Thierry Wolton
Le KGB en France
“Farewell” : c’est le titre d’un dossier ultrasecret dont François Mitterrand prend connaissance un jour de juin 1981. Mais “Farewell” c’est avant tout le nom de code d’un très haut responsable du KGB qui est devenu l’un des espions les plus importants de ce siècle en passant au service de la Direction de la surveillance du territoire (DST). Grâce à “Farewell”, la France a pu expulser quarante-sept “diplomates” soviétiques en 1983. Grâce à “Farewell”, une centaine d’espions de Moscou ont été découverts dans le monde entier. Jamais ce secret explosif n’avait été révélé ! Thierry Wolton dresse ici le tableau stupéfiant et exhaustif des méthodes utilisées par les services de renseignements soviétiques, à travers des dizaines d’histoires vraies et des centaines d’anecdotes puisées aux meilleures sources.
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Mourir peut-être
Le récit d'une expédition ethnologique conduite au coeur de la selva “” brésilienne, dans l'espoir d'entrer en contact avec une tribu indienne particulièrement sauvage et violente qui n'a jamais cédé, même aux gestes d'amitié. Cette expédition a pour devise : “Mourir peut-être ; tuer, jamais”. Les hommes installent donc leur campement au bord d'une rivière, en pleine forêt vierge et, décidés à ne jamais se servir de leurs armes quoi qu'il arrive (sauf pour chasser le gibier), ils se contentent de disposer, bien en vue sous les arbres, des cadeaux pour attirer les Indiens. Comment ceux-ci cernent le camp de leurs clameurs guerrières et de leurs volées de flèches, comment chacun des hommes de l'expédition réagit dans ces circonstances critiques, comment peu à peu, grâce à la patience et à l'intelligence de leur chef, une négociation amicale succède à l'affrontement cruel, c'est ce que Ferreira de Castro nous raconte dans un récit où alternent la description colorée des lieux et des événements, la réflexion sur le destin de l'homme et un authentique “” suspense “”, qui tient le lecteur en haleine de bout en bout.
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Silence, on ment
En apparence, tout oppose Richard Tessler, l’animateur vedette de Canal Première, qui manie la langue comme une arme de combat, et Hassan Elgann, l’ailier droit de l’équipe de France de foot, le crâne rasé, le verbe rare, soudé à son clan familial dans le 93. En apparence, seulement. Ces deux fauves ont au moins un rêve en commun : Delphine, blonde aux jambes affolantes, aussi cynique que Tessler dont elle ne fera qu’une bouchée. En la raccompagnant chez elle, Richard est témoin d’une émeute au cours de laquelle un enseignant se fait molester puis tombe dans le coma. La police cherche les responsables et surtout le commanditaire. Richard sera-t-il impliqué ? La bluette entre happy few des plateaux télé vire alors à la série noire. Chacun voit son passé resurgir. On découvre, aupassage, que tout le monde ment. Et se ment. Tessler a effacé toutes les traces de ses origines, le clan Elgann flirte avec le banditisme, Delphine est une manipulatrice hors pair. Mais, au juste, qui manipule qui ?
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A travers les aventures de Marc Tourneuillerie, patron de la plus grande banque européenne, ce roman est la satire la plus féroce, la plus drôle et la plus efficace que l’on ait jamais écrite sur le monde capitaliste actuel. On y découvre la vie d’un établissement financier où la soif d’argent et de pouvoir s’habille des atours de la rationalité gestionnaire. On y évolue dans les milieux de l’élite économique et de la jet-set internationale entre Paris, Londres, New York, Davos, Tokyo… On y vit dans les paradis artificiels de la drogue, les images artificielles d’Internet, la bulle artificielle des fortunes éphémères, le temps artificiel du décalage horaire, le sexe artificiel des fantasmes délirants. Bienvenue dans le monde merveilleux du capitalisme à ciel ouvert !

