
Couleur du temps
Pourquoi Baptiste, ancien peintre de Cour désormais oublié, tient-il à présenter à la plus grande exposition parisienne un Portrait de famille si démodé ? La touche, la composition, les vêtements des personnages, tout y est désuet ; rien, non plus, n’y semble accordé : dans cette famille figée par les années, la femme, en robe d’autrefois, a l’air d’une très jeune fille, les enfants sont des nourrissons, tous du même âge, tandis que l’artiste s’est représenté en grand vieillard.
Une veuve de papier
Eté 1958. Ted Cole, séducteur invétéré et auteur à succès de contes effrayants pour enfants, engage Edward O’Hare, seize ans, pour un travail saisonnier ; officiellement, il l’emploie comme assistant ; mais en fait, il cherche plutôt à le pousser dans les bras de sa femme, Marion, pour hâter un divorce devenu inévitable depuis la mort accidentelle de leurs deux fils. L’entreprise ne réussit que trop bien, puisque le jeune homme s’éprend violemment de la belle épouse ; mais, hantée par ses démons, Marion quitte brusquement la maison, laissant derrière elle un mari surpris, un amant passionné et une petite fille désorientée, Ruth Cole.
Le nouveau personnage de Christine Arnoty est une femme d’aujourd’hui, dans un monde d’aujourd’hui. Trente cinq ans, belle, intelligente, Clara Martin connaît une brillante réussite profssionnelle et une vie amoureuse ratée. Avocate, elle est spécialiste des divorces. Ou plutôt était. Car, quand le roman commence, Clara a décidé d’en finir avec les couples qui se déchirent, avec les drames des enfants qu’on se dispute, pour se tourner vers le droit des affaires.
Mémé
Mémé, c’est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d’avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n’est pas une enquête, ce n’est pas une biographie, c’est ce que j’ai vu, compris ou pas, ce que j’ai perdu et voulu retenir, une dernière fois. Mémé, c’est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose.
Les liaisons dangereuses
Au petit jeu du libertinage, l’adorable Valmont et la délicieuse Madame de Merteuil se livrent à une compétition amicale et néanmoins acharnée : c’est à celui qui aura le plus de succès galants, et le moins de scrupules. Peu importent les sentiments, seule la jouissance compte. Les conquêtes se succèdent de part et d’autre, jusqu’à ce que Valmont rencontre la vertu incarnée : la présidente de Tourvel. Elle est belle, douce, mariée et chaste : en un mot, intouchable. Voilà une proie de choix pour Valmont : saura-t-il relever ce défi sans tomber dans les pièges de l’amour ? De lettre en lettre, les héros dévoilent leurs aventures, échangent leurs impressions et nous entraînent dans un tourbillon de plaisirs qui semble n’avoir pas de fin.
Smilia et l’amour de la neige
Difficile pour Smilla Jaspersen de croire en la mort accidentelle d’Esajas. Impossible même parce que Smilla ne croit pas qu’un enfant atteint de vertiges chroniques puisse sauter du toit d’un immeuble. Parce qu’elle s’était prise d’affection pour ce gamin groenlandais, délaissé par sa mère. Parce que Smilla est groenlandaise, elle aussi, et que sa mère, esquimaude, lui avait appris l’amour de la neige. Et que la neige ne ment pas, contrairement aux hommes.
D’amour et d’exil
A près de cinquante ans, Leonardo Esteban choisit l’exil. Lui le fonctionnaire modèle, lui l’engagé, il quitte Cuba pour ne plus y revenir – alors même que son île s’ouvre aux étrangers. A la faveur d’un voyage officiel, il laisse ses amis, son passé, tout un monde vacillant. Et il choisit pour terre d’accueil le Pays Basque français. Quel secret cherche donc Esteban sur ces reliefs lointains où chante un vent de détresse ? Est-ce la figure aimée d’un parrain ou d’un père ?
Féroces
Les Goolrick étaient des princes. Et tout le monde voulait leur ressembler. C’étaient les années 50, les femmes se faisaient des coiffures sophistiquées, elles portaient des robes de taffetas ou de soie, des gants et des chapeaux, et elles avaient de l’esprit. Les hommes préparaient des cocktails, des Gimlet, des Manhattan, des Gibson, des Singapore Sling, c’était la seule chose qu’ils prenaient
au sérieux.
Le passage
Histoire d’une passion, de ses douleurs et de ses incertitudes, le récit incisif et subtil de ce moment où surgit l’imprévisible qui bouleverse la vie.
