
1. La manière et l’occasion
2. La méconnaissance. Le malentendu
3. La volonté de vouloir
Philosophe et musicologue, il est l’auteur d’une œuvre considérable, traduite dans le monde entier.
La Taupe
Petit et bedonnant, George Smiley est l’un des meilleurs agents du « Cirque, » le quartier général des services secrets britanniques. À la retraite depuis un an, il envisage de vendre son hôtel particulier londonien pour s’installer à la campagne. Son rêve prend fin lorsqu’il est discrètement conduit chez un membre du cabinet du Premier ministre. Il s’y retrouve en compagnie de Ricki Tarr, un agent récemment revenu de mission à Hong-Kong. Là-bas, il avait réussi à retrouver l’espionne russe Irina, mais celle-ci a été rapatriée d’urgence à Moscou. Toutefois, elle a réussi à lui confier un message capital : une taupe s’est infiltrée dans les rangs de la direction du « Cirque ». Smiley est secrètement chargé de démasquer le traître.
Personnage fétiche du romancier, Smiley se trouve ici opposé pour la première fois à Karla, chef du « Centre » et maître de l’espionnage soviétique.
Les bords de la fiction
Ce qui distingue la fiction n’est pas un défaut de réalité mais un surcroît de rationalité. Selon Aristote, elle dédaigne l’ordinaire des choses qui viennent les unes après les autres pour montrer comment l’inattendu advient, le bonheur se transforme en malheur et l’ignorance en savoir. La fiction moderne a remis ce modèle en cause pour épouser le rythme des existences quelconques et occuper le bord extrême qui sépare ce qu’il y a de ce qui arrive. De Stendhal à João Guimarães Rosa ou de Marx à Sebald, en passant par Balzac, Poe, Maupassant, Proust, Rilke, Conrad, Auerbach, Faulkner et quelques autres, le livre explore ces rencontres du rien et du tout.
Jacques Rancière
Professeur émérite de philosophie à l’université Paris VIII, il a consacré de nombreux ouvrages aux relations entre politique, art et littérature. Il a publié aux Éditions du Seuil, dans la « La Librairie du XXIe siècle », Courts voyages au pays du peuple (1990), Les Mots de l’histoire (1992), La Fable cinématographique (2001) et Chroniques des temps consensuels (2005).
Art et société au Moyen Age
Au cours des dix siècles dont il est question dans ce livre, l’Europe a pris forme. Elle s’est fortifiée, elle s’est enrichie, et ce fut alors que naquit et s’épanouit un art proprement européen. Nous admirons ce qu’il en reste. Toutefois, nous ne considérons pas ces formes du même regard que ceux qui les premiers les virent. Pour nous, ce sont des oeuvres d’art, et nous n’en attendons, comme de celles qui sont créées de notre temps, qu’une délectation esthétique. Pour eux, ces monuments, ces objets. ces images étaient en premier lieu fonctionnels. Ils servaient. Dans une société fortement hiérarchisée, qui attribuait à l’invisible autant de réalité et davantage de puissance qu’au visible et qui n’imaginait pas que la mort mît un terme au destin individuel, ils remplissaient trois fonctions principales : présents offerts à Dieu, communications avec l’autre monde, et affirmation de puissance.
Georges Duby met en parallèle l’évolution des formes artistiques au long d’un millénaire et les structures matérielles et culturelles de la société.
On a longtemps considéré le Moyen Age comme l’âge d’or du christianisme. Aujourd’hui, en revanche, on assiste à une remise en question du legs religieux de cette époque et en particulier de sa spiritualité, à laquelle on reproche d’avoir trop prôné la fuite et le mépris du monde. Pour éclairer ce débat, l’auteur s’est attaché à définir le contenu de l’expérience religieuse des hommes et des femmes de ce temps. Soucieux de mettre en lumière l’impact des transformations sociales et culturelles sur les représentations du divin et les formes de vie religieuse, il a cherché à dégager les principales étapes du processus qui a fait passer la chrétienté occidentale de la piété ritualiste et conformiste de l’époque carolingienne à une spiritualité évangélique, axée sur l’humanité de Dieu.
Rouge de Paris
L’histoire de la porcelaine est reprise dans une remarquable trilogie : « Bleu de Sèvres », « Jaune de Naples » et « Rouge de Paris », publiée entre 2006 et 2013, mettant en scène le véritable espionnage industriel auquel se sont livrés les introducteurs de la porcelaine dure à Sèvres, évoquant ensuite, dans « Jaune » la renaissance de la manufacture de Capodimonte à Naples, enfin, dans « Rouge » les difficultés rencontrées par Sèvres pendant la Révolution française.
