
On avait quitté la petite communauté du 28, Barbary Lane en plein mélodrame social. Brian et sa journaliste d’épouse étaient au bord de la rupture, tout juste réconciliés par l’arrivée miraculeuse d’un enfant et par le réconfort de leur logeuse, Mme Madrigal, la quasi cosmique transsexuelle et mère poule virtuelle. Brian et Mary Ann habitent désormais le 23e étage du Summit, une tour dominant Barbary Lane et convenant mieux à l’ambitieuse présentatrice de talk-show. Michael alias Mouse vit toujours dans la résidence où Mme Madrigal cultive avec amour son verger hallucinant et où Brian vient régulièrement se confier à ses amis. L’arrivée d’un neveu imberbe et vierge va fournir à Brian l’occasion de retrouver une récente conquête. Découvrant que celle-ci est séropositive, il décide de passer le test. S’ensuivent dix jours d’angoisse et de folies que Brian va vivre avec Mouse et son nouvel amour, un beau sudiste musclé. Sur fond de Guerre des étoiles, du nom du programme de défense lancé par Reagan, Maupin nous entraîne cette fois d’un extrême à l’autre des différences sociales et sexuelles en revisitant à sa manière le militantisme homo ou le conservatisme reaganien de l’époque. Entre les lesbiennes féministes militantes, les gays, les hétéros tolérants ou les conservateurs machos, il y a de la place pour l’humour. Car au bout du compte tous sont faits de la même chair et soumis aux mêmes faiblesses. Dans un texte jubilatoire et féroce, Maupin poursuit donc sa chronique des années quatre-vingt. La suite au prochain épisode.
Début des années quatre-vingt, Reagan dirige l’Amérique, hésitant entre conservatisme pur et dur et saut en avant technologique. Les Yuppies dopés sont des acharnés du travail, les gays californiens sont à la pointe du combat pour l’évolution des mœurs et des mentalités et le sida commence à frapper les corps et les esprits. C’est ce moment que choisit la reine Elisabeth II pour effectuer sa première visite à San Francisco. Un symbole à elle seule, la reine d’Angleterre ! Représentante de la vieille Europe, des traditions et d’un certain art de vivre. En décalage complet avec celui des avant-gardistes californiens. Mais c’est justement ce côté kitsch qui leur plaît. Son côté bonne vieille mamie ! Comme Mme Madrigal, la logeuse de la petite résidence communautaire de Barbary Lane. Une grand-mère qui aurait été de tous les combats des années passées, qui cultive de magnifiques plants d’herbe dans son jardin et qui avant son opération était un homme. Il y a aussi Brian qui rêve d’enfants et d’une vie d’homme au foyer, sa femme Mary Ann, journaliste prête à tout pour assumer à la fois sa vie professionnelle et sentimentale et enfin Michael qui vient de perdre son amour, victime du sida. Et puis, il y a le bonheur du hasard qui parfois fait bien les choses, l’humour et la fantaisie romanesque de Maupin qui sauve ses personnages d’un vaudeville qui aurait pu être dramatique. C’est toute la force de ses chroniques de raconter une époque en l’imaginant souvent plus belle que la réalité mais en misant sans compter sur l’amour et la solidarité.
Vous rêviez de lire la suite ? Eh bien réjouissez-vous ! Armistead Maupin nous livre le troisième opus des aventures du 28, Barbary Lane. Finies les seventies, place aux années quatre-vingt ! Au programme, l’amour toujours pour Michael et Mary Ann désormais trentenaires. Mary Ann qui assure dorénavant une émission quotidienne à la télévision et qui rêve de devenir une grande journaliste. Contre l’avis et les envies de son directeur, elle décide de saisir sa chance, quand DeDe Day, revenue incognito à San Francisco, lui révèle qu’elle a échappé in extremis au suicide collectif d’une secte au Guyana et lui livre quelques croustillantes anecdotes… Pas de doute, la jeune fille tient son scoop ! Mais le métier de journaliste n’est pas de tout repos… d’autant qu’il fait des envieux…
Prenez garde, ce livre provoque de sérieux éclats de rire ! Armistead Maupin, très en forme, nous régale de dialogues succulents truffés d’un humour parfois corrosif mais toujours teintés de tendresse. Il fait preuve d’une imagination qui laissera le lecteur essoufflé, en bas des rues pentues de San Francisco. Hector Chavez
Tours et détours de la vilaine fille
Que de tours et de malices chez cette « vilaine fille », toujours et tant aimée par son ami Ricardo, le « bon garçon ». Ils se rencontrent pour la première fois au début des années cinquante, en pleine adolescence, dans l’un des quartiers les plus huppés de Lima, Miraflores. Joyeux, inconscients, ils font partie d’une jeunesse dorée qui se passionne pour les rythmes du mambo et ne connaît d’autre souci que les chagrins d’amour. Rien ne laissait alors deviner que celle qu’on appelait à Miraflores « la petite Chilienne » allait devenir, quelques années plus tard, une farouche guérillera dans la Cuba de Castro, puis l’épouse d’un diplomate dans le Paris des existentialistes, ou encore une richissime aristocrate dans le swinging London. D’une époque, d’un pays à l’autre, Ricardo la suit et la poursuit, comme le plus obscur objet de son désir. Et chaque fois, il ne la retrouve que pour la perdre. Et, bien entendu, ne la perd que pour mieux la rechercher.
