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Flore Hazoumé
Je te le devais bien…
Le présent récit, qui charrie les souvenirs doux-amers de ma mère – des souvenirs plus souvent amers que doux raconte par petites touches mes parfums d’enfance. Dans mon imaginaire de petite fille, ces parfums avaient les senteurs du jardin d’Eden. Toutefois, la grande Histoire nous a éclaboussés, ma mère, ma famille et moi. Tels des anges déchus, nous nous sommes retrouvés sans transition, non en enfer, mais dans ce monde où les espoirs piétinés hurlent si silencieusement qu’ils en deviennent inaudibles et finissent dans l’abîme de l’oubli…
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The New York Times