Les fils de l’homme
La romancière délaisse ici le roman criminel, et met sa science de l’intrigue et du suspense au service de la science-fiction. Dans l’Angleterre de 2021, frappée de stérilité comme le reste de la planète, plus aucun bébé n’a vu le jour depuis un quart de siècle. La population âgée s’enfonce dans le désespoir ; les derniers jeunes, jouissant de tous les droits, font régner la terreur ; le reste de la population s’accroche à une normalité frelatée sous l’autorité du dictateur Xan Lyppiatt.
La leçon de piano
Le scénario intégral du film palme d’or du Festival de Cannes 1993. 4ème de couverture édition Le grand Livre du Mois : Le Piano. La Leçon de Piano, un film Palme d’or au festival de Cannes. Le Piano, un récit romanesque et violent qui apporte la clé des énigmes laissées irrésolues par le film.
Alexandre et Alestria
Elle, c’est Alestria, l’enfant sauvage devenue reine des Amazones. Celles qui chevauchent les steppes, aiment la guerre, combattent les hommes et n ont pas peur de la mort. Lui, c’est Alexandre, fils de Philippe, roi de Macédoine, né à Pella en 356 avant J-C. Ayant soumis l’Asie Mineure et la Perse, vainqueur de Darius, il ne lui manque qu’une reine pour asseoir son empire absolu. Une reine à sa mesure ou à sa démesure qu’il rencontre sous les traits d’un guerrier invincible dans l’immense steppe de Mongolie.
Cape May
Henry et Effie passent leur lune de miel à Cape May, dans le New Jersey. Hors saison, la petite station balnéaire n’offre guère de distractions – si ce n’est la découverte du plaisir –, et le jeune couple ne tarde pas à s’ennuyer.
Leur rencontre avec un groupe de New-Yorkais riches et délurés va leur ouvrir les portes d’un monde insoupçonné.
Cape May devient alors leur terrain de jeu : ils s’invitent dans des maisons vides, font de la voile, se saoulent au gin et marchent nus sous les étoiles… jusqu’à cette nuit où tout bascule.
Le secret d’Adèle
Histoire de l’amour qui a uni le peintre Gustav Klimt et Adèle Bloch-Bauer, modèle en 1912 de l’un de ses portraits les plus célèbres. La Dame en or de Gustav Klimt est l’un des tableaux les plus célèbres au monde. Le modèle du peintre, au regard si mélancolique, s’appelait Adèle Bloch-Bauer. Mariée à dix-huit ans à un homme qui l’adorait mais était bien plus âgé qu’elle, Adèle a vécu dans la Vienne de la grande époque. Son salon attirait les esprits brillants et les artistes à la mode. Mais son existence a aussi été jalonnée de drames intimes. Et la nature exacte de sa relation avec Gustav Klimt intrigue. Peintre génial et provocateur, il multipliait les liaisons et choquait la bonne société. A-t-il conquis l’une des femmes les plus admirées de Vienne ? Adèle est morte jeune, emportant avec elle son secret.
La bête qui meurt
Le lecteur retrouvera ici David Kepesh, le héros de Professeur de désir. Âgé maintenant de 62 ans, c’est un homme arrivé, qui enseigne à l’université et a créé son émission de télévision. Parmi ses étudiants, il distingue une certaine Consuelo, d’origine cubaine, jeune femme fascinante au corps merveilleux, mais qui se révèle incapable de s’abandonner à la sexualité. Progressivement, le fait qu’elle ne le désire pas va rendre David fou de jalousie… Sur cette trame classique du déséquilibre progressif d’une relation où le désir se révèle définitivement non partagé, Philip Roth évoque non seulement les problèmes de la sexualité et de la jalousie, mais aussi le sujet beaucoup plus poignant des sentiments du jaloux vieillissant. Ce constat cruel et lucide (le narrateur est censé écrire ses souvenirs huit ans après les événements) est aussi l’occasion pour l’auteur de pourfendre l’ordre moral et le puritanisme de l’Amérique actuelle.