A un souffle du passé
De nos jours. Everly Winthrop, professeur d’histoire à Savannah, n’en revient pas : elle est invitée à organiser une exposition sur les artefacts retrouvés du Pulaski. Le Pulaski, ce navire mythique dont son grand-père aimait lui raconter l’histoire, a coulé après l’explosion d’une chaudière en 1838, et l’épave vient juste d’être découverte, 180 ans plus tard. Everly sait qu’elle ne va pas résister à l’idée de résoudre certains des mystères et des mythes entourant le naufrage du « Titanic du Sud ».
Ses recherches vont la mener à l’histoire étonnante d’une famille de onze membres, montés ensemble à bord du navire. Elle va notamment se pencher sur l’histoire extraordinaire de deux femmes de cette famille : une survivante connue, Augusta Longstreet, et sa nièce, Lilly Forsyth, qui n’a jamais retrouvée avec sa petite fille. Ces aristocrates faisaient partie de la haute-société de Savannah, mais lorsque le navire a explosé, chacune a été confrontée à des décisions difficiles et déchirantes.
Ce roman va vous entraîner vers la question suivante : comment survivons-nous en tant que survivants d’un drame ?
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, trois femmes voient leurs destins liés à jamais : Caroline Ferriday, une jeune New-Yorkaise travaillant au consulat français, Kasia Kuzmerick, une adolescente polonaise entrée dans la Résistance, et Herta Oberheuser, une ambitieuse médecin allemand embauchée par les SS dans un camp de concentration pour femmes.
Septembre 1939. Les hordes nazies déferlent sur la Pologne. Commence alors, pour trois femmes que tout oppose, un terrible et rigoureux hiver…
Il y a Caroline, l’ancienne actrice américaine qui vit dans l’opulence, mais dont la guerre en Europe va bouleverser le quotidien… Kasia, cette jeune Polonaise qui entre en Résistance, au péril de sa vie et de celle des siens. Et Herta, que son ambition dévorante jettera parmi les monstres-au point de s’y conformer.
Toutes trois l’ignorent encore, mais elles ont rendez-vous, au plus noir de l’hiver : au camp de Ravensbrück…
Un premier roman remarquable sur le pouvoir méconnu des femmes à changer l’Histoire, à travers la quête de l’amour, de la liberté et des secondes chances.
Sauvage
À Rome, Ottavia Selvaggio a décidé à quinze ans d’être maîtresse de son destin. Ni ses histoires d’amour, ni le mariage, ni même la maternité ne la font dévier de sa route.
Pendant que son mari s’occupe de leurs enfants, elle invente dans son restaurant une cuisine qui ne doit rien à personne. Jusqu’au jour où un homme surgit du passé avec un aveu qui la pousse à douter de ses décisions. Comment être certaine d’avoir choisi sa vie ?
Autrice de sept livres, dont l’immense succès Liv Maria qui a conquis plus de 140 000 lecteurs, Julia Kerninon explore magnifiquement les désirs des femmes d’aujourd’hui et leur volonté de tout vivre, sans entraves.
” Un magnifique portrait de femme qui ne renonce à rien. ” Le Nouvel Obs
” Sauvage porte à ébullition tout ce qui fait la vie d’une femme. ” Le Monde des livres
” Délicat et prenant. ” Version Femina
” Un récit addictif, porté par une plume vive et subtile. ” Ouest France
L’avion, Poutine, l’Amérique … et moi
Il s’est plongé dans la finance à New York au coeur des années 1980. Il a rêvé d’y réussir et peut-être d’y faire carrière mais un drame personnel l’oblige à s’en éloigner. De retour en Europe, il joue sa partition dans l’effondrement de l’empire soviétique et dans le dangereux bazar qui débouchera sur l’avènement de Poutine.
Au tournant de la quarantaine, devenu écrivain, pressentant la funeste orientation de l’homme qui prend le contrôle de la Russie, il enquête sur la tragédie du sous-marin Koursk puis sur la disparition des deux avions de Malaysia Airlines…
Quel peut bien être ce personnage qui, en marge de l’espionnage, creuse la question de l’amour et de l’amitié tandis que s’affrontent les deux blocs ?
Ceci n’est pas un fait divers
Ils sont frère et sœur. Quand l’histoire commence, ils ont dix-neuf et treize ans.
Cette histoire tient en quelques mots, ceux que la cadette, témoin malgré elle, prononce en tremblant : ” Papa vient de tuer maman. ”
Passé la sidération, ces enfants brisés vont devoir se débrouiller avec le chagrin, la colère, la culpabilité. Et remonter le cours du temps pour tenter de comprendre la redoutable mécanique qui a conduit à cet acte.
Avec pudeur et sobriété, ce roman, inspiré de faits réels, raconte, au-delà d’un sujet de société, le long combat de deux victimes invisibles pour réapprendre à vivre.
Le Crépuscule et l’Aube
1019 pages – En l’an 997, à la fin du haut Moyen Age, les Anglais font face à des attaques de Vikings qui menacent d’envahir le pays. En l’absence d’un Etat de droit, c’est le règne du chaos. Dans cette période tumultueuse, s’entrecroisent les destins de trois personnages. Le jeune Edgar, constructeur de bateaux, voit sa vie basculer quand sa maison est détruite au cours d’un raid viking. Ragna, jeune noble normande insoumise, épouse par amour l’Anglais Wilwulf, mais les coutumes de son pays d’adoption sont scandaleusement différentes des siennes.
Aldred, moine idéaliste, rêve de transformer sa modeste abbaye en un centre d’érudition de renommée mondiale. Chacun d’eux s’opposera au péril de sa vie à l’évêque Wynstan, prêt à tout pour accroître sa richesse et renforcer sa domination.
