Alexandre Torquet
La Princesse au cobra
1813. En Espagne, l’armée anglo-portugaise a terrassé les forces de Napoléon. Un groupe de guerriers nubiens a rejoint les Alliés. A leur tête, une jeune femme prend part à la fureur des combats avant de tomber sous les balles des Français : c’est la princesse Mariam. Désespérée, pendant des jours et des jours, Bérénice, sa mère, reine chrétienne et héritière des derniers pharaons, va errer sur les champs de bataille pour retrouver le corps de sa fille. Mais Mariam a-t-elle réellement perdu la vie ? N’aurait-elle pas rejoint son père, Hervé de Kernaonet, chirurgien personnel de Napoléon ? Est-ce elle, ou son fantôme, qui, durant la campagne de France, poursuivra l’Empereur de sa haine, avec la volonté farouche de l’assassiner ?
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Histoire de l’ascension infernale d’Évariste Gamelin, jeune peintre parisien, engagé dans la section de son quartier du Pont-Neuf, Les dieux ont soif décrit les années noires de la Terreur à Paris, entre les ans II et III. Farouchement jacobin, fidèle entre les fidèles de Marat et Robespierre, Évariste Gamelin finira par être nommé juré au tribunal révolutionnaire. La longue et implacable succession des procès quotidiens de plus en plus expéditifs (à partir de la loi de prairial en particulier) entraîne cet idéaliste dans une folie qui le coupera de ses proches et précipitera sa propre chute à la suite de son idole Robespierre, au lendemain du 9 Thermidor.
Seules les larmes seront comptées
Parvenu à l'heure des bilans, le narrateur, directeur d'hôpital, se souvient que, trente ans auparavant, on avait exhibé devant les étudiants, dans un amphithéâtre déjà vétuste, aujourd'hui disparu, sa mère, presque mourante, un écriteau sur la poitrine. Et d'autres souvenirs reviennent qui font affleurer quelques figures d'Argentins : Gabriel, le kinésithérapeute aveugle, Nicolas, le frère, et même Eva Perón, haranguant du haut d'un tracteur une foule de miséreux. Mais très vite, sur la scène de la mémoire, c'est l'extravagant M. Moralès qui s'impose. Ancien grand couturier, tour à tour avide d'absolu et succombant à l'abjection, il entraîne dans son sillage un cortège d'excentriques. Seul le souvenir de la mère, une femme aux yeux gris, pénétrée de la sagesse des humbles, revient apaiser le tumulte de la mémoire. Et les ombres, enfin, peuvent se dissiper.
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