Paco Ignacio Taibo II
Le rendez-vous des héros
Nestor Roca fait partie des vaincus du Mouvement de 68 de Mexico ; cloué sur un lit d’hôpital, il prépare sa vengeance et une grande révolution populaire. Bien sûr, il est seul, mais il a des alliés fidèles et il leur donne rendez-vous. Pas un ne manquera à l’appel : Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan, Sherlock Holmes (sans Watson), la Brigade légère, Winetou, les Tigres de Malaisie avec Sandokan, Wyatt Earp, les Mau-Mau, Doc Holliday… tous les héros de ses lectures. Avec la même efficacité et le même talent que dans ses romans policiers, Paco Ignacio Taibo Il écrit ici un roman sur la nostalgie, la colère, le désenchantement, la gloire et la fidélité à la lecture.
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Tout en contournant le récif du Panthéon, je ruminais une question que je devais me poser mille et mille fois par la suite, une question que je sentais déjà familière à toutes mes fibres : “Allons! Qu'est-ce qu'il' y a encore? Qu'a-t-il encore inventé?” Oui, telle était la question qui, plus ou moins bien formulée, s'élevait du fond de mon coeur quand je voyais maman serrer les lèvres jusqu'à les vider de toute cou-leur, ou quand papa préludait en public à quelqu'une de ces colères théâtrales qui avaient fait, qui faisaient encore la terreur du clan.
Claude Gueux
Claude Gueux est un court roman de Victor Hugo paru en 1834 et dénonçant les conditions de détention au 19ème siècle, la disproportion des délits et des peines à cette même époque, ainsi que la peine de mort. L'histoire est en partie fondée sur des faits de sa connaissance. Relation allégorique d'un drame individuel, cet ardent plaidoyer contre la peine de mort et contre la prison met à nu le mécanisme de la brutalité sociale qui ne sait répondre à la détresse que par la répression. Avec Claude Gueux, Victor Hugo n' est plus simplement romancier ou poète, il conquiert une place éminente auprès des plus grands orateurs de la Liberté.
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