Michael Kimba
Un cercueil pour les caimans
Depuis cinq ans, Bobby Swift et sa femme Noëlle préparent l’arnaque du siècle. Par des techniques brahmaniques, Bobby va simuler la mort. Grâce à la complicité d’Eliot Wicker, l’entrepreneur des Pompes funèbres, il sera enterré vivant, avec deux bouteilles d’oxygène. De quoi tenir jusqu’à ce qu’Eliot et Noëlle viennent le délivrer. Le couple n’aura alors plus qu’à s’envoler jusqu’aux Iles Caïman où, sous une fausse identité, Bobby pourra empocher un magot de deux millions de dollars qui l’attend. Malheureusement, ce scénario parfait repose sur l’un des sentiments les plus fragiles qui soit : la confiance, et rien ne se passe comme prévu…
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Seules les larmes seront comptées
Parvenu à l'heure des bilans, le narrateur, directeur d'hôpital, se souvient que, trente ans auparavant, on avait exhibé devant les étudiants, dans un amphithéâtre déjà vétuste, aujourd'hui disparu, sa mère, presque mourante, un écriteau sur la poitrine. Et d'autres souvenirs reviennent qui font affleurer quelques figures d'Argentins : Gabriel, le kinésithérapeute aveugle, Nicolas, le frère, et même Eva Perón, haranguant du haut d'un tracteur une foule de miséreux. Mais très vite, sur la scène de la mémoire, c'est l'extravagant M. Moralès qui s'impose. Ancien grand couturier, tour à tour avide d'absolu et succombant à l'abjection, il entraîne dans son sillage un cortège d'excentriques. Seul le souvenir de la mère, une femme aux yeux gris, pénétrée de la sagesse des humbles, revient apaiser le tumulte de la mémoire. Et les ombres, enfin, peuvent se dissiper.
Les désarrois de Ned Allen
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