La saga des Vikings – Tome 1 et Tome 2
Norvège, IXe siècle après J.-C. Depuis que son père est mort, Ragnvald n’a qu’une hâte : atteindre la maturité pour pouvoir enfin gouverner les terres qui lui reviennent, placées sous l’égide de son beau-père, le cruel Olaf. Aussi, quand il échappe à une tentative d’assassinat, Ragnvald devine que c’est Olaf qui est à la manœuvre. Obtenir justice n’est pas chose aisée en pays viking, où des centaines de petits rois se disputent un lambeau de territoire, mais Ragnvald est prêt à mourir pour sauver son honneur. Quant à sa petite sœur, l’impétueuse Svanhild, elle serait capable de prendre les armes pour lui venir en aide. Jusqu’au jour où elle croise le chemin du beau Solvi, l’ennemi juré de son frère… Tandis que Ragnvald choisit de rejoindre les troupes du jeune Harald, guerrier prodige incarné dans le monde des rêves par un loup à la crinière d’or, Svanhild sera confrontée au pire des dilemmes : la famille ou la liberté. Tous ont tué, pillé, trahi. Tous sillonnent les flots, encore et toujours. Tous n’aspirent qu’à une chose : le repos de la terre et la paix des familles. Depuis qu’elle s’est unie à Solvi, l’ennemi juré de son frère, la farouche Svanhild mène une vie de rapines, de paria des mers. Tout l’inverse de Ragnvald de Møre, son frère, qui, fidèle au roi Harald, mène pour lui une guerre sans fin. Où s’arrête l’honneur ? Où commence le sacrifice ? Quel poids ont les serments quand, dressés l’un contre l’autre à la proue d’un dragon, le destin exige de faire couler le sang des siens ?
Indianoak
Christian Laborde est un écrivain, poète, chroniqueur et pamphlétaire français. Il est célèbre pour avoir vécu l’une des dernières censures littéraires en France. En 1987, son livre “L’Os de Dionysos” est interdit pour “pornographie, lubricité, danger pour la jeunesse en pleine formation physique et morale, invitation au désordre et à la moquerie, trouble illicite…”. Le livre sera finalement réédité en 1989 et deviendra un roman culte. Laborde est également l’un des biographes de Claude Nougaro et Renaud. Il est connu pour son engagement pour la protection de l’ours des Pyrénées aux côtés de ces deux chanteurs. Il tient une chronique “Livres” sur France 3 Sud et est chroniqueur pour la Nouvelle République des Pyrénées. Christian Laborde a consacré plusieurs livres aux héros du Tour de France. Il est l’auteur, chez Plon, du “Dictionnaire amoureux du Tour de France” (2007). “Tour de France, nostalgie” (2012) obtient le Prix Louis Nucéra 2013.
Le premier cercle
” Quand on décrit les prisons, on s’attache toujours à en noircir les horreurs. N’est-ce pas encore pire quand il n’y a pas d’horreurs ? Quand l’atroce naît de la grisaille méthodique des semaines ? Et du fait qu’on oublie que la seule vie dont on dispose sur terre est brisée ? ” Pour les zeks, les détenus politiques qui peuplent les charachkas, ce premier cercle de l’enfer pénitentiaire, la notion du temps devient abstraite ; chaque jour, chaque heure, c’est la même chose, c’est le silence, l’ennui. Les charachkas, c’est oublier qu’on est en vie. Sous la plume d’Alexandre Soljenitsyne coulent des souvenirs douloureux. Avec un cynisme brûlant et une violence voilée, l’auteur décrit le régime concentrationnaire soviétique en un long cri de rage, celui d’un homme qui n’a jamais cessé de lutter pour la liberté.
Alors que jusque-là je marchais normalement sur ce que je pensais être mon propre chemin, voilà que soudain celui-ci a disparu sous mes pas, et c’est comme si j’avançais simplement dans un espace vide sans connaître de direction, sans plus aucune sensation. Une jeune fille a disparu. Une jeune fille dont le narrateur avait entrepris de faire le portrait. Une jeune fille aux yeux comme une flamme gelée. Une jeune fille qui l’intrigue et qui pourrait être liée à Menshiki. Il va rendre visite au vieux peintre Tomohiko Amada. Là, dans la chambre d’hôpital, apparaît le Commandeur. Le Commandeur est prêt à offrir sa vie pour que la jeune fille soit retrouvée. Il faut faire revivre la scène du tableau, le Commandeur doit être poignardé. Le narrateur lui plante un couteau dans le cœur. Une trappe s’ouvre dans un coin de la chambre. Un personnage étrange en surgit, qui l’invite à entrer dans le passage souterrain. Le début d’un périple qui va conduire le narrateur au-devant des forces du mal… Deuxième livre d’une œuvre exceptionnelle, dans la lignée du monumental 1Q84, un roman somme, ambitieux, profond. Deux tomes pour une odyssée initiatique étrange, inquiétante, envoûtante, où le maître Murakami dévoile ses obsessions les plus intimes.
Eva
Un soir de l’hiver 1979, quelque part dans Paris, j’ai croisé une femme de treize ans dont la réputation était alors terrible. Vingt-cinq ans plus tard, elle m’inspira mon premier roman sans que je ne sache plus rien d’elle qu’une photo de paparazzi. Bien plus tard encore, c’est elle qui me retrouva à un détour de ma vie où je m’étais égaré. C’est elle la petite fée surgie de l’arrière monde qui m’a sauvé du labyrinthe et redonné une dernière fois l’élan d’aimer. Par extraordinaire elle s’appelle Eva, ce livre est son éloge.
L’horizon à l’envers
Hope, Josh et Luke, étudiants en neurosciences forment un trio inséparable.
Lorsque Hope tombe malade, ils décident de jouer aux apprentis sorciers, alchimistes de la vie.
