- Home
- >
- Récit/Témoignage
- >
- La mort de Lara
Thierry Consigny
La mort de Lara
A la piscine, vers cinq heures et demie, Lara a dit qu’elle avait froid, ce qui était rare de sa part. Il faisait encore extrêmement chaud. Elle s’est mise dans une serviette bleue et rouge, avec ses brassards qui faisaient volume sous la serviette. Son père l’a regardée en pensant qu’elle avait l’air d’un ange. Mais pas d’un petit ange angélique, elle avait froid, les cheveux mouillés, un air grave. C’est la dernière fois qu’il l’a vue avant l’accident.
Vous aimerez aussi
Le Harem
El Haram. Sanctuaire inviolable, mystère interdit à l’infidèle. Du Bordelais où elle découvre l’Orient à travers des photos, Gabrielle ira jusqu’au désert en fleurs, au cœur de l’Islam, pour retrouver cette merveille de bassins et de verdure, les jardins du harem. Royaume interdit à l’image des amours de Gabrielle. Impossible liberté qui s’enferme dans un bonheur sans issue. Entre Igor et Gabrielle, ce fut le coup de foudre. Avec Perle, la passion comme une escapade. Pour tous les trois l’éblouissement, la lumière de l’amour partagé… Gabrielle, Igor et Perle… Pour ne pas se faire de mal, il leur a certes fallu du génie ! Ou de l’amour tout simplement. Amours défendues, dont il faudra payer le prix… Un roman dont la puissance d’évocation n’a d’égal que la volupté des mots.
Le cœur qui cogne
Douze ans après la mort du fils aîné, parents, enfants et petits-enfants Dauzan se retrouvent au Rivier, la maison familiale qui fut le théâtre de leur bonheur… avant. Au jeu des tendresses que chacun veut croire possibles encore, tous se heurtent, s’évitent, se rejoignent avec tant d’espoir mais aussi tant de maladresse que, parfois, le cœur cogne à faire très mal. Le Cœur qui cogne est un roman tendu, émouvant. chaque phrase, chaque mot est à sa manière un indicible et farouche appel au secours. on y retrouvera toute la violence contenue, la passion et la sensibilité des romans d’Yves Navarre. La tendresse, ici, est un hasard à double tranchant.
Institutrice au coeur du siècle
1943 : ” Dans ma classe, cet octobre-là, trois petits garçons portaient, sur leur vêtement, l’étoile jaune. Un matin, une femme de service, affolée, vint me prévenir que “”la Gestapo était dans le bureau du directeur”. La Gestapo était devenue le symbole de la terreur. Par le gymnase dont je possédais la clé, j’ai fait passer les trois petits garçons dans la cour de l’école des filles … ” Pupille de la nation, Alix Lataillade débute à dix-neuf ans, dans une petite commune bordelaise, une vie d’institutrice formée dans la tradition Jules Ferry. Mais au coeur du siècle, les événements se précipitent : l’école devient un refuge où les orphelins de la guerre civile espagnole retrouvent le goût de vivre. Plus tard, dans le Vincennes de l’Occupation, la jeune femme devra non seulement égayer et protéger ses élèves, mais aussi ses enfants, car un mari enrôlé dans ” l’armée des ombres ” la laisse sans nouvelles, sans argent, et lui fait courir des risques insensés. Au courage ordinaire, celui de tous les jours, elle ajoute une participation active à la Résistance. Comment le grand amour d’un chirurgien allemand qui dirige depuis Paris la Résistance hongroise lui permettra-t-il d’échapper à Auschwitz ? Une fois encore, la réalité dépasse la fiction.
Un seul ennui, les jours raccourcissent
Elle est belle, Lison, blonde aux yeux gris. La vie lui sourit. Et pourtant, elle doute, elle craint.. C’est que, soudain, à quarante ans, elle découvre qu’elle a tout à apprendre, à réapprendre. Sur un coup de cœur, elle vient d’épouser Claude, diplomate à Helsinki, mais le connaît-elle? Elle les aime, ses trois enfants, nés d’un premier mariage, mais pourquoi la regardent-ils ainsi, avec d’autres yeux ? Elle-même, qui est-elle aujourd’hui ? Et puis il y a cette Finlande… où les jours et les nuit jouent à être trop brefs ou trop longs, où d’étranges fêtes païennes saluent la venue de l’été… Avec, en contrepoint, la vie mondaine des ambassades. Et, le temps d’une nuit, Swen, rugueux et tendre…

