Victor Hugo
Ruy Blas
Ruy Blas déploie son intelligence et son éloquence, tant pour dénoncer et humilier une oligarchie accapareuse des biens de l’État que pour se montrer digne d’aimer la reine d’Espagne. Mais cette voix du peuple, éprise de justice, éclairée par l’amour, est prisonnière d’une livrée de valet et d’un maître attaché à perdre la réputation de la reine en lui donnant « son laquais pour amant ».
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Esther
Racine écrit Esther à la demande de Madame de Maintenon. C’est une tragédie biblique en trois actes et en vers. Conseillé par Aman, le roi Assuérus va faire connaître un arrêt visant à condamner à mort tous les Juifs du royaume perse. Aman est furieux d’avoir dû porter Mardochée en triomphe, mais il croît que l’invitation de la Reine Ester est une marque de faveur. Esther révèle -à Assuérus qu’elle aussi est juive et que c’est pour des raisons néfastes qu’Aman veut les faire mourir. Assuérus comble Mardochée d’honneurs et Aman est mis à mort par le peuple.
Le roi se meurt
Comique ou tragique, pathétique ou grotesque ? Le Roi de Ionesco se voit confronté à la mort. Son univers s’écroule, notre univers s’écroule. Retrouvez ce personnage désormais classique, qui incarne l’angoisse de l’homme, son humour aussi, et qui a fait pleurer, rire et pleurer de rire des salles entières de spectateurs.
Athalie
Athalie est la tragédie de Racine qui montre la plus sûre technique dramatique ; toutes les lois du théâtre y sont appliquées. Athalie règne depuis huit ans ; il faudra qu'en une journée, Joas, caché dans le temple, inconnu de tous, soit couronné, et Athalie condamnée à mort. Celle-ci, avertie par un songe, veut se faire livrer l'enfant. Le grand prêtre attire la reine dans un piège, le peuple se rallie à Joas, mais l'action ne connaît aucun temps mort.Cependant, c'est une pièce religieuse : la mythologie y prend la forme de l'Histoire Sainte, la fatalité devient providence divine.
Ruy blas
” … Quel miracle que ta pièce, mon pauvre bien-aimé… Jamais je n’avais rien entendu de si magnifique… C’est une richesse, une magnificence, un éblouissement… mon esprit en est encore plus obscurci, comme quand les yeux ont trop longtemps fixé le soleil… ” Juliette Drouet. ” A propos, Ruy Blas est une énorme bêtise, une infamie en vers… ” Balzac. ” Quelle brusque et prodigieuse fanfare dans la langue que ces vers de Victor Hugo! ” Emile Zola. ” … ou Ruy Blas est une gageure contre le bon sens, ou c’est un acte de folie. ” Gustave Planche. En 1838, en moins d’un mois, Victor Hugo écrit un drame étincelant, flamboyant d’audace, de fantaisie, de ravissements sentimentaux, de fureur politique et de grandeur. Depuis lors, le coeur et la bravoure de Ruy Blas enthousiasment les générations. C’est au XVIIe siècle, à la cour d’Espagne, dans les ruines d’un empire qui s’écroule. Pour se venger de sa disgrâce, un ministre incite son valet à séduire la reine. Et nul n’ignore que le «ver de terre» va tomber amoureux de «l’étoile», que celle-ci va l’aimer follement et faire de lui un Premier ministre se prenant au jeu avec un courage et une droiture exemplaires.
Hugo savait tout de la mort des empires, de l’attrait des reines pour les domestiques, de la rapacité des gouvernants, de la dignité de l’être humain. Et de la magnifique symphonie de la langue française.