Peut-on sauvegarder notre conscience et la transférer ?
Des laboratoires secrets de l’université de Boston jusqu’à un phare perdu au bout d’une île, s’engage une corses
Émouvant, mystérieux, plein d’humour et d’amour,
L’horizon à l’envers est un roman innovant qui explore la mémoire des sentiments.
Traîne pas trop sous la pluie
«Je suis arrivé là devant l’hôpital posé à quai comme un cargo la nuit. Ses lumières immobiles sous la pluie. J’étais un tout petit homme venu chercher un peu de douceur au milieu de la douleur. Planté là sous le néon, dégoulinant de l’averse. Le vent frissonne sur les flaques. Quelqu’un marche vite. Un taxi ferme sa lumière. J’y suis. J’ai demandé au toubib, perdu au milieu des perfus, des chariots, des solitaires sans un son, et puis d’autres qui en ont marre. On sait plus si c’est de la vie. J’ai demandé au toubib s’il me gardait cette nuit. Il a dit oui.»
L’Echappée belle
Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands (vieux ?), s’enfuient d’un mariage de famille qui s’annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier dans un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s’offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d’adulte.
Garance, Simon, Lola et Vincent sont frères et soeurs unis par les souvenirs et par le coeur. Ils se retrouvent tous les quatre à l’occasion d’un mariage qui s’annonce particulièrement ennuyeux. Sur un coup de tête, ils décident de s’éclipser et de prendre le chemin des écoliers pour quelques heures. Le temps de voler de rares instants de bonheur à la vie…
Les contemplations – Livre I à IV
Les Contemplations, écrit Hugo, “c’est l’existence humaine sortant de l’énigme du berceau et aboutissant à l’énigme du cercueil ; c’est un esprit qui marche de lueur en lueur en laissant derrière lui la jeunesse, l’amour, l’illusion, le combat, le désespoir, et qui s’arrête éperdu au bord de l’infini”. Face à la perte de sa fille Léopoldine et à la mort symbolique que représente l’exil, Hugo inscrit la parole subjective dans la marche de l’histoire et fait du déchirement un acte créateur. De la célèbre “Réponse à un acte d’accusation”, où le poète pose en révolutionnaire de la langue, aux poèmes sur le deuil, il offre une réflexion poignante sur les pouvoirs de la littérature contre la destruction et le passage du temps. Tombeau à la mémoire d’une âme disparue, Les Contemplations (1856) marquent le sommet de l’oeuvre poétique de Victor Hugo.
Le Sari rouge
Yalini a vingt-deux ans. Elle est la fille unique d’immigrants tamouls déchirés entre leurs coutumes ancestrales et le monde moderne où ils évoluent à présent. Après l’arrivée au Canada d’un oncle, ancien militant des Tigres, atteint d’un cancer, Yalini exhume le passé de sa famille et découvre le chaos qui règne au Sri Lanka, déchiré par la guerre civile depuis plus de vingt ans. Dans l’histoire tourmentée et passionnée de ses parents, elle trouve un écho à ses doutes, à ses interrogations sur l’amour, le mariage, l’avenir.
Un premier roman bouleversant, écrit dans un style à la fois dépouillé et lyrique, où la réalité se révèle par fragments et dont les personnages attachants, héroïques, aveuglés ou lucides sont les témoins d’une situation tragique et cherchent à se forger une nouvelle identité.
Loin de Chandigarh
L’inde du Nord à la fin des années 1990. Un journaliste et sa femme, Fizz, partagent, depuis quinze ans, une intense passion, très sensuelle, très charnelle. Jusqu’au jour où, dans leur maison accrochée aux contreforts de l’Himalaya, le narrateur découvre soixante-quatre épais carnets, le journal intime et impudique d’une Américaine, Catherine – ancienne propriétaire des lieux -, dont la lecture va peu à peu détruire son couple…
Agustin Gomez-Arcos : L’Aveuglon
Jeanne Bourin : Le Grand Feu
Bernard Simiot : Ces messieurs de Saint-Malo – le temps des Carbec
Bernard Simiot : Ces messieurs de Saint-Malo
Evelyne Sullerot : Alias
Virginia C. Andrews : D’or et de lumière
J.M.G. Le Clézio : La quarantaine
Jacques Mesrine : L’instinct de mort
Bertina Henrichs : La joueuse d’échecs
Huguette Maure : La cinquantaine au masculin
Message in a bottle
Avec Harrap’s, yes you can
Theresa, une jeune journaliste et mère de famille divorcée, se promène sur la plage de Cape Cod. Elle y trouve une bouteille contenant un message qui va bouleverser sa vie. Cette bouteille a été jetée à la mer, au gré des courants, par Garrett, un homme qui ne peut se résigner à la disparition de la femme de sa vie et c’est à elle qu’il destine cette lettre d’amour dont la lecture émeut si profondément Theresa. Celle-ci n’a plus qu’une idée en tête, se mettre à la recherche, identifier, découvrir le visage de l’auteur de cette lettre…
Niveau faux débutants
Les loyautés
Théo, enfant du divorce, entraîne son ami Mathis sur des terrains dangereux. Hélène, professeur de collège à l’enfance violentée, s’inquiète pour Théo : serait-il en danger dans sa famille ?
Quant à Cécile, la mère de Mathis, elle voit son équilibre familial vaciller, au moment où elle aurait besoin de soutien pour protéger son fils.
Les loyautés sont autant de liens invisibles qui relient et enchaînent ces quatre personnages.
