Etienne Bonamy, Gérard Schaller
Petites histoires du 100 mètres et autres disciplines olympiques
Pourquoi existe-t-il deux photos officielles de l’arrivée du 100 mètres aux Jeux de Séoul en 1988 ? Qu’est-il arrivé au sprinter ghanéen Abdul Aziz Zakari dans ses deux finales du 100 mètres ? Connaissez-vous l’Américain Lindy Remigino, le champion olympique du 100 mètres le plus chanceux de l’histoire ? Où a-t-on retrouvé le Japonais Shizo Kanakuri, disparu dans le marathon à Stockholm en 1912 ? Comment Gilda Montenegro, la kayakiste costaricaine, a-t-elle marqué à jamais son sport en 1992 à Barcelone ? Pourquoi la finale du tournoi olympique de football, Belgique-Tchécoslovaquie, en 1920, n’est-elle pas allée à son terme ? Célèbres ou anonymes, ils ont écrit par dizaines la légende des Jeux depuis plus d’un siècle. Une poignée de secondes ou quelques minutes ont changé à jamais leurs vies.
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Un Tour de France de rêve : le récit détaillé et palpitant de vingt étapes historiques (entre 1971 et 2012) racontées par leurs principaux protagonistes. La guerilla Hinault-Fignon en 1984, le duel épique Merckx-Ocana en 1971, l'étrange victoire de Viejo en 1976, la victoire émouvante d'Armstrong à Limoges en 1995 et celle, plus sombre, à Luz-Ardiden en 2003, les péripéties fantasques de Cavendish, la résurrection de Greg Lemond et la victoire tragique de Marco Pantani lors du Tour le plus controversé de l'histoire… : Richard Moore raconte par le détail les coulisses et les petites histoires de quelques- unes des étapes qui ont forgé la légende du Tour de France depuis 1971 et qui en font une course mythique, riche de drames, de scandales, d'héroïsme et d'exploits. Étapes nous fait découvrir les hommes fascinants qui composent le peloton et la complexité des tactiques de course (“Hinault était à la fois Mussolini, Staline et Hitler”, raconte ainsi sa masseuse…).
Le Phénix – Le retour de Bernard Tapie
Alors que Bernard Tapie était en prison, pour avoir truqué un match de l’Olympique de Marseille et surtout pour s’être moqué pendant des années des lois et des magistrats, son fils Laurent, réunissant quelques journalistes, leur avait raconté une histoire à dormir debout : ce n’est pas Tapie qui avait escroqué le Crédit Lyonnais, au début des années 1990, comme tout le monde le disait alors, mais le contraire. Encore une entourloupe de l’homme d’affaires déchu ? Et pourtant, Laurent Tapie avait raison. Le 7 juillet 2008, au terme d’un véritable Everest judiciaire, un tribunal arbitral a condamné sans appel le CDR à verser 285 millions d’euros – auxquels s’ajouteront les intérêts – aux liquidateurs des sociétés de Bernard Tapie, au titre du manque à gagner et du préjudice moral. Non seulement la banque, alors publique, a capté une plus value de près de 2 milliards de francs sur la vente d’Adidas qui aurait dû revenir à celui qui était alors ministre de Pierre Bérégovoy, mais elle l’a en outre mis délibérément en situation de banqueroute, l’empêchant de briguer la mairie de Marseille…
Les 7 plaies du Rugby français
Serge Betsen, ancien joueur adulé en France, craint partout ailleurs, pointe les 7 grands maux qui plombent le rugby français, et les pistes pour replacer le XV de France sur l'échiquier du rugby mondial. Qui mieux que lui, qui a joué des deux côtés de la Manche, a su se remettre en question pour devenir le meilleur flanker du monde et a gardé un oeil aiguisé sur le monde du rugby, pouvait tirer ce signal d'alarme ? Ce livre choc a vocation à faire bouger les lignes d'un sport parfois empêtré dans son conservatisme. Avec le recul et l'indépendance d'esprit qui le caractérisent, le diagnostic de Betsen n'a qu'un but : voir enfin la France soulever la Coupe du Monde. En 2015 ou plus tard…
Les gueux du stade (vie et mort du sport belge)
La Belgique est un pays d’images, de signes et de symboles, où toutes les vérités sont prises nécessairement pour les lanternes. Heureusement, d’ailleurs : cette éprise quotidienne est la condition de son existence. Les belges sont contraints de s’imaginer tels qu’ils ne sont pas : comme des gens « à qui on ne la fait pas », par exemple. Des sceptiques, des finauds, des grands pragmatiques. Alors qu’ils sont ballottés par les évènements et gouvernés par les émotions. Au point que leur mythologie elle-même est sujette à d’infinies variations. Comme pour toutes les nations au XXème siècle, le sport a été en Belgique un puissant constituant mythologique. Mais en vain, le réel, ici, n’a jamais rejoint le fantasme. Au contraire, il s’en est éloigné. Le mythe sportif belge a vécu sa propre vie, à l’écart des réalités nationales. Ce mythe rappelle ces tableaux d’Ensor où tant de personnages s’avancent masqués : la Belgique de 1830 est morte, mais elle continue à grimacer sous le masque des Diables rouges et de quelques champions, de moins en moins nombreux ….

