François Lelord
Le nouveau voyage d’Hector
Hector, jeune psychiatre un peu naïf, semblait avoir trouvé au cours de ses précédents voyages les clés du bonheur et les secrets de l’amour… Mais, autour de lui, les gens continuent de se tracasser, cette fois-ci à propos du temps. Entre ceux et celles qui s’inquiètent du temps qui passe trop vite, ceux qui remettent les grandes décisions à plus tard pour s’apercevoir un jour qu’il est trop tard, les toujours pressés, et puis tous ceux qui voudraient rester éternellement jeunes.
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Traduits dans le monde entier, Les Rois maudits ont remporté un succès exceptionnel et sont considérés comme un des modèles contemporains du roman historique.
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Parvenu à l'heure des bilans, le narrateur, directeur d'hôpital, se souvient que, trente ans auparavant, on avait exhibé devant les étudiants, dans un amphithéâtre déjà vétuste, aujourd'hui disparu, sa mère, presque mourante, un écriteau sur la poitrine. Et d'autres souvenirs reviennent qui font affleurer quelques figures d'Argentins : Gabriel, le kinésithérapeute aveugle, Nicolas, le frère, et même Eva Perón, haranguant du haut d'un tracteur une foule de miséreux. Mais très vite, sur la scène de la mémoire, c'est l'extravagant M. Moralès qui s'impose. Ancien grand couturier, tour à tour avide d'absolu et succombant à l'abjection, il entraîne dans son sillage un cortège d'excentriques. Seul le souvenir de la mère, une femme aux yeux gris, pénétrée de la sagesse des humbles, revient apaiser le tumulte de la mémoire. Et les ombres, enfin, peuvent se dissiper.
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