Amours en fuite
“Amours en fuite” est un ouvrage particulier puisqu’il regroupe sept récits qui peuvent se lire comme sept romans à part entière. C’est dire que le livre est dense, surtout si l’on précise que chaque histoire a les qualités émotives et fictionnelles du Liseur qui a rendu célèbre Bernhard Schlink. Dans “Amours en fuite”, on retrouve d’ailleurs le thème du secret et de la révélation. Chaque intrigue se noue autour d’un personnage masculin se débattant entre les mensonges qu’il aimerait faire durer et la vérité qui lui apporterait la paix. Cette thématique, dans laquelle on entend l’interrogation de tout un pays aux prises avec son histoire, est récurrente dans la littérature allemande contemporaine. Mais si certains auteurs traitent le sujet d’une manière quasi monochrome – le pays entier serait en plein refoulement – Schlink travaille sur les failles, les tabous. À cet égard, le récit intitulé La Circoncision est magistral. Un livre superbe sur l’Allemagne d’aujourd’hui. –Isabelle Rossignol
Harlan Coben : Ne le dis à personne
Johan Theorin : L’écho des morts
P.D. James : Un certain goût pour la mort
Amélie Nothomb : Métaphysique des tubes
Philippe Djian : Zone érogène
Douglas Kennedy : La femme du Vème
Gérard de Villiers : SAS – Le roi fou du Népal
Franck Thilliez : La mémoire fantôme
Amélie Nothomb : Mercure
Marc Lévy : Le Premier jour
Retour au pays
Comme dans Retour en Cornouailles, September et Les Pêcheurs de coquillages, Rosamunde Pilcher sait à merveille créer un univers où l’amitié et l’amour l’emportent sur les petites et les grandes adversités de la vie. Tous les personnages mis en scène dans cet ouvrage sont à un tournant de leur existence. Ils doivent faire face, dans leur environnement proche, à des bouleversements comme le mariage d’un enfant ou le décès d’un être cher, accepter un changement, surmonter leurs faiblesses, oser donner une nouvelle direction à leur vie.
SAGA FAMILIALE // TOME 1 – La villa aux étoffes // TOME 2 – Les filles de la villa aux étoffes // TOME 3 – L’héritage de la villa aux étoffes // TOME 4 – Retour à la villa aux étoffes // TOME 5 – Tempête sur la villa aux étoffes
(Le TOME 6 – Les Adieux à la villa aux étoffes, n’est pas disponible)
Si vous aimez les sagas familiales pleines de secrets, d’amours impossibles et de drames, vous plongerez avec délice dans les livres de La villa aux étoffes. Cette série littéraire historique d’Anne Jacobs connaît un grand succès dans son pays d’origine, l’Allemagne, mais également en France. Découvrez les 6 tomes de cette saga inoubliable, tous disponibles au format poche aux éditions 10/18.
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Le premier livre de la saga s’ouvre en 1913, le dernier se termine en 1945. Entre ces deux dates charnières, deux guerres mondiales ont éclaté. Avec les personnages de La Villa aux étoffes, vous allez vivre les soubresauts de la première moitié du XXe siècle. Entre drames familiaux et conflits mondiaux, petite et grande histoire se mêlent.
Nous connaissons tous cette période mouvementée de l’Histoire. Mais dans La Villa aux étoffes, nous basculons de l’autre côté, au sein d’une famille de riches industriels allemands.
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Un lieu rêvé pour la romance : une villa en Bavière
Bienvenue en Bavière, région allemande qui abrite les plus beaux châteaux des contes de fées. Mais où ça, en Bavière ? À Augsbourg, non loin de Munich. Rapprochez-vous encore un peu et vous apercevrez le lieu idéal pour une intrigue romanesque : la grande et somptueuse maison de la famille Melzer.
Au sein de cette demeure bourgeoise, les sentiments naissent et se transforment en passion. De l’amour et de la joie mais aussi de la jalousie et de l’envie. Au milieu des bals mondains et dans les recoins des chambres, chaque livre de cette saga familiale vous entraîne dans les intrigues amoureuses et les rivalités des occupants de la villa.
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Une saga familiale entre maîtres et domestiques
Comme dans Downton Abbey, immiscez-vous dans la vie de château, entre les quartiers des maîtres et ceux des domestiques.
Etés anglais -1- La saga des Cazalet I
Juillet 1937. À Home Place, au cœur du Sussex, jardiniers, femmes de chambre et cuisinière sont sur le pont. La Duche orchestre le ballet des domestiques avant l’arrivée de ses trois fils, Hugh, Edward et Rupert Cazalet, en chemin depuis Londres avec épouses, enfants et gouvernantes. Où dormira Clary, adolescente mal dans sa peau en plein conflit avec sa belle-mère ? Quelle robe portera Villy, ancienne ballerine désormais mère au foyer ? Polly, terrorisée à l’idée qu’une guerre éclate, s’entendra-t-elle avec sa cousine Louise qui rêve de devenir actrice ? Rachel, la seule fille de la Duche, trouvera-t-elle un moment pour ouvrir la précieuse lettre de son amie Sid ? Non-dits, chamailleries, profonds chagrins. Aux préoccupations des adultes font écho les inquiétudes des enfants, et à la résilience des femmes, qu’elles soient épouses, fillettes ou domestiques, répond la toute-puissance ou l’impuissance des hommes. L’été regorge d’incertitudes mais, sans l’ombre d’un doute, une nouvelle guerre approche : entre pique-niques sur la plage et soirées auprès du gramophone, il faudra inventorier lits de camp et masques à gaz.
