Molière
L’Avare
«Il faut manger pour vivre, et non pas vivre pour manger», telle est la devise d’Harpagon. Point d’excès en sa maison : il veille à la dépense et compte ses écus.
Avare impénitent, il préfère encore son or au bonheur de ses enfants. C’est décidé : il mariera son fils à une riche veuve et donnera sa fille à un vieillard qui accepte de l’épouser sans dot. Dès lors, ruse et détermination suffiront-elles à déjouer les plans de l’horrible barbon?
Face à l’appât du gain, les liens familiaux sont mis à rude épreuve dans une comédie riche en coups de bâton, surprises et quiproquos.
– Molière ou le rire dans tous ses états
– Des repères sur le théâtre et la société du 17ème siècle (l’argent, le costume, le mariage, la mode) et un éclairage sur la langue classique
– Etc.
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La morale occupe une place centrale dans l’oeuvre de Diderot et dans Le Neveu de Rameau. La morale a un double sens: les moeurs, les opinions et les comportements valorisés dans une société et la science des moeurs. À côté des études savantes ou apologétiques (religieuses), la satire offre un moyen pour comprendre les normes et les valeurs morales, en dénonçant leur transgression par des vicieux. Le Neveu de Rameau est une « satyre ». L’article analyse le genre de satire qu’est ce dialogue. Il apparaît que si d’un côté c’est Lui, le vicieux qui est la cible de la satire, de l’autre c’est lui qui fait la satire d’un milieu social qui nie les valeurs de la morale commune.
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