Luis Sepulveda
Le vieux qui lisait des romans d’amour
Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d’El Idilio les accusent à tort du meurtre d’un chasseur blanc, le vieil homme quitte ses romans d’amour – seule échappatoire à la barbarie des hommes – pour chasser le vrai coupable, une panthère majestueuse…
« Il possédait l’antidote contre le redoutable venin de la vieillesse. Il savait lire. » « Il ne lui faut pas vingt lignes pour qu’on tombe sous le charme de cette feinte candeur, de cette fausse légèreté, de cette innocence rusée. Ensuite, on file sans pouvoir s’arrêter jusqu’à une fin que notre plaisir juge trop rapide. » Pierre Lepape, Le Monde
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Le Corbeau avait, l’an dernier, révélé aux Français en avant-première les secrets de Nicolas Sarkozy. La Disparition lève aujourd’hui le voile sur le mystère qui entoure Ségolène Royal. deux chefs-d’oeuvre d’impertinence et de drôlerie, servis par un style irrésistible, et qui ont déjà enchanté des dizaines de milliers de lecteurs et futurs électeurs.
Sept dames de qualité
C’est la première fois qu’un auteur féminin tire de l’oubli combien immérité où elles étaient plongées, des femmes belges en avance sur leur temps. En 1840, une intellectuelle, Irénée Pirmez, apprend le grec et le latin pour instruire ses enfants. Elle se passionne aussi bien pour la vie des saints que pour les tables tournantes chères à Victor Hugo. Isabelle Gérard nous raconte son histoire et celles de six autres “dames de qualité” : Anna Van Doren, Cécile de Meeus, Jane de Launoy, Isabelle Blume, Andrée de Jongh et Colette d’Ursel … toutes aussi passionnantes et intéressantes les unes que les autres.
Vice et Versant
Nuit alpine, nuit câline, nuit d’amour (sur un air connu), telle est la phrase en exergue qui invite à la lecture de Vice et versant., la première des onze nouvelles verticales de ce recueil. En plus du titre, le ton est-il donné pour autant ? C’est plus compliqué que ça… Humour et sensualité seront du voyage, c’est sûr : d’emblée, il s’agit d’étreinte et d’extase. Pourtant, il faudra se méfier des apparences : la roche peut être chaude comme un ventre, alors que déjà la montagne est inquiétante et que, bientôt, elle se montrera impitoyable et cruelle. On ne saurait toutefois la résumer là, quand, plus loin, toute la beauté du monde se retrouve dans un flocon de neige et que, ailleurs, tout l’amour du monde peut tenir à un mousqueton… En Himalaya, en Islande, en Alaska, à Chamonix, au Yosemite, en rocher comme en glace, en paroi ou en pente douce, jusqu’au sommet ou tout au fond d’une crevasse, aujourd’hui peut-être, ou alors hier, sous les traits d’un homme, à travers les yeux d’une enfant, et le plus souvent par la voix d’une femme, dans le rire franc ou le rire jaune, dans l’effroi, le mystère ou dans les larmes, Angélique Prick nous promène sur tous les versants d’une montagne protéiforme.
Vite et bien – Des nouvelles de La Dépêche
À l'occasion des 140 ans de La Dépêche du Midi, Vite et bien, des nouvelles de La Dépêche offre un regard romancé mais réaliste sur l'histoire de ce journal mythique. Nourri de recherches documentaires et d'entretiens avec les «anciens» qu'ils soient ouvriers typographes, rédacteurs en chef ou standardistes, le texte de Michel Mathe offre une traversée d'un siècle et demi d'histoire politique, économique et journalistique du sud-ouest de la France. Ce roman, d'une forme peu conventionnelle, est constitué d'un ensemble cohérent de nouvelles qui se répondent les unes aux autres et s'enchâssent pour dresser un portrait impressionniste mais étonnamment pragmatique de ce vénérable quotidien. Un ouvrage qui prouve, si besoin était, la vitalité sans cesse renouvelée de la Dépêche du Midi, le journal de la démocratie qui renseigne vite et bien.

