René Massiga Diouf
Pouvoir et justice en Afrique du Sud et au Togo
Certains pays africains ont très tôt connu et intégré le pluralisme politique et les règles de la compétition électorale. Toutefois, cette précocité du dynamisme politique n’a pas été un élément fondamental pour résoudre les contradictions nées de l’aspiration à de nouvelles offres dans le mode de gestion du pouvoir. La théorie d’une démocratie raciale a annihilé les fondements de la justice politique, comme paradigme pertinent en Afrique du Sud. Le renouveau démocratique a trouvé un net frein devant la détermination d’acteurs politiques à lui trouver des écueils (etchnicisme, clanisme, identité, communautarisme, etc). Au final, les étapes vers la démocratie restent toujours à remonter.
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“”Dans cette recherche, le polyglotte sénégalais Ahmed Khalifa Niasse se donne pour objectif général de faire connaître et sa position sur l’origine du wolof qu’il présente comme un carrefour de langues aussi bien africaines, européennes qu’asiatiques, et le résultat des échanges linguistiques entre le français et ce wolof, deux langues qui vivent ensemble depuis déjà très longtemps au Sénégal. (…) L’étude est bien menée, remarquablement structurée. Elle présente d’abord le peuple wolof, son origine et sa répartition sur le territoire sénégalais. Ensuite la langue wolof pour laquelle elle s’est intéressée tour à tour à l’apparentement linguistique, aux contacts avec les langues environnantes, aux différents parlers. Après un bref rappel des différentes phases d’occupation coloniale du Sénégal, M. Niasse a, par la suite, posé la problématique des héritages linguistiques qui en ont résulté. C’est ainsi qu’il a mis en relief les apports hollandais, portugais, anglais et français au wolof, avant de se consacrer à l’inventaire des emprunts wolof au français, riche de près de mille deux cents (1200) mots relevant de divers domaines de la vie. Un lexique dit étymologique clôt enfin l’étude.””
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