La mort des bois
Malade, Élise est privée de tout mouvement, de la parole et de la vue. Les jours défilent sans espoir d’aucun contact avec autrui, jusqu’à ce que Virginie, 7 ans, s’approche et lui délivre un terrible secret : un tueur d’enfants rôde, elle l’a vu à l’œuvre. Lorsque les médias confirment ses dires, l’incapacité d’Élise à communiquer revêt un tout autre sens…
En plaçant l’intrigue policière entre ces mains impuissantes, Brigitte Aubert ménage un suspense à double niveau, brillamment orchestré.
Un train genre « Orient-Express », en moins luxueux et plus poussif, roule depuis presque huit jours sous une pluie torrentielle. On est au pays des moussons, quelque part sous les Tropiques. Jeune aventurier naïf, Nevil Hawks, qui a pris place dans ce tortillard, est fasciné par sa voisine, dont il a remarqué, sous sa voilette, les grands yeux gris. Mais il n’a pas le temps d’en apprendre davantage sur cette beauté ténébreuse. Elle disparaît furtivement en profitant de la confusion que suscite dans le compartiment la découverte du cadavre d’un homme, assassiné d’un coup de kriss malais. Nevil ayant appris que la belle inconnue est une sacrée voleuse, il se met à sa recherche. Il veut la sauver, la protéger en pauvre idéaliste qu’il est, ignorant que dans cette quête insensée il sera bientôt confronté au Maître des anges, qui incarne le mal absolu et utilise de multiples facettes pour abuser ses poursuivants. Les fans de Brigitte Aubert, la reine du suspense, savent son goût pour l’humour noir. Ils risquent néanmoins d’être quelque peu déconcertés par cet ouvrage cocasse, si loufoque qu’on pourrait le croire inspiré par Pierre Dac et Francis Blanche.