L’ami retrouvé
Âgé de seize ans, Hans Schwartz, fils unique d'un médecin juif, fréquente le lycée le plus renommé de Stuttgart. Il est encore seul et sans ami véritable lorsque l'arrivée dans sa classe d'un garçon d'une famille protestante d'illustre ascendance lui permet de réaliser son exigeant idéal de l'amitié, tel que le lui fait concevoir l'exaltation romantique qui est souvent le propre de l'adolescence. C'est en 1932 qu'a lieu cette rencontre, qui sera de courte durée, les troubles déclenchés par la venue de Hitler ayant fini par gagner la paisible ville de Stuttgart. Les parents de Hans qui soupçonnent les vexations que subit le jeune homme au lycée, décident de l'envoyer en Amérique, où il fera sa carrière et s'efforcera de rayer de sa vie et d'oublier l'enfer de son passé. Ce passé qui se rappellera un jour à lui de façon tragique.
Un rêve tibétain
Au début des années cinquante, l’Armée populaire chinoise envahit le Tibet, pour une “libération” qui n’est en fait qu’une annexion brutale, prélude à la destruction humaine, culturelle et écologique…
L’auteur des Petits Chaos de l’étudiant Liu nous conte ici l’histoire de Wei Lang, officier chinois en révolte contre cette barbarie. Déserteur, prisonnier puis compagnon des résistants Nossous, dont il parle spontanément la langue, il s’éprend de la Tibétaine Tchöntso, auprès de qui il va connaître une véritable renaissance inittiatique, dans la lumière de la sagesse…
Le prix Alexandra David-Neel a couronné de roman d’histoire et d’aventures, dans le sublime décor des monts tibétains, où persiste une tragédies “oubliées” de notre temps.
Patrick Carré confirme son grand talent d’écrivain, sachant mêler les scènes frappantes, quand les civilisations s’affrontent, aux subtilités pathétiques des âmes, quand les êtres humains se rencontrent. Son Rêve tibétain, sensuel et religieux, sage et aventureux, donne une dimension inattendue à ce désordre lointain du monde
La Passion Savinsen
A Norhogne, une propriété isolée dans la forêt ardennaise, Jeanne, vingt ans, vit entre son grand-père Tobias, perdu dans ses souvenirs d’ancien marin, et sa jeune soeur Camille, une sauvageonne. On est en 1941. Le père de Jeanne est prisonnier dans un oflag. Et l’armée allemande réquisitionne la grande maison.La rencontre de Jeanne avec Matthäus, l’officier qui commande la compagnie, va la précipiter malgré elle dans une passion étrange, qui se doublera du désir d’éprouver ce que fut le secret amour de sa mère.De ces liaisons interdites, François Emmanuel exprime l’intensité contenue dans un récit dense, précis, économe, qui mènera les destins de la lignée des Savinsen jusqu’au lieu de leur embrasement.Ce roman a été couronné en Belgique par le prix Rossel 1998.
Zéro de conduite
Depuis deux ans, Amélie Sturm se partage entre son café branché de Hambourg et l’homme de sa vie, avocat de la jet-set à Berlin. Un homme aussi sérieux et raisonnable qu’elle est loufoque, gaffeuse… et curieuse. On ne se refait pas. C’est donc sans hésiter qu’un matin, avant le réveil de Philipp, elle écoute en cachette sa boîte vocale où attend un nouveau message. Un message qui lui fait l’effet d’un cataclysme planétaire (la demi-mesure, Amélie Sturm ne connaît pas). Le cœur brisé et sa chienne sous le bras, elle saute dans son cabriolet Fiat Spider bleu métallisé, bien décidée à se la jouer Thelma et Louise. Sans Louise. Bon, d’accord, elle aurait peut-être dû demander des explications au coupable avant de noyer toute sa garderobe sous un grand cru de bordeaux. On a le sens du mélodrame ou on ne l’a pas !
Apprentie fermière
Incroyable. Moi Dicey, hyperactive et citadine née, je me retrouve en vacances à la ferme… du jamais vu ! J’ai même abandonné portable et talons hauts pour adopter le total look fermière : salopette et bottes de caoutchouc ! Pour ne rien arranger, j’ai eu la bonne idée d’emmener ma soeur aînée – au bord de la dépression- et ma meilleure copine – au bord de la crise de nerfs-, aussi infernales l’une que l’autre.
Le petit garçon
La Villa, à l’écart d’une petite ville du sud-ouest de la France, ressemble, avec son immense jardin, à un paradis où rien ne peut arriver. C’est bien ce qu’avait voulu le père, un homme juste et sage. Voyant approcher la guerre, il avait quitté Paris pour mettre sa jeune femme et leurs sept enfants à l’abri. Mais quand déferlent les années quarante, le malheur atteint les univers les plus protégés. Bientôt, la Villa se peuplera d’étranges jardiniers et cuisinières. Ce sont des hommes, des femmes, des enfants traqués, en danger de mort. Puis les Allemands vont arriver et violer le sanctuaire.
