David Garcia
Histoire secrète de l’OM
Fondé en 1899, l'Olympique de Marseille a rapidement conquis une place à part dans le paysage médiatique comme dans le quotidien des Français. Des millions d'entre eux ont ainsi noué, pour la plupart depuis leur enfance, une relation passionnelle avec ce club emblématique, le seul en France à avoir décroché la Coupe d'Europe des clubs champions en 1993. Pour la première fois, une enquête s'attaque aux coulisses de l'OM depuis l'arrivée aux commandes du milliardaire suisse Robert Louis-Dreyfus en décembre 1996. Guerre intestine entre José Anigo et le tandem Didier Deschamps/Jean-Pierre Bernès ; valse des présidents, de Christophe Bouchet à Jean-Claude Dassier en passant par Pape Diouf ; lutte entre agents de joueurs ; transferts douteux ; relations ambiguës entre les groupes de supporter et le club…Autant de révélations sur plus de quinze ans de trahisons et de coups tordus.
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Tout seul
Début décembre, l’AFP s’est procuré des communiqués annonçant le livre “Tout seul” de Raymond Domenech : “Chaque chapitre porte les traces de son long combat de sélectionneur avec Zinedine Zidane, Nicolas Anelka, Thierry Henry ou les plus jeunes joueurs d’une génération perdue” et fait état des “heures heureuses de la Coupe du monde 2006” (finale perdue contre l’Italie aux tirs au but) et les moments où “on sent monter les difficultés et le malaise, dont Raymond Domenech ne se détourne pas”. A 60 ans, Raymond Domenech a signé un livre sans “surprises, révélations, regrets”, donc rien de très croustillant, mais un “témoignage sincère, sans langue de bois ni volonté de minimiser ses propres erreurs”. Une sorte de mea-culpa alors ? Après la défaite face à l’Afrique du Sud lors de la coupe du monde 2010, Raymond Domenech a quitté ses fonctions de sélectionneur, son contrat se terminant le 31 juillet 2010. C’est Laurent Blanc qui lui a succédé, puis, le 8 juillet 2012, Didier Deschamps a été nommé sélectionneur de l’équipe de France.
Les Bleus peuvent-ils vraiment gagner la Coupe du monde ?
L’équipe de France est une des meilleures équipes du monde, sur le papier.. Après la Coupe du Monde 1998 et l’Euro 2000, les Bleus étaient les maîtres du monde. Invincibles, rois du suspense et du panache, ils avaient tout pour poursuivre un règne sans partage. Mais rien ne s’est passé comme prévu. L’humiliation asiatique en 2002, la déception de l’Euro 2004, la difficile qualification pour la Coupe du Monde 2006 en Allemagne.. Argent, trahisons, jolies filles, médias, joueurs devenus des stars, coachs maladroits et démissionnaires, fédération en proie aux luttes de pouvoir, d’où vient le problème ? Bruno Godard a enquêté au sein de l’équipe de France et a recueilli des témoignages exclusifs. Il donne un éclairage sans concession sur les luttes intestines et sur les mentalités qui règnent dans le monde du football professionnel.
Sexe, drogue et natation
Il a gagné les plus belles médailles, battu de magnifiques records du monde. L’enfant au physique hors norme, issu des cités défavorisées de Belfort, a connu un destin extraordinaire. Si les titres d’Amaury Leveaux sont « propres », le monde de la natation l’est moins. En 2008, lors de la finale du cinquante mètres nage libre des JO de Pékin, le champion se laisse rafler l’or et n’obtient que l’argent : trois ans plus tard, le vainqueur de l’époque recevra un avertissement pour avoir nagé sous produits interdits, suite à des tests antidopage. De quoi alimenter des doutes. Car, hors du bassin, les rivalités font rage et tous les coups sont permis. Derrière des entraînements exigeants se cachent de folles soirées. Au programme : sexe, drogue et natation. Pour la première fois, un champion olympique témoigne de la réalité du monde de la natation, que l’on croyait épargné : une plongée en eaux troubles…
Les gueux du stade (vie et mort du sport belge)
La Belgique est un pays d’images, de signes et de symboles, où toutes les vérités sont prises nécessairement pour les lanternes. Heureusement, d’ailleurs : cette éprise quotidienne est la condition de son existence. Les belges sont contraints de s’imaginer tels qu’ils ne sont pas : comme des gens « à qui on ne la fait pas », par exemple. Des sceptiques, des finauds, des grands pragmatiques. Alors qu’ils sont ballottés par les évènements et gouvernés par les émotions. Au point que leur mythologie elle-même est sujette à d’infinies variations. Comme pour toutes les nations au XXème siècle, le sport a été en Belgique un puissant constituant mythologique. Mais en vain, le réel, ici, n’a jamais rejoint le fantasme. Au contraire, il s’en est éloigné. Le mythe sportif belge a vécu sa propre vie, à l’écart des réalités nationales. Ce mythe rappelle ces tableaux d’Ensor où tant de personnages s’avancent masqués : la Belgique de 1830 est morte, mais elle continue à grimacer sous le masque des Diables rouges et de quelques champions, de moins en moins nombreux ….

