Roland Habersetzer
La parure du guerrier
Le Cercle Rhénan Karaté n’est pas un club sportif comme les autres. Derrière Philippe, l’entraîneur, les karatékas y cherchent passionnément autre chose qu’une technique de combat à main nue. Mais Dominique, l’élu, saisira-t-il le message de paix contenu dans l’art enseigné par son Maître? Comprendra-t-il que nul n’est digne de recevoir s’il n’est capable de donner? Et que ce qui compte, ce n’est pas la volonté de paraître mais la soif d’être? Il y a une porte, étroite, au-delà de la violence, qui mène à l’amour des autres. Mais pourquoi Brigitte est-elle venue troubler l’harmonie entre le Maître et le disciple?
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Parvenu à l'heure des bilans, le narrateur, directeur d'hôpital, se souvient que, trente ans auparavant, on avait exhibé devant les étudiants, dans un amphithéâtre déjà vétuste, aujourd'hui disparu, sa mère, presque mourante, un écriteau sur la poitrine. Et d'autres souvenirs reviennent qui font affleurer quelques figures d'Argentins : Gabriel, le kinésithérapeute aveugle, Nicolas, le frère, et même Eva Perón, haranguant du haut d'un tracteur une foule de miséreux. Mais très vite, sur la scène de la mémoire, c'est l'extravagant M. Moralès qui s'impose. Ancien grand couturier, tour à tour avide d'absolu et succombant à l'abjection, il entraîne dans son sillage un cortège d'excentriques. Seul le souvenir de la mère, une femme aux yeux gris, pénétrée de la sagesse des humbles, revient apaiser le tumulte de la mémoire. Et les ombres, enfin, peuvent se dissiper.
Destins
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