Hector et les secrets de l’amour
Après son voyage à la recherche du bonheur, nous retrouvons Hector, le fameux jeune psychiatre, pour de nouvelles aventures. Le secret de l’amour tiendrait-il à un simple mélange de molécules ? Le génial professeur Cormoran, éminent spécialiste de l’amour, a disparu, emportant avec lui le résultat de ses dernières recherches ! Hector, qui reçoit tous les jours dans son cabinet tant de victimes de l’amour, est chargé de le retrouver… Il se lance dans un périple qui l’emmènera jusqu’en Chine, où il subira aussi les infortunes du cœur. Échappera-t-il au aux griffes de ses poursuivants ? Retrouvera-t-il le professeur Cormoran et son extraordinaire découverte qui pourrait changer l’avenir de l’humanité ? Cédera-t-il au charme de la douce Vayla ou renouera-t-il avec sa chère Clara? Mais surtout, parviendra-t-il à comprendre un peu mieux les secrets de l’amour ? Une fable sentimentale tendre et éclairante.
Accordez-moi cette valse
Accordez-moi cette valse est un roman autobiographique dans lequel Zelda Fitzgerald a transposé sa vision toute personnelle de son mariage avec Scott Fitzgerald. Elle y apparaît elle-même sous le nom, à peine voilé, d’Alabama Beggs, incarnation de ces belles du Sud dont elle était une parfaite représentante. Son mari y figure, lui, sous le nom de David Knight. Écrit en “six furieuses semaines”, le manuscrit fut accepté d’emblée par Maxwell Perkins, le propre éditeur et ami de Scott Fitzgerald chez Scriber’s. S’il fut boudé par la critique à sa parution, le livre a été réhabilité lors de sa réédition au début des années 1950. Ce portrait d’un homme doué qui s’autodétruit, enfin apprécié à sa juste valeur, est désormais considéré comme une œuvre “puissante et mémorable” (le Times Literary Supplement) dont les personnages et leurs actions – tragiques – contrastent magnifiquement avec le cadre de cette Côte d’Azur ensoleillée où ils évoluent. Au-delà de cette peinture d’une époque et de ses personnages, Accordez-moi cette valse est aussi, et peut-être avant tout, un grand roman d’amour.
Meurtre sur le Grandvaux
Au cœur du Jura, le Grandvaux est un pays austère et cerné de forêts. C’est une terre si ingrate, sous un climat si rude, qu’elle pousse les fermiers sur les routes, comme transporteurs de marchandises. Au début du siècle passé, Ambroise Reverchon est l’un de ces rouliers farouches, cravachant son attelage à travers l’Europe, de foire en foire, de Nijni-Novgorod à Gibraltar. De tous les fardeaux que lui a fait porter sa dure existence, son sens de l’honneur est sorti intact. Et à l’heure où il revient au pays, cet homme fruste est prêt à aller jusqu’au meurtre pour le prouver. Bref et violent, cinglant comme un coup de fouet, ce roman compte parmi les plus intenses dans l’œuvre de Bernard Clavel.
La peur de l’âge
Il y a un quart de siècle, Erica Jong, faisait scandale en affirmant, avec une superbe insolence et une absolue sincérité, la liberté sexuelle de la femme. Mais qu’en reste-t-il, passée la grande époque du féminisme militant, et la cinquantaine atteinte ? Nous ne savons plus quoi faire de nous une fois privées de notre jeunesse et de nos attraits. Ce constat mélancolique, des millions de femmes peuvent le partager. Heureusement, l’auteur de Nana Blues n’est pas du genre à se complaire dans la lamentation.
Rien ne s’oppose à la nuit
Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du verbe, et celui du silence.
Un acte de désobéissance
À 17 ans, Henry vit une adolescence tranquille à Chicago entre un père professeur de lycée, une mère pianiste et une soeur cadette qui joue les garçons manqués. Mais le jour où il se connecte par hasard sur la messagerie Internet de Lisa, sa mère, il découvre que, dans le monde des adultes, les apparences sont bien souvent trompeuses, que Lisa est aussi une femme, et qu’elle a une liaison passionnée avec un violoniste. Racontés par le jeune homme, dix ans après, les événements de cette année-là dévoilent les liens subtils et les non-dits au sein d’une famille ordinaire.
