Michela Murgia
Accabadora
Dans l’obscurité d’un village sarde, une silhouette drapée d’un châle longe les murs, pénètre dans une maison un instant, puis disparaît tel un mirage. À l’aube, un vieillard agonisant aura enfin trouvé la paix. La dernière mère, L’accabadora a oeuvré. Maria, fille adoptive de Tzia, heurtée par cette coutume, l’interroge. Il est des mystères auxquels seule une mère peut vous initier …
“Quand elle eut refermé la porte, la fillette retint son souffle tel un secret et entendit les pas hâtifs qui s’éloignaient.”
“Comme un souffle, la plume de Michela Murgia balaie une Sardaigne aujourd’hui presque disparue.”
Le Nouvel Observateur
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