Victor Hugo
Les Misérables – Jean Valjean (tome 1) – Texte abrégé
Une planche pour dormir, la chiourme, les coups, les boulets au pied, dix-neuf ans de cet implacable bagne ont fait du forçat Jean Valjean un homme meurtri, brisé. Tout ça pour avoir cassé un carreau et pris un pain. Pourtant, lorsqu’il est enfin libéré en 1815, l’espoir renaît lorsque l’ancien bagnard croise sur sa route Fantine et Cosette.
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Ruy Blas
Ruy Blas déploie son intelligence et son éloquence, tant pour dénoncer et humilier une oligarchie accapareuse des biens de l’État que pour se montrer digne d’aimer la reine d’Espagne. Mais cette voix du peuple, éprise de justice, éclairée par l’amour, est prisonnière d’une livrée de valet et d’un maître attaché à perdre la réputation de la reine en lui donnant « son laquais pour amant ».
Ruy blas
” … Quel miracle que ta pièce, mon pauvre bien-aimé… Jamais je n’avais rien entendu de si magnifique… C’est une richesse, une magnificence, un éblouissement… mon esprit en est encore plus obscurci, comme quand les yeux ont trop longtemps fixé le soleil… ” Juliette Drouet. ” A propos, Ruy Blas est une énorme bêtise, une infamie en vers… ” Balzac. ” Quelle brusque et prodigieuse fanfare dans la langue que ces vers de Victor Hugo! ” Emile Zola. ” … ou Ruy Blas est une gageure contre le bon sens, ou c’est un acte de folie. ” Gustave Planche. En 1838, en moins d’un mois, Victor Hugo écrit un drame étincelant, flamboyant d’audace, de fantaisie, de ravissements sentimentaux, de fureur politique et de grandeur. Depuis lors, le coeur et la bravoure de Ruy Blas enthousiasment les générations. C’est au XVIIe siècle, à la cour d’Espagne, dans les ruines d’un empire qui s’écroule. Pour se venger de sa disgrâce, un ministre incite son valet à séduire la reine. Et nul n’ignore que le «ver de terre» va tomber amoureux de «l’étoile», que celle-ci va l’aimer follement et faire de lui un Premier ministre se prenant au jeu avec un courage et une droiture exemplaires.
Hugo savait tout de la mort des empires, de l’attrait des reines pour les domestiques, de la rapacité des gouvernants, de la dignité de l’être humain. Et de la magnifique symphonie de la langue française.
Ruy blas
Espagne, fin du XVIIe siècle. Don Salluste, marquis disgracié pour avoir fréquenté une servante, nourrit une terrible vengeance. Lorsqu’il apprend que son valet, Ruy Blas, est amoureux de la reine, il lui propose d’endosser l’habit de son cousin, Don César, pour la séduire. Cependant, le royaume chancelle. Les ministres s’enrichissent et profitent des circonstances, sans pitié pour le pays. La reine, charmée par l’intégrité de Ruy Blas qu’elle prend pour Don César, lui déclare son amour. Mais le piège élaboré par Don Salluste se referme inéluctablement sur les deux amants. Ce drame en cinq actes, composé en alexandrins, est un chef-d’oeuvre du romantisme et fi gure parmi les pièces les plus représentées du dramaturge. Illustration de couverture : Henry Mayer, sociétaire de la Comédie-Française, dans le rôle de Don César de Bazan. Huile sur bois, 1909. Paris, Musée Carnavalet © Musée Carnavalet / Roger-Viollet
L’enfance d’un poète
C’est sous les ors du palais de Madrid que nous rencontrons le jeune Victor, âgé de 9 ans, et ses deux frères, Abel (12 ans) et Eugène (10 ans). Pour suivre le général Hugo au service de la cour du roi Joseph-Napoléon Ier, toute la famille a rejoint la capitale espagnole. Mais ce quotidien fastueux est de courte durée… Premier coup de tonnerre : le général demande le divorce ! Deuxième coup de tonnerre : il a décidé d’envoyer ses fils en pension dans le sinistre collège des Nobles. Du jour au lendemain, ils doivent oublier leurs douces années parisiennes, où jeux dans le jardin et cours à domicile rythmaient le quotidien. C’est aux sombres dortoirs d’un couvent et à la tyrannie des religieux qu’ils vont devoir s’accoutumer. Ainsi s’oppose la largesse d’esprit de leur mère, toujours soucieuse d’inculquer à ses enfants le libre choix, et l’autorité despotique de leur général de père. Mais la guérilla qui secoue l’Espagne met plus rapidement que prévu un terme à leur exil. Fous de joie, Eugène et Victor retrouvent leur chère maison des Feuillantines et tous leurs amis, dont la charmante Adèle Foucher. Pour autant, ce ne sera qu’une parenthèse enchantée. Très vite, Victor et Eugène sont de nouveau placés en pension… Malgré cette vie austère, Victor mène de brillantes études et démontre déjà des talents de poète alors qu’à l’extérieur émerge un monde nouveau.

