Françoise Sagan
Le chien couchant
Le soir, sa journée de comptable terminée, Guéret rentre chez lui par les rues tristes de cette ville du Nord, suivi par un drôle de chien bâtard qui lui emboîte le pas jusqu’à sa pension. Le jeune homme attend et redoute à la fois le moment de retrouver Mme Biron, sa logeuse, une femme dure et hostile, au passé douteux, qui n’a pour lui qu’indifférence et mépris. Or, un jour, par malentendu – un crime et un vol de bijoux ont été commis dans la région -, Mme Biron va prendre son banal locataire pour ce qu’il n’est pas. Pourquoi Guéret accepte-t-il de passer pour un criminel ? Pourquoi ce jeu sinistre ? Que désire-t-il chez cette femme ? Sa confiance, son amitié, son corps ? Jusqu’où cette comédie mènera-t-elle Guéret ? Le chien couchant, lui, semble le savoir, mais les chiens ne parlent pas.
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En avril 1921, Suzanne Pasquier est une actrice de théâtre reconnue à Paris. Elle dévoue sa vie à la scène et travaille avec Éric Vidame, un metteur en scène de talent et novateur d’un petit théâtre de la rue des Carmes, pour lequel elle éprouve une admiration ambiguë. Belle et courtisée, Suzanne ne manque pas d’admirateurs, dont notamment les trois jeunes frères Baudoin, qui par un heureux hasard vivent dans le village natal du père du clan Pasquier, Raymond, dans le Val-d’Oise. À la suite de la déception de ne pas se voir attribuer, par Vidame, un rôle qu’elle ambitionnait, Suzanne accepte finalement la proposition de l’ainé des Baudoin, Philippe, de venir passer quelque temps dans leur maison de Nesles-la-Vallée. Toute la famille Baudoin lui fait les honneurs d’une princesse, sans pour autant changer son style de vie simple et chaleureux …
Destins
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Parvenu à l'heure des bilans, le narrateur, directeur d'hôpital, se souvient que, trente ans auparavant, on avait exhibé devant les étudiants, dans un amphithéâtre déjà vétuste, aujourd'hui disparu, sa mère, presque mourante, un écriteau sur la poitrine. Et d'autres souvenirs reviennent qui font affleurer quelques figures d'Argentins : Gabriel, le kinésithérapeute aveugle, Nicolas, le frère, et même Eva Perón, haranguant du haut d'un tracteur une foule de miséreux. Mais très vite, sur la scène de la mémoire, c'est l'extravagant M. Moralès qui s'impose. Ancien grand couturier, tour à tour avide d'absolu et succombant à l'abjection, il entraîne dans son sillage un cortège d'excentriques. Seul le souvenir de la mère, une femme aux yeux gris, pénétrée de la sagesse des humbles, revient apaiser le tumulte de la mémoire. Et les ombres, enfin, peuvent se dissiper.
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