Septembre 1939. La Pologne est envahie et la famille Cazalet apprend l’entrée en guerre de l’Angleterre. À Home Place, la routine est régulièrement bousculée par les raids allemands. Louise rêve toujours de jouer Hamlet mais doit d’abord passer par une école de cuisine. Au grand dam de sa famille, elle fume, porte des pantalons, découvre la sexualité et fait ses débuts en tant qu’actrice dans un sinistre théâtre de province. Clary, dont le père, Rupert, est porté disparu sur les côtes françaises, renseigne scrupuleusement chaque parcelle de sa vie dans des carnets. Polly, inquiète de la mystérieuse maladie de sa mère, se lie d’amitié avec le cousin de Louise, Christopher, dont les discours pacifistes ont de plus en plus de mal à convaincre. Zoë, la femme de Rupert, a donné naissance à une fille et connu un profond bouleversement. Le volume se clôt sur l’attaque de Pearl Harbor : de Home Place à Londres, la guerre et la terreur d’une possible défaite ne semblent jamais très loin.
Ghost in love
Ils ont trois jours à San Francisco. Trois jours pour écrire leur histoire. Que feriez-vous si un fantôme débarquait dans votre vie et vous demandait de l’aider à réaliser son vœu le plus cher ? Seriez-vous prêt à partir avec lui en avion à l’autre bout du monde ? Au risque de passer pour un fou ? Et si ce fantôme était celui de votre père ? Thomas, pianiste virtuose, est entraîné dans une aventure fabuleuse : une promesse, un voyage pour rattraper le temps perdu, et une rencontre inattendue… Digne des plus belles histoires de Capra et de Billy Wilder, Ghost in Love donne envie de croire au merveilleux.
Une fille comme elle
À New York, sur la 5e Avenue, s’élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres… Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l’ascenseur mécanique, une véritable antiquité. Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l’escalier. Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu’il est à la tête d’une immense fortune à Bombay… Et encore moins Chloé, l’habitante du dernier étage.
Une délicieuse comédie new-yorkaise !
Eldorado
« Là où nous irons, nous ne serons rien. » Salvatore Piracci est un commandant de la marine italienne expérimenté, chargé d’intercepter les migrants au large de la Sicile. La rencontre d’une femme qu’il a sauvée du naufrage quelque temps plus tôt fait basculer sa vie, de l’errance intérieure au départ vers l’Afrique. Soleiman, lui, est un jeune Soudanais qui rêve d’Europe et entreprend de la rejoindre, coûte que coûte.
Rien a priori ne relie ces héros et leurs trajectoires opposées. Rien, sinon l’espérance. À travers ces deux récits croisés, Laurent Gaudé explore « la part précieuse du désir » qui pousse les hommes à se mettre en chemin, au prix de leur identité et parfois de leur vie.
Mon dernier rêve sera pour vous
La gloire plaît aux femmes et les fascine comme le pouvoir. Chateaubriand – sans doute le plus grand écrivain français – lia plus que personne sa vie sentimentale à sa vie politique et littéraire. L’indifférence et la passion qui flottaient autour de lui faisaient se lever sur ses pas des bataillons de jeunes femmes, armées et casquées pour les combats de l’amour. A chacune il fut tenté de murmurer Mon dernier rêve sera pour vous. A une seule, avant sa mort, il dira ces quelques mots qui unissent aux yeux de l’histoire deux destins d’exception. La première biographie de Jean d’Ormesson : le portrait d’un séducteur par un écrivain – et peut-être aussi l’inverse. Ce gros livre tient du mémoire, du feuilleton, de la chronique historique la plus sérieuse et du roman le plus brillant.
La princesse de clèves
« La magnificence et la galanterie n’ont jamais paru avec tant d’éclat que dans les années du règne de Henri second », et c’est bien sur le théâtre de la brillante cour des Valois que se noue et se joue la passion de la princesse de Clèves et du duc de Nemours. Passion tacite, et qui ne s’exprime longtemps que par des signes : un portrait dérobé, la couleur d’un vêtement au tournoi, la soudaine émotion d’un visage. Passion tragique, aussi, dont la mort est la conséquence imprévue. Si La Princesse de Clèves, lors de sa parution en 1678, est le livre le plus immédiatement commenté de son époque, c’est que, sans rompre totalement avec le roman antérieur, il y introduit le souci de vraisemblance et de brièveté qui caractérise alors la nouvelle, et concilie de manière neuve narration et psychologie. Le premier des romans d’analyse ? Certainement. Mais simplement, aussi, un grand roman sans romanesque.
” J’ai écrit dans l’urgence, le tremblement. Je suis allé au bout d’un élan, au plus près. J’ai compris à la mort de ma mère que j’allais devoir grandir, quitter ce que j’ai été. Je n’aurais pas dû voir ce que j’ai vu. Depuis que j’ai parlé à ma mère en la regardant pour la dernière fois, allongée dans sa boîte recouverte de fleurs, à l’église, j’ai dû mourir aussi un peu. Je me suis senti abandonné. Je ne l’étais pas. Ma mère est juste morte. La fin de la vie de ma mère et sa mort m’ont amené à la passion. Passion avait les yeux d’un bleu qui n’existe pas. Passion n’a pas supporté que j’aie si peur de la perdre. C’est ma mère que j’avais peur de perdre. J’ai perdu Passion et j’ai perdu ma mère. Je suis un homme debout grâce a mes amis. Ma souffrance m’a rapproché des leurs. Je dois grandir. A quoi ça sert ? Je viens de leur écrire. Qu’est-ce que je fais maintenant ? ” D. S.
Poppy Wyatt est un sacré numéro
En Angleterre, de nos jours. Poppy Wyatt est au bord de la crise de nerfs : elle vient de perdre sa bague de fiançailles, celle qui est dans la famille de son fiancé Magnus depuis plusieurs générations.
