Victor Sabardin
La cité des chiens
Il faut le courage du fou pour prendre le risque d’une écriture qui ne cherche pas à plaire. Une écriture qui transporte la réflexion au plus profond de nos oublis et qui sans doute réveille la peur salvatrice de nos interrogations. Ce livre parle et nous parle sans cesse de notre folie ordinaire dans ce microcosme en mouvement que nous croyons être le centre du monde. Il n’y a ni nostalgie ni prétention intellectuelle dans les propos de Victor Sabardin, mais un cri au milieu d’une foule sans voix.
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Dans le petit milieu littéraire, seules deux ou trois choses comptent vraiment : les pages que l'on noircit, les femmes que l'on séduit, l'argent que l'on amasse. Le tout en évitant les pannes. Francis a eu tout cela, du temps où il était un auteur à succès. Mais la roue a tourné, la gloire a déserté et, en attendant une improbable réédition, il ne lui reste plus guère que les femmes, la sienne mais surtout celles des autres. Il s'y jette donc à corps perdu, abuse du sexe en général et de celui de Nicole, la femme de son meilleur ami, en particulier.
Les dieux ont soif
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