
Le roi lion, le loup cruel, Jeannot lapin… On croit connaître les Fables de La Fontaine ! Et pourtant, son deuxième recueil paru en 1678, dont nous proposons ici les livres VII à IX, nous offre des fables plus complexes, nourries de la tradition orientale et même des débats philosophiques du moment.
À côté des animaux, beaucoup de personnages humains (curé, laitière, juge, savetier…) présentent une peinture sans complaisance de la société du xviie siècle. Mais c’est toujours avec humour et fantaisie que La Fontaine s’amuse des faiblesses ou de la bêtise de l’homme, tout en invitant le lecteur à une sagesse teintée d’épicurisme.
Par la virtuosité de sa versification, la vivacité de ses récits et la profondeur de ses analyses, La Fontaine donne ses lettres de noblesse au genre de la fable.
• Le texte intégral des livres VII à IX annoté
• Six questionnaires d’analyse de l’œuvre
• Un dossier « Spécial bac » proposant deux sujets d’écrit et deux sujets d’oral
• Une présentation de La Fontaine et de son époque
• Le genre de l’œuvre et sa place dans l’histoire littéraire
• Une rubrique « Portfolio » pour la lecture d’images
Phèdre
TEXTE INTEGRAL
Odieuse marâtre ! Inflexible belle-mère ! Hippolyte, beau-fils maudit, en sait quelque chose… Son prénom, même, est banni du royaume ! Mais que cache Phèdre sous cette cruelle apparence ? Quel secret ? Quel mystère ? Maintenant, elle se meurt. Serait-ce l’inquiétude qui la ronge alors qu’elle est sans nouvelles du roi depuis des mois ? De quel mal souffre-t-elle ? L’issue semble fatale et ressemble étrangement à une délivrance ! Si seulement les dieux pouvaient l’apaiser… Hélas ! Eux-mêmes sont impuissants. Et puis, à tant les solliciter, ne risque-t-on pas d’attiser leur colère ? La tragédie est en marche…
Notes, questionnaires et dossier Bibliolycée par Anne Autiquet
Dossier spécial BAC par Laurence Teper
Le Diable au corps
Hachette Education – Textes et Commentaires – Le premier roman d’un écrivain mort à vingt ans et l’un des plus beaux rôles de Gérard Philipe. En 1918, un lycéen, François (prénom uniquement usité dans le film), s’éprend d’une jeune femme, Marthe, dont le fiancé, Jacques, est au front. L’amour fou, absolu, malgré tout et contre tous, voisins ricaneurs ou parents désemparés. Mais aussi, très vite, l’anxiété, la cruauté inconsciente, l’impossibilité pour un enfant de vivre une aventure d’homme. La guerre finit et ses “quatre ans de grandes vacances”, Marthe meurt en mettant au monde l’enfant qu’elle a eu de François et qui sera la “seule de raison de vivre” de Jacques.” En voyant ce veuf si digne, je compris que l’ordre, à la longue, se met de lui-même autour des choses. Ne venais-je pas d’apprendre que Marthe était morte en m’appelant, et que mon fils aurait une existence raisonnable?”
