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John Locke
Essai sur l’entendement humain
L’Essai sur l’entendement humain de John Locke (1632-1704) fait partie des très grands livres qui ont modelé le visage de la philosophie occidentale. Paru en 1689, l’ouvrage a été publié en traduction française en 1700. Il est au point de rencontre de deux grands siècles de philosophie : ancré dans les concepts et les débats de l’âge classique, il marque aussi un moment de rupture dans la manière de faire de la philosophie et met au jour de nouvelles questions que les auteurs du XVIIIe siècle n’auront de cesse d’explorer.
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La réflexion suit un cheminement qui part de Dieu pour aboutir à la liberté et la béatitude. Son projet relève ainsi de la philosophie pratique car le philosophe invite l’homme à dépasser l’état ordinaire de servitude vis-à-vis des affects pour s’émanciper et à connaître le bonheur au moyen d’une connaissance véritable de Dieu, identifié à la nature, et de la causalité. Il récuse la notion de libre arbitre, conjuguant un déterminisme causal intégral et la possibilité de la liberté.
Le texte est réputé d’un abord difficile en raison de son écriture qui s’apparente davantage à un traité mathématique à la manière des Éléments d’Euclide qu’à un essai littéraire. Comme son titre complet l’annonce, l’Éthique se veut « démontrée suivant l’ordre des géomètres », c’est-à-dire à la manière des mathématiques.
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