Victor Sabardin
La cité des chiens
Il faut le courage du fou pour prendre le risque d’une écriture qui ne cherche pas à plaire. Une écriture qui transporte la réflexion au plus profond de nos oublis et qui sans doute réveille la peur salvatrice de nos interrogations. Ce livre parle et nous parle sans cesse de notre folie ordinaire dans ce microcosme en mouvement que nous croyons être le centre du monde. Il n’y a ni nostalgie ni prétention intellectuelle dans les propos de Victor Sabardin, mais un cri au milieu d’une foule sans voix.
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Celestino Marcilla, Madrilène de famille bourgeoise, a milité à gauche pendant les années qui précédèrent la guerre civile, puis combattu avec une bravoure remarquée dans les milices, puis s'est réfugié en France au moment de la défaite de 1939. Alors une fille – son unique enfant – lui est née, Pascualita, et sa femme est morte. Celestino a emmené sa fille avec lui à Paris, qu'il n'a pas quitté depuis. En 1959, elle a vingt ans, et il en a soixante-sept. Celestino, à Paris, vit de ses rentes, qui lui donnent une certaine aisance. Il ne fait rien, que penser ou rêver politique, passant ses journées à lire et à annoter des journaux et des livres, à écrire des articles de politique ou de sociologie qui sont refusés partout, et un ouvrage qui n'avance pas – au côté de Pascualita, qui n'a qu'indifférence et dédain pour les préoccupations ou plutôt l'obsession de son père.
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