Maryse Wolinski
La chambre d’amour
Pourquoi court-elle à perdre haleine au bord de l’océan, Kaïna, la fille sauvage, bizarrement mariée à un professeur de médecine qui la délaisse ? Que fuit-elle en s’épuisant ? L’amour de Milan, un jeune Tchèque qui fait brutalement irruption dans sa vie, lui réapprend à espérer. Sa force à elle, Kaïna, sera désormais d’aimer deux hommes d’une égale passion. Avec sensualité, Maryse Wolinski, l’auteur de La Femme qui aimait les hommes, révèle les secrets les plus intimes d’un coeur féminin, celui de Kaïna, dont les battements violents se confondent au tumulte des vagues, comme l’écho d’un décor envoûtant.
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Histoire de l’ascension infernale d’Évariste Gamelin, jeune peintre parisien, engagé dans la section de son quartier du Pont-Neuf, Les dieux ont soif décrit les années noires de la Terreur à Paris, entre les ans II et III. Farouchement jacobin, fidèle entre les fidèles de Marat et Robespierre, Évariste Gamelin finira par être nommé juré au tribunal révolutionnaire. La longue et implacable succession des procès quotidiens de plus en plus expéditifs (à partir de la loi de prairial en particulier) entraîne cet idéaliste dans une folie qui le coupera de ses proches et précipitera sa propre chute à la suite de son idole Robespierre, au lendemain du 9 Thermidor.
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Celestino Marcilla, Madrilène de famille bourgeoise, a milité à gauche pendant les années qui précédèrent la guerre civile, puis combattu avec une bravoure remarquée dans les milices, puis s'est réfugié en France au moment de la défaite de 1939. Alors une fille – son unique enfant – lui est née, Pascualita, et sa femme est morte. Celestino a emmené sa fille avec lui à Paris, qu'il n'a pas quitté depuis. En 1959, elle a vingt ans, et il en a soixante-sept. Celestino, à Paris, vit de ses rentes, qui lui donnent une certaine aisance. Il ne fait rien, que penser ou rêver politique, passant ses journées à lire et à annoter des journaux et des livres, à écrire des articles de politique ou de sociologie qui sont refusés partout, et un ouvrage qui n'avance pas – au côté de Pascualita, qui n'a qu'indifférence et dédain pour les préoccupations ou plutôt l'obsession de son père.
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