- Home
- >
- Bande dessinée
- >
- Bob Morane 23 – Les sortilèges de l’ombre jaune
Henri Vernes, William Vance
Bob Morane 23 – Les sortilèges de l’ombre jaune
Avec ce quatrième volume de la nouvelle série « Le Cycle du Temps », les sortilèges de l’Ombre Jaune ouvrent les portes de l’impossible et poussent Bob Morane à s’aventurer entre la légende et la réalité, dans un monde où la magie transforme hommes et choses en dragons, enchanteurs, fées, philtres, grimoires…
Dans ce royaume de la fantasmagorie, Bob Morane affronte des périls d’autant plus mortels qu’ils sont teints des couleurs de l’irréel.
Vous aimerez aussi
Les excès de la passion
Benoît Travail, un ancien ouvrier agricole est devenu un riche propriétaire viticole. Âpre au gain, jouisseur, il n'aime que sa vigne et les « virées » occasionnelles à Lyon. D'où lui vient sa fortune ? Trafics sur les récoltes ? Gisèle, sa femme, Mariette la belle-sœur délurée et aguicheuse. Cécile, sa fille, secrète, docile, peu expansive. Mais une multinationale va s’implanter dans ce petit milieu viticole. Des Soyeux de Lyon , les Pignet, ont racheté la Rippe qui va devenir « château la Rippe ». Les passions se déchaînent autour de l'argent : grèves, luttes syndicales … Jean Jordan, journaliste et romancier, en sera le témoin.
La grande ceinture
La grande ceinture, ce n’est pas la Corse comme le rêve la petite Frédérique, surtout par un hivers pareil. Juju, ivrogne pittoresque s’y promène pourtant sous un soleil de son imagination. Un gangster traqué fait de Juju son chien fidèle. C’est le début, pour Juju d’une amitié maladroite qui bouleverse sa vie, c’est aussi la découverte d’un certain luxe. Comment réagira-t-il devant ces horizons nouveaux ? Histoire d’hommes , violente et pleine d’humour, La grande ceinture n’en est pas moins toute imprégnée de poésie.
Lettre ouverture à tout le monde
On connaît mon impatience et mon esprit prophétique : il y aura bientôt de cela une bonne dizaine d’années que je prêchai dans le désert une Parole tout à fait incongrue. J’osais « attaquer » le Monde ! Mes amis tremblèrent pour mon courage. Mes non-amis se réjouirent de mon suicide. Comme j’ai, dans le crime, l’esprit de récidive, je décidai de batifoler autour du Monde et de planter à cet animal d’amusantes banderilles. Comment ? Eh bien en écrivant des lettres à n’importe qui (au Roi d’Espagne, à des petites filles, au Pape, à ma concierge, etc.) en prenant bien soin de jouer les obsédés et d’avoir un leitmotiv présent dans toutes mes lettres et qui serait le journal le Monde. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, j’en avais depuis trois mois terminé avec mon exercice et déjà déposé mes fléchettes chez mon éditeur, lorsque Michel Legris expédia sur l’orgueilleux vaisseau amiral de la presse française une héroïque salve (le Monde tel qu’il est) qui sema la panique sur le pont et fit trembler ses mâtures. Partout, dès lors, ce fut comme un grand soupir et l’on entendit même des applaudissements. Enfin le Monde était secoué. Enfin Le Monde vulnéré n’était pas invulnérable. Enfin le désert ou je prêchais naguère se peuplait. Il ne me restait plus qu’à rappliquer avec mes « lettres » et qu’à danser, comme un garnement, autour du Leviathan blessé. Voici mes entrechats et mes pointes. Je danse mon époque, ses mœurs, ses mines, ses modes et ses manies en m’amusant à toujours retomber sur mes pieds. Ou, plutôt, vieil obsédé que je suis, sur les pieds du Monde. Jean Cau.
Un petit bourgeois
Biographie ou roman, l’essentiel (au moins à mon sens) est d’abord affaire de langage, et aujourd’hui qu’on méprise si fort la prose, ce qui s’appelle la prose, il me plaît qu’un de mes cadets, arrivant à maturité, aux lecteurs qui parcourent les livres sans les couper donne d’abord cette leçon de français contemporain, dont il n’y a point de chaire dans nos écoles. Il y a très longtemps qu’on n’a pas écrit ainsi, je veux dire avec cette jeune maîtrise de la phrase, qui fait penser qu’il en va de celle-ci comme des femmes, jamais si belles qu’en négligé.