les records sans jamais décevoir les fans. Un groupe désormais légendaire emmené par un Bono tout aussi capable de s’engager dans les plus grandes causes humanitaires. Quand le rock va à la rencontre de l’intelligence, quand la musique flirte avec l’engagement politique U2 n’est jamais très loin. De «Another Day» à «Zooropa», en passant par «Bloody Sunday», «Nelson Mandela» ou encore «Jean-Paul II», sans oublier toutes les références à la France, revivez à travers plus de 100 mots, l’histoire incroyable et inattendue de quatre adolescents, bouleversés par une Irlande déchirée par la guerre civile, et devenus, depuis, quatre monstres du rock mondial.
Un jour, ils auront des peintres
« Vous comprendrez, quand vous verrez l’Amérique, qu’un jour ils auront des peintres, parce que ce n’est pas possible, dans un pays pareil, qui offre des spectacles visuels aussi éblouissants, qu’il n’y ait pas de peintres un jour ». La prophétie date de 1933. Comme tous les autres Européens de retour des Etats-Unis, Matisse se dit envoûté Il annonce l’avènement d’une nouvelle ère, celle des peintres américains. Tout commence à Paris, le 1er juilet 1867, dans les fastes de l’Exposition Universelle : après la guerre de Sécession, les paysagistes d’outre-Atlantique, qui forment la première véritable école de leur pays, retrouvent, optimistes, le chemin de l’Europe. Mais les critiques français leur réservent ricanements et sarcasmes : « Cette exposition est indigne des fils de Washington. Au milieu de nos vieilles civilisations, les Américains font l’effet d’un géant fourvoyé dans une salle de bal. » … L’épopée des peintres américains racontée par Annie Cohen-Solal nous transporte de Paris à New-York, de Giverny à Chicago, de Pont-Aven à Taos, au Nouveau-Mexique, et s’achève à la Biennale de Venise, en 1948, lorsque sont présentées, pour la première fois en Europe, huit toiles de Jackson Pollok, un artiste inconnu des Européens de l’époque, mais bientôt célébré dans le monde entier comme le premier véritable maître américain.