Et pour couronner le tout, on vient de lui dérober son portable. Juste au moment où elle envisage la fuite à l’étranger, elle découvre dans une poubelle un téléphone. Miracle ! Enfin pas si sûr…
Car ce portable appartient à l’assistante d’un dénommé Sam qui n’a pas l’air de saisir l’urgence de la situation. A force de supplications, Poppy réussit à le persuader de lui laisser ledit téléphone. C’est juré, c’est l’affaire de quelques heures, et elle lui transmettra tous ses messages d’ici là.
Sauf que bien entendu, toute cette affaire va rapidement tourner au vinaigre : impossible de retrouver cette foutue bague, la soirée avec les beaux-parents vire au désastre, Magnus n’est pas d’un très grand soutien et Lucinda, la très irritable wedding planner, est aux abonnés absents.
Et puis, il y a ces messages étranges reçus sur le portable de Sam, qui laisseraient entendre qu’un complot se prépare contre lui dans sa propre entreprise. Poppy parviendra-t-elle à redresser la situation ?
Le souffle des feuilles et des promesses
Hallie Erminie, issue d’un famille de planteurs du Kentucky, est une jeune femme de caractère. À l’hiver 1897, du haut de ses 20 ans, la romancière en herbe part à New York, son manuscrit sous le bras, pour y chercher la gloire. Elle y fera la connaissance de Post Wheeler, journaliste arrogant et farouche célibataire. Libre et indépendant chacun à sa manière, ils s’aimeront sans plaire, fuiront pour se trouver, dans un chassé croisé ouu e destin aura son mot à dire…
Le chant du bison
Il fut un temps où deux espèces humaines coexistaient sur terre : Homo sapiens et Néandertaliens. Que s’est-il passé pour que l’une d’elles disparaisse ? Chat-Huant est encore jeune lorsqu’il voit arriver dans sa grotte celui que l’on surnomme l’Errant, que tout le monde craint et respecte. La solitude du petit garçon et son intelligence poussent le grand homme à l’emmener avec lui dans son long périple. Un voyage initiatique commence alors pour le jeune Homo sapiens, qui découvre de nouvelles contrées, de nouveaux horizons, de nouveaux clans, leur art, le pouvoir des femmes… Il va aussi s’approcher de la vallée des Premiers Hommes où vivent Terre d’Ombre et les Néandertaliens. Mais alors que les Lunes de glace deviennent de plus en plus rudes, alors que chaque nuit est une occasion de mourir, Chat-Huant et Terre d’Ombre comprennent qu’ils ne vont pas avoir d’autre choix que celui de s’affronter pour tenter de survivre. Extraordinairement documenté, Le Chant du Bison est aussi un roman d’amour et d’aventure au temps de la dernière glaciation. Best-seller en Espagne dès sa sortie, Le Chant du Bison est particulièrement actuel, mettant en lumière les valeurs écologistes et féministes de nos ancêtres néandertaliens.
Ils sont trois femmes, deux hommes : Märtha, Stina, Anna-Greta, le Génie, et le Râteau, chacun 80 ans au compteur. Ils chantent dans la même chorale et dépérissent dans la même maison de retraite à Stockholm. Nourriture insipide, traitement lamentable, restrictions constantes, pas étonnant que les résidents passent l’arme à gauche…
Ils ne vivront pas un jour de plus dans ce mouroir. Un brin rebelles et idéalistes, les cinq comparses décident de se lancer dans le grand banditisme. Avec leurs cheveux blancs et leurs déambulateurs, ils s’apprêtent à commettre le casse du siècle. Mais l’aventure s’emballe et rien ne va se passer comme prévu…
La nuit de Maritzburg
En 1893, une entreprise indienne propose à Mohandas Karamchand Gandhi, tout jeune avocat, de se rendre en Afrique du Sud pour y défendre ses intérêts. Gandhi accepte. Il ne le sait pas encore, mais c’est le tournant de sa vie. Il découvre l’apartheid, l’humiliation, et se lance dans un combat acharné contre la discrimination dont sont victimes ses compatriotes indiens. C’est là qu’il expérimentera pour la première fois une arme redoutable : la résistance passive. Jour après jour, le petit avocat timide et si british, va se métamorphoser jusqu’à devenir le Mahatma, la Grande Ame. C’est aussi sur cette terre de violences qu’il rencontre Hermann Kallenbach, un architecte juif allemand, avec lequel s’instaure une relation hors du commun. Une intimité précieuse, intense, forte comme une passion, digne d’un amour vrai. Gilbert Sinoué dévoile un visage méconnu de Gandhi et nous fait découvrir comment ces vingt-trois années en Afrique du Sud ont fait du personnage l’adversaire le plus redoutable de l’occupant anglais.
Dora Bruder
CE LIVRE EST RELIE – «J’ignorerai toujours à quoi elle passait ses journées, où elle se cachait, en compagnie de qui elle se trouvait pendant les mois d’hiver de sa première fugue et au cours des quelques semaines de printemps où elle s’est échappée à nouveau. C’est là son secret. Un pauvre et précieux secret que les bourreaux, les ordonnances, les autorités dites d’occupation, le Dépôt, les casernes, les camps, l’Histoire, le temps – tout ce qui vous souille et vous détruit – n’auront pas pu lui voler.»
