Mauriac
L’agneau
Xavier s’apprête à entrer au séminaire ; dans le train qui l’y mène, il fait la connaissance de Jean de Mirbel, trentenaire dévoyé sur le point de divorcer : cette rencontre bouleversera à jamais l’existence des deux hommes… L’Agneau, publié en 1954, est l’une des œuvres les plus fascinantes de François Mauriac. Dans la lignée de Dostoïevski et de Camus, l’écrivain s’interroge sur le Mal, en mettant en scène la souffrance et la mise à mort d’un être innocent. Rien n’est plus irrespirable et plus bouleversant que ce texte où s’affrontent sans merci l’espoir et l’angoisse de l’homme, portés à leur paroxysme par la concision d’un style effilé comme une lame.
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C'est Médéric, le facteur, qui avait découvert le corps de la petite Roque sous la futaie du maire, au bord de la Brindille. Mais on eut beau chercher, on ne trouva pas le coupable. A quelque temps de là, le maire donna l'ordre d'abattre ses arbres et, surveillant les travaux, faillit périr écrasé sous le hêtre géant qui avait ombragé le crime, Imprudence? Non; geste d'un malheureux qui tente d'échapper à un spectre sans compromettre son honneur. Mais la fatalité s'acharne contre lui. Drame encore de la terre normande que l'histoire du Père Amable ou le procès de Rosalie Prudent ; drame parisien de l'Ermite ; tout petit drame d'un amour qui aurait Pu être à bord de l'Epave ; méditation sereine Sur les Chats ; conquête de Madame Parisse ; nostalgique fin de l'actrice Julie Romain, ou subtil et tendre récit de Mademoiselle Perle – neuf nouvelles où s'affirme le talent d'un maître conteur.
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