Bubble gum
De nos jours, Cendrillon s’ennuie à servir des pastis dans un bistro de province. Le bal dont elle rêve, c’est celui des photos de mode, du cinéma et de la presse people. Ce rêve, Manon va s’efforcer de le réaliser. Elle est jolie, et il ne lui faut qu’un peu d’audace et une robe empruntée pour se glisser dans les soirées parisiennes de la jet set, où elle rencontre Derek, un milliardaire désabusé qui grille sa vie entre la drogue, l’alcool et les orgies.
Les mésaventures de Minty Malone
Une année bien difficiles s’annonce pour la trop gentille Minty Malone. Oui, tout le monde l’adore : sa famille, ses amis, ses collègues de London FM, la radio où elle officie comme journaliste et surtout son fiancé, Dominic, le plus gros ego des Iles britanniques.
La nuit du décret
Dans certains villages de Catalogne, le nom du commissaire Avelino Pared éveille encore une terreur sourde. Responsable de la répression à l’époque de la guerre civile, ce fonctionnaire secret officie maintenant dans une petite ville du nord de l’Espagne : Huesca, où l’inspecteur Laredo, nouvellement nommé, entrera bientôt en fonction. Pour préparer leur rencontre, le jeune policier mène l’enquête, interroge d’anciens témoins, et pénètre peu à peu dans le silence glacé de l’époque franquiste. Le voyage serait sans danger si l’histoire d’Avelino Pared, avec ses craquelures infimes, ses places sombres et enneigées, son enfance perdue, ne renfermait une énigme.
La motocyclette
Dans la chambre, ensuite, elle boucla son bracelet-montre à son poignet et se para d’un collier de boules d’onyx dont elle aimait le poids et qui avaient un peu la couleur de ses prunelles changeantes, mais elle ne prit aucun linge de corps, quoique son soutien-gorge et sa culotte fussent à portée de sa main sur une chaise, et c’est entièrement nue, ce jour-là, que dans le vestibule elle referma sur elle sa combinaison de motocycliste.
Le sari rose
Le destin tient parfois à un regard. Quand Sonia, étudiante italienne à Cambridge, rencontre celui de Rajiv, jeune indien discret, elle ne se doute pas qu’au-delà d’un homme, c’est une nation entière qu’elle va épouser. Rajiv, petit-fils de Nehru, fils d’Indira Gandhi, est promis à devenir le leader politique de l’Inde. Un amour qui fera d’elle l’unique héritière de la dynastie des Gandhi.
Le fil des souvenirs
Thessalonique, 1917. Le jour de la naissance de Dimitris Komninos, un terrible incendie ravage la cité, où chrétiens, juifs et musulmans vivaient jusque-là en harmonie. Cinq ans plus tard, à Smyrne, la petite Katerina est arrachée à sa mère en fuyant l’invasion turque et embarque seule sur le bateau qui la mène vers une destination inconnue. Dès lors, les destins de Dimitris et Katerina vont être liés à jamais, tandis que les guerres, les révolutions et la haine déchirent les habitants de leur ville, Thessalonique… De quels trésors et secrets du passé sont-ils les gardiens ?
La Symphonie du hasard – Livre 1
À New York, dans un bureau, une éditrice lit un manuscrit. Une œuvre qui la trouble et qui va la replonger dans son passé et celui de sa famille. Sur le papier, une famille comme tant d’autres au pays de l’Oncle Sam, un bonheur propret, une vie plutôt confortable. Et pourtant… Aux années soixante insouciantes vont succéder les années soixante-dix tumultueuses.
Tôt, un matin
Rome, 1943. Chiara, jeune résistante, assiste impuissante à une rafle dans le ghetto juif. Quand une femme pousse son petit garçon dans sa direction, elle n’hésite guère plus de quelques secondes et clame aux soldats que cet enfant est son neveu. Le petit Daniele Levy devient son protégé. Chiara l’aime comme son fils, même quand celui-ci, tourmenté par son passé en grandissant, s’éloigne du droit chemin.
Pour l’amour d’une enfant
Traquée par la, police chinoise, Allison est prête à tout pour garder la petite fille qu’elle vient d’adopter… Pour le groupe d’Américains venus en Chine chercher les bébés qu’ils ont adoptés, l’épreuve touche à sa fin. Après deux années de faux espoirs, Allison Turk, comme les autres futurs parents, tient enfin dans ses bras l’enfant tant attendu… Mais voilà que le ministère chinois des Affaires sociales leur intime l’ordre de rendre les bébés.
