Robert Barcia
La véritable histoire de Lutte ouvrière
On dit que le parti a volontiers le goût du secret, le culte de la clandestinité, une dérive idéologique sectaire, une opacité financière qui intrigue. Des rumeurs circulent sans cesse à ce sujet. LO à la solde d’un conglomérat pharmaceutique, LO parti révolutionnaire financé par le capitalisme ? Robert Barcia, une des figures les plus éminentes du parti, a accepté de répondre aux questions de Christophe Bourseiller sur son parti, et il le fait avec franchise et clarté. Il raconte par le menu l’historique de LO depuis sa création pendant la Résistance et les mutations avec les innombrables scissions d’après-guerre entre cellules trotskistes. Pour tout connaître de la cartographie de l’extrême gauche, savoir différencier la LCR, l’OCI ou l’UC, pour être incollable sur la IVe internationale, nous ne pouvons que conseiller ce livre. Également pour tous ceux qui veulent comprendre les fondements idéologiques de LO, parti attaché à une base prolétarienne et ne cachant pas sa visée révolutionnaire.
Vous aimerez aussi
Fier d’être français
Il faut bien que quelqu’un monte sur le ring et dise: « Je suis fier d’être français. » Qu’il réponde à ceux qui condamnent la France pour ce qu’elle fut, ce qu’elle est, ce qu’elle sera: une criminelle devenue vieillerie décadente. Or nos princes, qui devraient la défendre, au lieu de pratiquer la boxe à la française, s’inspirent des lutteurs de sumo! Comment ne pas chanceler dans ces conditions? Et les procureurs de frapper fort. Ils exigent que la France reconnaisse qu’elle les opprime, qu’elle les torture, qu’elle les massacre. Seule coupable! Pas de héros dans ce pays! Renversons les statues, déchirons les légendes. Célébrons Trafalgar et Waterloo, et renions Austerlitz! Ils veulent que la France s’agenouille, baisse la tête, avoue, fasse repentance, reconnaisse ses crimes et, tondue, en robe de bure, se laisse couvrir d’insultes, de crachats, heureuse qu’on ne la « nique » qu’en chanson et qu’on ne la brûle que symboliquement chaque nuit! Il est temps de redresser la tête, de hausser la voix, de monter sur le ring… et de boxer à la française!
Chirac Sakrkozy – Mortelle randonnées
Entre Chirac et Sarkozy, la chasse a commencé. En 2007, l’un des deux adversaires périra politiquement ! Bientôt trente ans ! Ruptures passionnelles, trêves temporaires, alliances de façade. En choisissant Balladur contre Chirac en 1995, Sarkozy a commis un crime impardonnable. Bernadette l’a dit un jour : ” Il a déjà planté une fois son poignard, il le refera. ” Dans cette lutte sans merci pour le pouvoir, tous les coups sont permis, même les plus tordus. Grâce à son ” hold-up ” sur la présidence de l’UMP, Sarkozy a marqué un point face au président, mais il n’a pas encore pris l’Elysée ! Même si la droite n’est pas assurée de remporter les élections en 2007, l’un des deux sera le candidat de l’actuelle majorité. Car, malgré son âge, rien ne dit que Chirac ne décidera pas de se représenter. A moins de trois ans de l’échéance de 2007, de nombreux obstacles pourraient s’opposer à l’irrésistible ascension du petit Nicolas, y compris ceux que Jacques Chirac ne manquera pas de dresser sur son chemin. D’autant que la division de la droite fait le jeu de la gauche…
Conversation avec Bernadette Chirac
Format poche – “J'aimerais que les Français sachent ce qui constitue (…) ma personnalité, qu'ils comprennent que j'ai tenté d'être utile aux autres”. Car, attention, Bernadette Chirac n'est pas l'ombre de son mari, accrochée à son sac à main, mais un être à part entière. Qu'on se le dise. Elle est une femme d'action, de terrain : son engagement dans le combat humanitaire (sa fondation, l'opération Pièces jaunes, son projet de Maisons des adolescents, son travail avec les Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France…) et son implication dans la vie politique locale en Corrèze le prouvent. Cet ouvrage est là pour le rappeler… et pour mieux faire connaître la femme qu'elle est réellement, loin de l'image distanciée et timide qu'en ont fabriquée les médias.
La part d’ombre
Ce livre navigue entre confession et colère. Confession d’un journaliste qui rend des comptes, livre ses doutes et ses contradictions, dit ce que, jusqu’ici, il n’avait pas écrit. Colère d’un citoyen qui, explorant les coulisses d’un règne présidentiel, ses secrets et ses mensonges, se surprend à affronter des valeurs étrangères à la gauche. Il ne s’agit pas ici de l’homme Mitterrand mais d’un système, le mitterrandisme, où les courtisans devancent les militants, où les fidélités priment l’éthique, où l’engagement s’efface devant l’arrangement. Sans en démentir la part de vérité, cette part d’ombre éclaire la cohérence d’une politique convenablement bourgeoise mais, à coup sûr, rien moins que socialiste.

