Jean Massin
Robespierre
Comment peut-on aimer Robespierre ? Comment peut-on s’attacher à un homme dont le nom même évoque la Grande Terreur de 1793 ? Si l’opinion courante garde de ce personnage l’image d’un dictateur “juste capable de verser le sang du peuple”, derrière ce masque existe un Robespierre dont le portrait mérite d’être tracé.
Aucun révolutionnaire de 1791 à 1794 n’a eu une popularité aussi continue, aussi profonde, aussi convaincue. Robespierre rêvait d’installer une société fraternelle et il apparaissait, aux heures où tout semblait perdu, comme le visage de l’espérance.
D’“incorruptible”, Robespierre fut transformé par la propagande thermidorienne en dictateur sanguinaire. Monstre ou martyr, il est une figure de la Révolution que Jean Massin, avec toute la rigueur d’un historien, nous permet de reconnaître.
« J’ai à raconter l’histoire du héros d’une épopée ; je n’ai pas oublié pour autant que, nécessaires ou accidentelles, les insuffisances et les erreurs de ce héros ont contribué à faire aussi de son histoire un drame. »
Jean Massin
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