Retiens ma nuit
travers la liaison passionnée entre deux sexagénaires dans la bourgeoisie de Blois, l’histoire douce et cruelle d’une génération – les enfants paumés du baby-boom. Médecin de campagne, François promène sa langueur à l’ombre du château de Chaumont. Hélène dilue son désenchantement dans la galerie d’art qu’elle tient à Blois, au bord de la Loire. Ils ont tous deux passé la soixantaine, sont mariés, ont des enfants au bout du monde ou au bord du divorce, et des parents en EPAD ou au cimetière. Quand, à l’âge de tous les crépuscules, un amour printanier les surprend dans le huis clos de la bourgeoisie blésoise, ils s’y vouent corps et âme, dans une clandestinité qui les protège et les emprisonne. Sous la plume tendre et malicieuse d’un expert en nostalgies, l’histoire de leur liaison passionnée devient aussi celle, douce et cruelle, d’une génération – les enfants paumés du baby-boom.
Birdsong
‘The door of Sebastian Faulks’s fouth, most ambitious novel swings open quietly onto an airy domestic interior. We are in Amiens, where in 1910 a young Englishman without friends or family has taken a room. Stephen Wraysford has been sent by his employer to study the textile trade. His host, Azaire, is a prosperous manufacturer whose second wife Isabelle is a step-mother to adolescent children. As Stephen unpacks, listening to footsteps, shutters pushed back, voices from the garden, we are, in a few atmospheric pages, drawn as surely into the novel as he and Isabelle – all piled-up hair, pale skin, uneasy glances – are drawn into their haunting all-consuming love affair. Conducted in a half-forgotten room it is as inevitable as the pain which attends it, though the path Isabelle chooses is less predicable. What follows is anything but domestic. It is 1916. Stephen has become a lieutenant and France is a battlefield. The First World War is not exactly unvisited territory in fiction but Faulks’s possession of it is so passionate, so total, that it must surely rank as a tour-de-force, engrossing, moving and unforgettable. Stephen himself, lonely and brooding, is both charismatic and enigmatic. Some aspects of his character prove to be false trails, but he exercises fascination throughout, both on the reader and on his companions in the stinking claustrophobia of the trenches … So powerful is this recreated past that you long to call Birdsong perfect’
Vu de l’extérieur
Le couple, au bout d’un moment, c’est montrer aux autres que tout va bien.
Une carte d’identité du bonheur à exhiber pour faire râler tous ceux qui ne baisent plus, qui s’engueulent, qui ne paient plus les traites. C’est comme la belle voiture ou la raquette de tennis toute neuve, les enfants bien tenus ou les photos où tout le monde sourit. IL N Y A PAS DE SOLUTION.
Alors un jour, Doudou s’en va. Elle abandonne son mari, ses enfants, son joli pavillon pour prendre la route.
Un chagrin de passage
Cancer des poumons. Le médecin est formel. Dans six mois, Matthieu Cazavel – quarante ans, architecte – sera mort et enterré. Cruauté suprême, septembre a aujourd’hui des allures estivales et Paris resplendit. Dès cet instant, Matthieu décide de démêler l’écheveau de sa vie. Aussi se tourne-t-il naturellement vers les femmes qui ont peuplé” son existence : Sonia, sa ravissante et stupide maîtresse Hélène, l’épouse dont il s’est éloigné depuis longtemps; Mathilde, la seule femme qu’il ait vraiment aimée et qui pourra peut-être modifier la piètre image qu’il a soudain de lui-même.
Les Célibataires
Premier roman d’Henri de Montherlant, de l’Académie Française, Les célibataires décrit les moeurs de ces vieux garçons et vieilles filles dans le Paris des années 1920. Paru en 1934, ce roman a d’abord été publié, sous forme de feuilleton, dans la Revue des Deux Mondes. Ayant reçu le Grand Prix de Littérature de l’Académie Française, ce roman s’éloigne des récits autobiographiques de ses débuts. Ainsi, on ne retrouve pas le même ton que dans Le songe et Les Bestiaires. Sexagénaire endurci, Monsieur de Coëtquidan a l’habitude, depuis 9 ans, de lire son journal à la lumière de la vitrine de la même boutique. Cette manie en dit long sur l’étrange description que livre ici Montherlant de ces vieux messieurs. Classique dans son écriture, l’auteur laisse ici place à une minutie de description et à une recherche solide dans sa peinture de la pluralité des caractères humains. C’est ce style que l’on retrouvera dans Les Jeunes Filles, antithèse s’il en est de ces Célibataires.
