Guillemette Faure
American dream
Pourquoi les chaînes de télé passent-elles leurs meilleurs épisodes en novembre et en mai ? Le macaron supplantera-t-il le cupcake dans le coeur des New-Yorkais ? 30 % des projets de Google finissent-ils vraiment à la poubelle ? Que reste-t-il aujourd’hui de la Nouvelle-Orléans ? Des séries télé à la technologie, l’Amérique nous bombarde de fantasmes… Mais la connaît-on vraiment ? De A comme “Air Force One” à Z comme “Zip Code”, ce dico rock, qui compile les grandes références de l’American way of life est un outil indispensable pour comprendre de l’intérieur l’Amérique d’aujourd’hui.
Vous aimerez aussi
Derrière la grille
Maude a 3 ans lorsque son père l’enferme pour la première fois. Pendant quinze ans, elle va vivre cloîtrée dans la lugubre bâtisse familiale sans jamais aller à l’école, sans aucun contact avec l’extérieur. L’embrigadement est extrême car le patriarche veut faire de sa fille une « supra-humaine ». Elle doit apprendre à surmonter la peur, les privations, la douleur, la solitude… Des années après, Maude comprendra que son père, haut dignitaire d’une obédience maçonnique, avait échafaudé un projet vertigineux dans lequel elle tenait le rôle central. Comment se défaire d’une telle emprise et trouver la force de se construire ? Lorsqu’elle a 18 ans, Maude réussit à quitter la prison, puis, au terme d’un long travail, à conquérir sa liberté.
L’écologie en bas de chez moi
« Un voisin durable, c’est un voisin qui trie ses déchets et me surveille pour que j’en fasse autant. Une amitié durable, c’est une amitié où l’on ne met pas en danger l’avenir de la planète, même en paroles. On évite d’aborder les sujets qui fâchent. On gobe le discours moralisateur avec le sourire. On accepte l’opportunisme marchand en ouvrant son portefeuille. On se garde de penser sans gourou, sans nounou. On se retient. Ce livre raconte comment je ne me suis pas retenu ». Iegor Gran explore, dans un style décapant, les limites de l’amitié et les contradictions de l’idéologie écologique.
Le mal français
Le Mal français est un essai politique et sociologique d’Alain Peyrefitte publié à la fin de l’année 1976. Peyrefitte se demande dans l’introduction « pourquoi ce peuple vif, généreux, doué, fournit-il si souvent le spectacle de ses divisions et de son impuissance ? ». L’auteur s’insurge contre plusieurs maux français qui forment une sorte de maladie, un « Mal » français : les règles tatillonnes de l’administration, l’excès de bureaucratie, la centralisation, le manque de confiance des entrepreneurs, un État trop dirigiste, etc. Il souhaite de profondes réformes administratives, politiques et sociales, en fustigeant la « société bloquée » française et le pessimisme ambiant. Ce livre connaît un très grand succès de librairie, avec un million d’exemplaires vendus.
Les fleurs de Tarbes ou la terreur dans les lettres
« L’auteur voudrait découvrir s’il n’existerait pas, des mots au sens et du langage brut à la pensée, des rapports réguliers et à proprement parler des lois – dont la littérature évidemment tirerait grand profit […] C’est à de telles lois en effet que se réfère ouvertement tout écrivain, sitôt qu’il juge et tranche […] Ainsi les linguistes et métaphysiciens ont-ils soutenu tantôt (avec les Rhétoriqueurs) que la pensée procédait des mots, tantôt (avec les Romantiques et Terroristes) les mots de la pensée – toutes opinions apparemment fondées sur les faits, patientes, savantes, et néanmoins si lâches et contradictoires qu’elles donnent un grand désir de les dépasser. L’art que j’imagine avouerait naïvement que l’on parle, et l’on écrit, pour se faire entendre. Il ajouterait qu’il n’est point d’obstacle à cette communion plus gênant qu’un certain souci des mots. Puis, qu’il est malaisé de persécuter ce souci une fois formé, quand il a pris allure de mythe ; mais qu’il est expédient au contraire de prendre les devants et l’empêcher de naître. »

