- Home
- >
- Bande dessinée
- >
- Cœur brulé -T1- Le chemin-Qui-Marche
Cothias - Dethorey
Cœur brulé -T1- Le chemin-Qui-Marche
Après la mort dramatique de l’épervier, Germain Grandpin s’enfonce dans les sombres forêts de la Nouvelle-France à la recherche du chevalier Condor. Et c’est dans l’immensité de cette terre glacée que se déroulent les événements qui vont précipiter le destin des personnages du cycle des 7 vies.
Vous aimerez aussi
Alejo Carpentier – 4 romans et récits
Le Partage des eaux – Chasse à l’homme – Le Siècle des Lumières – Le Recours de la méthode // Recueil d’oeuvres du célèbre écrivain cubain d’origine franco-russe. Alejo Carpentier est le fils de Jorge Julián Carpentier, un architecte français et de Lina Valmont, un professeur de langues russe. Il a 12 ans quand sa famille s’installe à Paris. C’est là qu’il commence à étudier la musicologie. Quand il retourne à Cuba, le jeune homme commence des études d’architecte, qu’il ne terminera pas. Il se consacre au journalisme, mais son engagement à gauche lui vaut un séjour en prison (1928), sous la présidence de Gerardo Machado, avant de l’obliger à s’exiler en France. Il y rencontre les surréalistes, dont André Breton, Paul Éluard, Louis Aragon, Jacques Prévert et Antonin Artaud. Durant ce séjour, il fait plusieurs voyages en Espagne où il développe une fascination pour le baroque. De retour à Cuba en 1939, il poursuit une carrière de journaliste et de chroniqueur de radio. Il assiste à une cérémonie de Santería et s’intéresse à la culture afro-cubaine. En 1943, il est marqué par un séjour à Haïti, durant lequel il visite la forteresse de la citadelle La Ferriere et le palais Sans Souci de Henri Christophe. En 1945 il s’installe à Caracas (Venezuela) où il vivra jusqu’en 1959. Après le triomphe de la révolution cubaine, il revient à La Havane. En 1966 il devient conseiller à l’ambassade de Cuba en France où il résidera jusqu’à sa mort. Il compose plusieurs musiques de films pour la Cuba Sono Film, compagnie liée au Parti communiste de Cuba ..
Tantzor
On m’appelle Tantzor, le Danseur. C’est en Yakoutie qu’ils ont essayé de me tuer pour la première fois. Puis à Tbilissi, et à Moscou. Et j’ai mis longtemps à comprendre ce qu’ils avaient à redouter d’un jeune Géorgien, semblable à des milliers d’autres. Je n’avais rien, je voulais simplement vivre mieux, et peut-être faire fortune. J’ai réussi, d’ailleurs. Sans jamais commettre d’illégalité, en jouant sur le système et les pénuries, en faisant des listes et des listes d’usines et de productions, en les reliant entre elles… Je suis devenu riche dans un pays qui n’a longtemps connu que la contrainte et le vide. Maintenant, j’ai les moyens de les affronter, de les démasquer, de mettre à nu les vieilles haines et les secrets d’un autre temps. Je sais que je danse au-dessus d’un volcan dont je peux réveiller les fureurs. Mais rien ne m’arrêtera. Je le dois à mes parents, à Gogui, au roi des voleurs. Et à Marina, mon amour des Trois-Gares.
Simone Signoret ou la mémoire partagée
Dans la légende du siècle, Simone Signoret joue de multiples rôles : car elle a eu le privilège et le courage de vivre plusieurs vies. Une carrière d’actrice qui la mène de la rayonnante « Casque. d’Or » à la tragique « Madame Rosa »; une grande histoire d’amour avec Yves Montand; un engagement constant dans la vie de la cité. Et la métamorphose des dernières années, la plus impressionnante peut-être : la transformation de cette actrice en écrivain, en romancière. A travers son histoire, c’est une génération tout entière dont l’aventure est contée. Un temps de fêtes, de luttes politiques et d’espoirs brisés. Cette star qui refusait de se prendre pour un monstre sacré était d’abord une grande dame, et pas seulement au cinéma. C’est cette grande dame que Catherine David a rencontrée, le temps d’un déjeuner, un jour de mars 1985. Son corps était amaigri, sa vitalité intacte. Simone Signoret avait accompli son destin. Elle était presque aveugle et la vie lançait ses derniers feux dans ce regard blanchi. Casque d’or était devenue Casque de neige. Sans cette brève rencontre, Catherine David n’aurait pas écrit cette longue lettre adressée à. une femme de passion et de caractère, une femme de notre temps qui a bien vécu.
Seules les larmes seront comptées
Parvenu à l'heure des bilans, le narrateur, directeur d'hôpital, se souvient que, trente ans auparavant, on avait exhibé devant les étudiants, dans un amphithéâtre déjà vétuste, aujourd'hui disparu, sa mère, presque mourante, un écriteau sur la poitrine. Et d'autres souvenirs reviennent qui font affleurer quelques figures d'Argentins : Gabriel, le kinésithérapeute aveugle, Nicolas, le frère, et même Eva Perón, haranguant du haut d'un tracteur une foule de miséreux. Mais très vite, sur la scène de la mémoire, c'est l'extravagant M. Moralès qui s'impose. Ancien grand couturier, tour à tour avide d'absolu et succombant à l'abjection, il entraîne dans son sillage un cortège d'excentriques. Seul le souvenir de la mère, une femme aux yeux gris, pénétrée de la sagesse des humbles, revient apaiser le tumulte de la mémoire. Et les ombres, enfin, peuvent se dissiper.