Je suis né un jour bleu
Ce témoignage est un voyage aux côtés d’un jeune homme aux capacités hors du commun. Comme le héros de Rain Man, Daniel Tammet est un autiste savant, un génie des nombres. Son cerveau lui permet d’effectuer des calculs mentaux faramineux en quelques secondes.
Pour lui, les nombres sont des formes et des couleurs. Il a ainsi mémorisé les 22 514 premières décimales du nombre pi, un exploit qui a nécessité plus de cinq heures d’énumération en public. Daniel est également un linguiste de génie : il parle sept langues et a appris l’islandais en une semaine.
Long week-end
Cette année 1987, une chaleur caniculaire s’abat sur la côte Est pendant le long week-end de Labor Day. Henry a treize ans, vit avec sa mère, ne supporte pas la nouvelle épouse de son père, aimerait s’améliorer au base-ball et commence à être obsédé par les filles.
Jusque-là, rien que de très ordinaire, sauf que sa mère, elle, ne l’est pas. Encore jeune et jolie, Adèle vit pratiquement retirée du monde et ne sort qu’en de rares circonstances. La rentrée des classes qui approche la contraint à conduire son fils acheter vêtements et fournitures au centre commercial.
Fuir la colline aux esclaves
Etats-Unis, 1791. Lavinia, jeune orpheline irlandaise, se retrouve domestique dans une plantation de tabac. Placée avec les esclaves noirs de la cuisine, sous la protection de Belle, la fille illégitime du maître, elle grandit dans la tendresse de cette nouvelle famille. Cependant, Lavinia ne peut faire oublier la blancheur de sa peau : elle pénètre peu à peu dans l’univers de la grande maison et côtoie deux mondes que tout oppose.
Mentir n’est pas trahir
Gladwyn Suter a tout pour être heureux. La plus belle épouse, le fils le plus facile, la plus jolie maison dans la plus paisible banlieue de Londres. De bons petits plats et une tête blonde à ébouriffer chaque soir en rentrant du bureau. Les douces séductions du train-train quotidien. Mais on mesure son bonheur une fois qu’on l’a perdu.
Et la force d’Aimer
Mona surgit un soir au bord du canal Saint-Martin, jolie fille seule, épuisée. Lorsqu’il la voit, Emmanuel, installé mais célibataire, séducteur mélancolique, lui offre l’hospitalité, sans vraiment savoir pourquoi. Quelle force l’amène à protéger et à cacher la criminelle en fuite, jugée pour le meurtre de Tom, son amant ? Quelle force habite Mona, capable après neuf ans de détention, après une évasion mystérieuse, de tenter l’impossible pour s’approcher d’Éveline, sa fille, jamais revue depuis sa naissance en prison ?
Les dieux ont soif
Histoire de l’ascension infernale d’Évariste Gamelin, jeune peintre parisien, engagé dans la section de son quartier du Pont-Neuf, Les dieux ont soif décrit les années noires de la Terreur à Paris, entre les ans II et III. Farouchement jacobin, fidèle entre les fidèles de Marat et Robespierre, Évariste Gamelin finira par être nommé juré au tribunal révolutionnaire. La longue et implacable succession des procès quotidiens de plus en plus expéditifs (à partir de la loi de prairial en particulier) entraîne cet idéaliste dans une folie qui le coupera de ses proches et précipitera sa propre chute à la suite de son idole Robespierre, au lendemain du 9 Thermidor.
Réparer les vivants
Le coeur de Simon migrait dans un autre endroit du pays, ses reins, son foie et ses poumons gagnaient d’autres provinces, ils filaient vers d’autres corps”. “Réparer les vivants” est le roman d’une transplantation cardiaque. Telle une chanson de gestes, il tisse les présences et les espaces, les voix et les actes qui vont se relayer en vingt-quatre heures exactement. Roman de tension et de patience, d’accélérations paniques et de pauses méditatives, il trace une aventure métaphysique, à la fois collective et intime, où le coeur, au-delà de sa fonction organique, demeure le siège des affects et le symbole de l’amour.
