Thierry Souccar, Isabelle Robard
Santé, mensonges et propagande
Trois ans d’enquête pour ce livre accusateur ! Les auteurs dénoncent les pratiques des multinationales de l’agroalimentaire, relayées par les instances gouvernementales. Ils s’attaquent à ces conseils nutritionnels devenus vérités premières : «les laitages renforcent la solidité des os», «pour maigrir, il faut diminuer les graisses», «les vitamines sont dangereuses». Ils mettent en lumière les intérêts privés, le poids des lobbies, le rôle de la publicité, le retard réglementaire français. Ils proposent une alternative nutritionnelle mais aussi un cadre susceptible de garantir, dans l’avenir, l’indépendance de l’information médicale. «Ce livre illustre bien la dérive liée à la non-indépendance d’experts dotés par ailleurs d’un pouvoir exorbitant.» Paul Lannoye, député européen «Le sujet de ce livre est extrêmement important et il est formidable que cette question soit soulevée en France. Je suis persuadé que cet ouvrage aura un impact.» Pr Walter Willett, président du département Nutrition de l’école de Santé publique de Harvard «Ce livre clair et précis réussit à déclencher un système de “rétrocontrôle” qui sera bénéfique à l’ensemble du monde nutritionnel.» Dr Marvin Edeas, président de la société française des Antioxydants.
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Nous nous sommes tant … haïs
Entre la dissolution de 1997 et l'élection présidentielle de 2002, que s'est-il passé à droite ? Jacques Chirac, candidat à l'élection présidentielle pour la quatrième fois, en est redevenu le «leader naturel». Mais cet état des lieux est trompeur. Depuis la déroute de juin 1997, de profonds changements ont affecté la droite, ou plutôt les droites. 1997-2002. Cinq années qui ont vu des partis s'affaisser, d'autres se créer. Et des hommes contester l'autorité d'un président de la République affaibli par la plus longue cohabitation de la Ve République. Les personnages de cette histoire : François Bayrou, Alain Madelin, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy ou Charles Pasqua, se sont affrontés, haïs… Certains se sont révélés, d'autres se sont effacés. Et Jacques Chirac, dont on annonçait la disparition politique à l'issue de la dissolution manquée, apparaît plus incontournable que jamais.
Les otages du président
“… Dans cette valise, il y a une bombe atomique de dix kilotonnes. Prête à exploser !” s’écria un intendant. Le président de la République française laissa son discours en suspens. Il s’appuya lourdement sur la table, sa main droite agrippant le micro devant lui. Ses yeux, brillant d’un éclat fixe, firent le tour de la salle de conférences et s’arrêtèrent sur une place vide, celle du secrétaire général du parti communiste soviétique. A sa droite, le président des États-Unis stupéfait ; “Vous ne voulez pas croire au terrosrisme nucléaire. eh bien. Nous y voilà pourtant”.
Le pouvoir pâle – Ou le racisme sud-africain
L’apartheid était une politique dite de « développement séparé » affectant des populations selon des critères raciaux ou ethniques dans des zones géographiques déterminées. Il fut conceptualisé et introduit à partir de 1948 en Afrique du Sud par le Parti national, et aboli le 30 juin 1991. La politique d’apartheid se voulait l’aboutissement institutionnel d’une politique et d’une pratique élaborée en Afrique du Sud depuis la fondation par la Compagnie néerlandaise des Indes orientales de la colonie du Cap en 1652. Avec l’apartheid, le rattachement territorial (puis la nationalité) et le statut social dépendaient du statut racial de l’individu. L’apartheid a également été appliqué de 1959 à 1979 dans le Sud-Ouest africain (actuelle Namibie), alors administré par l’Afrique du Sud.
L’impossible défaite
Il avait tout pour gagner : un bilan respecté, une crédibilité reconnue, un adversaire affaibli. En soixante jours de campagne électorale, Lionel Jospin a pourtant tout perdu. Et son échec a provoqué le plus grand séisme politique et institutionnel de la Cinquième République. Que s’est-il passé ? L’impossible défaite est d’abord le récit d’une aventure électorale ratée, vécue de l’intérieur au plus près de ses animateurs. Denis Pingaud a eu un accès privilégié au cœur des réunions et des décisions qui, de juin 2001 à avril 2002, ont conduit à cette défaite historique. L’impossible défaite est aussi l’analyse d’une responsabilité. Celle d’une gauche de gouvernement qui n’a pas compris que la fracture sociale, la vraie, oppose désormais la France d’en haut à la France d’en bas.

