Bruno Poissonnier
Le dernier voyage
Raymond est marinier; veuf et solitaire il parcourt les canaux au gré des chargements qui sont confiés à son bateau, le Gueule d’amour, magnifique péniche des années 30. Ce jour-là, à la Bourse de Conflans, il a accepté un fret précieux et bien payé devant deux frères propriétaires de bateaux neufs et rapides. En route avec son chargement pour Arles, au gré des difficultés du voyage, orages et mauvais tours joués par ses deux concurrents, aiguillonné par l’orgueil d’arriver à temps pour sa livraison, il revoit sa vie le long des canaux avec sa femme et son fils, dont il ne sait plus rien, une vie qu’il va finir à la barre. L’auteur de ce roman sensible et émouvant, hors des modes, va à l’essentiel avec une tendresse palpable pour son protagoniste et un grand talent pour raconter les paysages naturels et humains.
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Boule de suif
Pendant l'hiver, 1870-71, durant la guerre franco-prussienne, la ville de Rouen (Normandie) est envahie par les Prussiens. Pour fuir l'occupation, dix personnes prennent la diligence de Dieppe : un couple de commerçants, un couple de bourgeois, un couple de nobles, deux religieuses, un démocrate et enfin la jeune Boule de suif.
Vice et Versant
Nuit alpine, nuit câline, nuit d’amour (sur un air connu), telle est la phrase en exergue qui invite à la lecture de Vice et versant., la première des onze nouvelles verticales de ce recueil. En plus du titre, le ton est-il donné pour autant ? C’est plus compliqué que ça… Humour et sensualité seront du voyage, c’est sûr : d’emblée, il s’agit d’étreinte et d’extase. Pourtant, il faudra se méfier des apparences : la roche peut être chaude comme un ventre, alors que déjà la montagne est inquiétante et que, bientôt, elle se montrera impitoyable et cruelle. On ne saurait toutefois la résumer là, quand, plus loin, toute la beauté du monde se retrouve dans un flocon de neige et que, ailleurs, tout l’amour du monde peut tenir à un mousqueton… En Himalaya, en Islande, en Alaska, à Chamonix, au Yosemite, en rocher comme en glace, en paroi ou en pente douce, jusqu’au sommet ou tout au fond d’une crevasse, aujourd’hui peut-être, ou alors hier, sous les traits d’un homme, à travers les yeux d’une enfant, et le plus souvent par la voix d’une femme, dans le rire franc ou le rire jaune, dans l’effroi, le mystère ou dans les larmes, Angélique Prick nous promène sur tous les versants d’une montagne protéiforme.
Servitude et Grandeur militaires
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Le sortilège malais
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