Jean-Charles Gonthier
Les grandes affaires criminelles de Gironde
Passion meurtrière à Bordeaux, fusillade dans une fabrique de meubles de Talence, massacre de douze jeunes hommes à Saucats. Voilà ces crimes plus ou moins oubliés qui se mêlent ici à des affaires célèbres jugées à Bordeaux.
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Dictionnaire français-argot
Ce n'est pas par hasard que Lermina et Lévêque, dans le sous-titre de leur Dictionnaire thématique français-argot (paru en 1897), précisent que celui-ci est » à l'usage des gens du monde qui veulent parler correctement la Langue Verte « . C'est que parler argot n'est point chose facile ; cela demande temps et talent. Pour éviter les barbarismes qui blessent l'oreille et dénoncent le novice ès langue verte, les auteurs, après avoir procédé à une rapide présentation des différents argots (javanais, cadogan, largonji, loucherbem), proposent plus de 1 500 entrées pour que l'amateur de langue verte puisse jaspiner comme un mec à la redresse. A titre d'exercice, Lermina et Lévêque donnent, en ouverture à leur dictionnaire, une traduction du célèbre » Récit de Théramène « , extrait de Phèdre de Racine. Ce Dictionnaire français-argot est, avec celui de Bruant qui lui est postérieur de quatre ans, l'un des rares exemples de dictionnaire double. En quelque sorte, pour reprendre Jacques Cellard dans son Anthologie de la littérature argotique des origines à nos jours, » le thème et la version, comme dans La Méthode à Mimile d'Alphonse Boudard] « .
Mozart – L’itinéraire libertin
De Mozart on connaît bien sûr l'enfant prodige, l'adolescent rebelle, le génie foudroyé à trente-cinq ans. Mais il en est un autre, plus proche de nous, qu'Eve Ruggieri accompagne tout au long d'un itinéraire sentimental et libertin où l'on découvre son insatiable soif d'amour et de plaisirs. Des premiers émois de l'adolescence, des palpitations de Chérubin, aux jeux érotiques chez la Cousinette : d'une folle passion abusée aux conquêtes musiciennes transposées de l'alcôve aux scènes d'opéra, il n'est de note chez Mozart qui ne chante les feux du cœur et des sens. C'est à cette délicieuse fête intime que vous êtes conviés.
Fier d’être français
Il faut bien que quelqu’un monte sur le ring et dise: « Je suis fier d’être français. » Qu’il réponde à ceux qui condamnent la France pour ce qu’elle fut, ce qu’elle est, ce qu’elle sera: une criminelle devenue vieillerie décadente. Or nos princes, qui devraient la défendre, au lieu de pratiquer la boxe à la française, s’inspirent des lutteurs de sumo! Comment ne pas chanceler dans ces conditions? Et les procureurs de frapper fort. Ils exigent que la France reconnaisse qu’elle les opprime, qu’elle les torture, qu’elle les massacre. Seule coupable! Pas de héros dans ce pays! Renversons les statues, déchirons les légendes. Célébrons Trafalgar et Waterloo, et renions Austerlitz! Ils veulent que la France s’agenouille, baisse la tête, avoue, fasse repentance, reconnaisse ses crimes et, tondue, en robe de bure, se laisse couvrir d’insultes, de crachats, heureuse qu’on ne la « nique » qu’en chanson et qu’on ne la brûle que symboliquement chaque nuit! Il est temps de redresser la tête, de hausser la voix, de monter sur le ring… et de boxer à la française!
Rhinocéros
Rhinocéros est la pièce la plus riche de Ionesco. Elle ne perd rien de l'esprit d'innovation, de provocation, des premières pièces. Comme elles, celle-ci mélange les genres et les tons, le comique et le tragique. Mais l'innovation principale qui s'introduit ici est la réflexion sur l'Histoire, à travers le mythe. La pièce est une condamnation de toute dictature (en 1958, on pense au stalinisme). Ionesco condamne autant le fascisme que le communisme. C'est donc une pièce engagée : «Je ne capitule pas», s'écrie le héros.Le rhinocéros incarne le fanatisme qui «défigure les gens, les déshumanise».