1789. La manufacture de porcelaines de Sèvres vient d’entrer dans la Révolution. La plupart des clients fortunés ont fui la France et les commandes deviennent rares. Bientôt, les ouvriers ne sont plus payés, les premières grèves ont lieu, un comité révolutionnaire se constitue. Au cœur de ce fracas, une jeune femme vient d’être engagée comme peintre à la manufacture : Adèle, fille d’Anselme Masson qui a percé autrefois les secrets du kaolin et fait la fortune de la vieille maison. Prise dans le tourbillon d’idées nouvelles dont Paris est le centre, elle fait la connaissance de Mirabeau, dont elle tombe éperdument amoureuse, tandis que la manufacture s’enfonce dans la crise. Adèle parviendra-t-elle à sauver Sèvres du naufrage ? Avec Rouge de Paris, Jean-Paul Desprat livre le dénouement d’une grande saga romanesque, historique et familiale, commencée avec Bleu de Sèvres (Seuil, 2006), puis Jaune de Naples (Seuil, 2010), qui nous entraîne au cœur du XVIIe siècle, de la cour de Louis XV à la chute de la monarchie.
Bleu de Sèvres
L’histoire de la porcelaine est reprise dans une remarquable trilogie : « Bleu de Sèvres », « Jaune de Naples » et « Rouge de Paris », publiée entre 2006 et 2013, mettant en scène le véritable espionnage industriel auquel se sont livrés les introducteurs de la porcelaine dure à Sèvres, évoquant ensuite, dans « Jaune » la renaissance de la manufacture de Capodimonte à Naples, enfin, dans « Rouge » les difficultés rencontrées par Sèvres pendant la Révolution française.
Louis XV, adroitement inspiré par Mme de Pompadour devient, en 1760, l’unique actionnaire de la Manufacture de Sèvres.
Afin de percer le secret de la porcelaine dure, fabriquée en Saxe, il engage deux frères chimistes. Mais des coups bas se multiplient et des espions sortent de l’ombre… Ecrit avec fougue et talent, voici la passionnante aventure d’une des premières affaires d’espionnage industriel.
Jaune de Naples
L’histoire de la porcelaine est reprise dans une remarquable trilogie : « Bleu de Sèvres », « Jaune de Naples » et « Rouge de Paris », publiée entre 2006 et 2013, mettant en scène le véritable espionnage industriel auquel se sont livrés les introducteurs de la porcelaine dure à Sèvres, évoquant ensuite, dans « Jaune » la renaissance de la manufacture de Capodimonte à Naples, enfin, dans « Rouge » les difficultés rencontrées par Sèvres pendant la Révolution française.
En 1770, Marie-Antoinette devient dauphine de France. De Versailles, elle écrit régulièrement à sa soeur Marie-Caroline, reine des Deux-Siciles. Les deux soeurs se lancent un défi : « Ma porcelaine sera plus délicate que la vôtre ! » Marie-Antoinette tente alors de voler le savoir italien à sa soeur par l’intermédiaire d’un homme de la manufacture de Sèvres tandis que Charles III, le beau-père de Marie-Caroline, tente de faire interdire la production de porcelaine dans le royaume italien…
Bison
Philadelphie, 1828. Promis à une belle carrière d’avocat et de peintre mondain, George Catlin voit une délégation d’Indiens se rendre à Washington pour négocier des traités. Il est ébloui par la superbe des cavaliers. Bientôt, le peintre renonce à ses portraits de citadins huppés, il quitte sa femme, sa ville, son confort, enfourche son cheval pour galoper le long du Missouri et du Mississippi à la rencontre de dizaines de tribus. La grande prairie est vierge. Nuls colons, nuls cow-boys. Des millions de bisons. Catlin est le premier à saisir sur le vif, armé de sa palette et de son pinceau, l’épopée des Indiens. Il réalise d’inoubliables portraits, recueille une incroyable moisson d’objets, son fameux « musée indien » qui fascinera quelques années plus tard George Sand et Baudelaire. Bison raconte le séjour de Catlin chez les Sioux, les aventures d’un village et de ses héros singuliers. L’imagination vient volontiers à la rescousse du document pour recréer, incarner le grand rêve de cet Américain sans préjugés, de ce fou d’Indiens, luttant pour sauvegarder leurs visages magnifiques et condamnés.
