Victor Hugo
Notre-Dame de Paris
En 1831, Victor Hugo réinvente le Moyen Âge et élève un monument littéraire aussi durable que l’œuvre de pierre qui l’a inspiré. Sous la silhouette noire et colossale de la cathédrale fourmille le Paris en haillons des truands de la Cour des Miracles. Image de grâce et de pureté surgie de ce cauchemar, la bohémienne Esméralda danse pour le capitaine Phoebus et ensorcelle le tendre et difforme Quasimodo, sonneur de cloches de son état. Pour elle, consumé d’amour, l’archidiacre magicien Claude Frollo court à la damnation. De cette épopée hallucinée, ces monstres et ces figures s’échappent pour franchir les siècles, archétypes de notre mythologie nationale, de notre art et de notre Histoire.
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L’enfance d’un poète
C’est sous les ors du palais de Madrid que nous rencontrons le jeune Victor, âgé de 9 ans, et ses deux frères, Abel (12 ans) et Eugène (10 ans). Pour suivre le général Hugo au service de la cour du roi Joseph-Napoléon Ier, toute la famille a rejoint la capitale espagnole. Mais ce quotidien fastueux est de courte durée… Premier coup de tonnerre : le général demande le divorce ! Deuxième coup de tonnerre : il a décidé d’envoyer ses fils en pension dans le sinistre collège des Nobles. Du jour au lendemain, ils doivent oublier leurs douces années parisiennes, où jeux dans le jardin et cours à domicile rythmaient le quotidien. C’est aux sombres dortoirs d’un couvent et à la tyrannie des religieux qu’ils vont devoir s’accoutumer. Ainsi s’oppose la largesse d’esprit de leur mère, toujours soucieuse d’inculquer à ses enfants le libre choix, et l’autorité despotique de leur général de père. Mais la guérilla qui secoue l’Espagne met plus rapidement que prévu un terme à leur exil. Fous de joie, Eugène et Victor retrouvent leur chère maison des Feuillantines et tous leurs amis, dont la charmante Adèle Foucher. Pour autant, ce ne sera qu’une parenthèse enchantée. Très vite, Victor et Eugène sont de nouveau placés en pension… Malgré cette vie austère, Victor mène de brillantes études et démontre déjà des talents de poète alors qu’à l’extérieur émerge un monde nouveau.
Claude Gueux
Claude Gueux est un court roman de Victor Hugo paru en 1834 et dénonçant les conditions de détention au 19ème siècle, la disproportion des délits et des peines à cette même époque, ainsi que la peine de mort. L'histoire est en partie fondée sur des faits de sa connaissance. Relation allégorique d'un drame individuel, cet ardent plaidoyer contre la peine de mort et contre la prison met à nu le mécanisme de la brutalité sociale qui ne sait répondre à la détresse que par la répression. Avec Claude Gueux, Victor Hugo n' est plus simplement romancier ou poète, il conquiert une place éminente auprès des plus grands orateurs de la Liberté.
Les contemplations
Édition enrichie (Présentation, notes, dossier sur l’oeuvre, chronologie et bibliographie)Les Contemplations, que Hugo fait paraître en 1856, sont à un double titre marquées par la distance et la séparation : parce quele proscrit qui, dans Châtiments, vient defustiger Napoléon III, est en exil à Guernesey ;mais aussi parce que le recueil, en son centre, porte la brisure du deuil, et ses deux parties – « Autrefois », «Aujourd’hui» -sont séparées par la césure tragique de l’année 1843 où Léopoldine, la fille de Hugo, disparut noyée. La parole poétique prend naissance dans la mort, et « ce livre », nous dit l’écrivain, « doit être lu comme on lirait le livre d’un mort ».
Mais Les Contemplations construisent aussi une destinée. Il se peut qu’elle emprunte à la biographie de l’écrivain ; on se tromperait pourtant à la confondre avec la sienne. Car si le lyrisme de Hugo touche à l’universel, c’est que le poète précisément dépouille ici l’écorce individuelle pour atteindre à l’intime : le sien propre et celui du lecteur qui saura ainsi se retrouver dans le miroir que lui tendent ces Mémoires d’une âme.
Destins
Jean Gornac et sa belle-fille Élisabeth font prospérer un domaine viticole à Viridis en Gironde. Dans la maison voisine vit Maria Lagave, une femme âgée dont Jean aida naguère le fils Augustin à poursuivre ses études pour devenir un fonctionnaire respectable à Paris. L'action débute alors que le fils de ce dernier, Robert, est envoyé en convalescence auprès de sa grand-mère en Gironde. La vie de bohème que mène Robert Lagave dans la capitale est mal acceptée par son père. Son passage à Viridis va troubler l'équilibre bourgeois du domaine et provoquer une révélation chez Élisabeth.

