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Mamadou Badara Seck
Une missive pour Birima – Pour que notre peuple se relève enfin !
Ce texte est une oscillation permanente entre la linéarité récitative du journal intime et le foisonnement luxuriant de la polyphonie romanesque. Cette lettre, adressée à un ami sans doute à jamais enseveli dans les fonds marins de la Méditerranée, est aussi, paradoxalement, un cantique d’espérance. Le texte a enfin le mérite de faire sauter aux yeux le lien direct entre la gouvernance désastreuse des dirigeants africains et le suicide collectif de sa jeunesse au large des côtes européennes.
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