Du plus loin de l’oubli
CE LIVRE EST RELIE – J’aurais brassé les papiers, comme un jeu de cartes, et je les aurais étalés sur la table. C’était donc ça, ma vie présente ? Tout se limitait donc pour moi, en ce moment, à une vingtaine de noms et d’adresses disparates dont je n’étais que le seul lien ? Et pourquoi ceux-là plutôt que d’autres ? Qu’est-ce que j’avais de commun, moi, avec ces noms et ces lieux ? J’étais dans un rêve où l’on sait que l’on peut d’un moment à l’autre se réveiller, quand des dangers vous menacent. Si je le décidais, je quittais cette table et tout se déliait, tout disparaissait dans le néant. Il ne resterait plus qu’une valise de fer-blanc et quelques bouts de papier où étaient griffonnés des noms et des lieux qui n’auraient plus aucun sens pour personne.
Le bonheur commence maintenant
Le manuscrit de Sophie a été refusé partout. Un jour, miracle, on lui propose d’en faire un film. Mais Lucas Gardel, le réalisateur, pose une condition : Sophie doit devenir sa directrice artistique. A t-elle l’expérience nécessaire ? Pas de problème, répond Sophie, qui n’a jamais mis les pieds sur un plateau de cinéma. La voilà à Paris avec Julien, son neveu, et Mélanie, leur colocataire. Eux, dans la vie, personne ne les a jamais aidés. Ensemble, ils décident qu’ils ont le droit de forcer le destin. Une directrice artistique qui n’a jamais touché une caméra. Une apprentie journaliste infiltrée. Et un étudiant amoureux de son professeur. Oui, il existe des raccourcis vers le bonheur. Mais la route risque d’être un peu plus cabossée. Et cette ombre qui plane sur eux ? Quand le vent se lève, bonne ou mauvaise fée, Joyce Verneuil n’est jamais loin….
Marie
“Existe-t-il une personne au monde qui ignorerait le nom de Marie, mère de jésus, celle qui engendra le plus grand bouleversement spirituel depuis la naissance du monothéisme ? Pourtant, ce que nous en disent les Evangiles se résume à quelques versets elliptiques et mystérieux.
Durant les années nécessaires à la rédaction de ce roman, dressant le portrait de ” ma Marie “, je me suis efforcé d’imaginer qui avait pu être cette Miryem de Nazareth, née en Galilée dans le chaotique royaume d’Israël en butte à l’occupation romaine.
Quels liens entretenait-elle avec la résistance et l’un de ses chefs les plus populaires, Barabbas ? Quels rapports avait-elle avec les esséniens de Damas, la secte des thérapeutes ? Et avec son lointain cousin jean le Baptiste ? Né en Pologne, où le culte de Marie domine l’Eglise catholique, j’ai été depuis mon enfance fasciné par le destin de cette jeune juive à l’origine du christianisme.
Un jour il fallait bien que je parte à sa recherche. Aujourd’hui, j’aimerais partager cette histoire passionnante avec vous.”
Haut de gamme
Bienvenue dans le monde fascinant et frelaté de la dolce vita new-yorkaise : fashion victims, jet setters, golden boys et magnats des médias. Mais là où l’argent et la morale n’ont pas d’odeur, n’a-t-on pas plus à perdre qu’à gagner ? Janey Wilcox est prête à tout pour être au ” top “. Mannequin-vedette d’une marque de lingerie, elle masque sous une carapace de papier glacé une détresse morale qui n’a d’égal que son cynisme. Son but avéré : dénicher LE ” Mister Big “, l’über-mâle le plus riche possible…
Et qui va promener le chien ?
Fils caché de l’union secrète entre Edith Wharton et Woody Allen “, Le prince de la comédie de moeurs nous revient enfin en collector !
” Clyde le narrateur, trente-cinq ans, traîne ses frustrations d’homosexuel solitaire à travers l’appartement bostonien qu’il partage avec Marcus, un tombeur hétéro, intello et glandeur. Côté famille: une sœur névrosée, une nièce inclassable et un père monstrueux. Côté cœur: un ex-petit ami qu’il voudrait reconquérir pour pouvoir à son tour le plaquer. Côté boulot: un poste de professeur de littérature dans une Académie parallèle pour adultes. Il est notamment chargé du cours “Amour et mariage, chevaux et attelages : aspects relationnels dans le roman du XIXe siècle”… Bref, de quoi déprimer ferme, à moins d’avoir, comme Clyde, un sens aigu de l’humour et de l’autodérision. “
L’irrésolu
Nous sommes en 1884, il n’est pas de bon ton de proclamer dans un estaminet que “Quand on a lu L’Assommoir, on a envie de foutre des bombes partout”. Sur cette simple déclaration, Victor va devoir purger une peine de prison. Un an ferme. L’occasion justement de lire de près Zola et Balzac, que Victor a enfin l’autorisation de se procurer après quatre mois de bonne conduite. En sortant de la prison Saint-Paul à Lyon, Victor a compris quelque chose. On ne doit jamais se résoudre à accepter le sort et la fatalité. D’ailleurs, il n’y a pas de sort, il y a des hommes qui partent à la conquête de leur liberté et qui transforment le monde. Lui qui était indolent, rêveur et docile, devient un frondeur et un homme d’action politique. On accepte de l’embaucher de nouveau à l’usine. Soit, il y retournera. Mais, cette fois-ci, c’est pour se mettre du côté des travailleurs et faire respecter leurs droits. Et si le syndicalisme ne suffit pas pour dire la vérité de la misère sociale, Victor prendra la plume et deviendra journaliste. Patrick Poivre-d’Arvor livre avec L’Irrésolu, prix Interallié 2000, une fiction historique à mi-chemin entre le roman feuilleton et le roman social. À l’encontre des modes plébiscitant le roman du Moi, L’Irrésolu s’affirme comme un roman du retour à l’éveil de la conscience historique et politique. Il est étonnant et plaisant de trouver à travers Poivre-d’Arvor les traces d’Eugène Sue et d’Émile Zola. À suivre. –Denis Gombert.