Smilla et l’amour de la neige
Difficile pour Smilla Jaspersen de croire en la mort accidentelle d’Esajas. Impossible même parce que Smilla ne croit pas qu’un enfant atteint de vertiges chroniques puisse sauter du toit d’un immeuble. Parce qu’elle s’était prise d’affection pour ce gamin groenlandais, délaissé par sa mère. Parce que Smilla est groenlandaise, elle aussi, et que sa mère, esquimaude, lui avait appris « l’amour de la neige ». Et que la neige ne ment pas, contrairement aux hommes. Commence alors pour cette femme solitaire et obstinée une quête pour la vérité et l’honneur qui l’amènera sur les traces d’un bateau en route pour les terres arctiques, à la découverte d’une infâme machination qui risque de lui coûter la vie… En lisant ce livre, votre bouche crache des petits nuages de vapeur que le froid rend visible. C’est l’excitation, le suspens, l’émotion aussi que contiennent ces pages. Un récit réaliste, maîtrisé, habité par la beauté des terres extrêmes et la lutte d’un peuple pour son identité. –Hector Chavez
Le théorème du perroquet
De même que Le Monde de Sophie de Jostein Gaarder, en mélangeant un roman et l’histoire de la philosophie, avait mis ce domaine du savoir à la portée d’un grand nombre de lecteurs, Le Théorème du perroquet de Denis Guedj mêle étroitement une histoire captivante, où il est question de forêt amazonienne, de bibliothèque perdue et… de perroquet, et l’histoire des mathématiques. Ce romancier, scénariste et mathématicien démontre par a + b que Pythagore, Fermat, Évariste Galois et Georg Cantor sont de véritables personnages de roman, et les nombres irrationnels, la théorie des ensembles ou la géométrie dans l’espace des thèmes passionnants et des ressorts dramatiques ignorés. Emporté par un enthousiasme communicatif, le lecteur le plus hermétique saisit non seulement le sens général de la recherche mathématique, mais il en vient aussi, non sans quelque agressivité, à se demander pourquoi l’enseignement qu’on lui a dispensé à l’école lui a dissimulé tant de merveilles ! Un best-seller international.
Fleur de péché
Une histoire d’amour. Mais la violence poursuit Véréna, depuis son enfance. Elle a trente ans, elle est journaliste. Elle doit son prénom à une tante lettone qui a traversé la Pologne à pied pour échapper aux Russes. Après le meurtre, à Paris, du conseiller du ministre de l’Industrie, Pierre Fauquembergue, le commissaire Montabot veut tout savoir sur cette jeune femme dont le nom figure dans le carnet d’adresses du mort. Est-elle une espionne ? Une terroriste? Toute la vie de Véréna défile au cours de l’enquête : son enfance dans les ruines de Munich, son adolescence en Alsace, sa vie d’étudiante à Paris, avec une satire des milieux journalistiques et ministériels. Véréna avouera tout, sauf la passion qui l’a liée à l’homme assassiné. Comme toujours dans les romans de Geneviève Dormann, le rire se mêle aux larmes.
Poisson d’amour
Ce n’est pas un gros roman, mais il est assez nourrissant. En entrée, un videur de concert rencontre une visiteuse de prison. Coup de foudre et pluie de catastrophes. Une chaise à porteurs envahit soudain la vie d’une famille.
Deux vieilles dames sont ensevelies sous les trophées remportés. par leur petite-fille basketteuse. Une centenaire s’embaume en mangeant des glands, d’après une recette chinoise. Un professeur Dreyfuss, né Himmler, achète le corps-de ses patientes en viager.
Et puis, un sourd oublié dans un moulin sème des pierres, un ancien maire se barricade dans le bureau de son successeur, un cheval passe trois ans de guerre caché dam un grenier.
Mais le personnage central, bien qu’il soit conservé dans du formol, est un poisson. C’est à cause de lui que Béatrice, la visiteuse, et Philippe, le videur, se retrouveront dans la forêt amazonienne, au milieu des Indiens, des chercheurs d’uranium et d’une équipe de tournage guidée par un missionnaire suisse.
Bref : c’est une histoire d’amour. Et donc, me dira-t-on, elle finit mal. Pas forcément. C’est peut-être même là qu’elle commence.
Le livre du Bonheur
Le livre du Bonheur rassemble en fait deux écrits de Marcelle Auclair, publiés en 1938 et et en 1951 : Le Bonheur est en vous et La pratique du Bonheur. Le second est, à la demande des lecteurs et surtout des lectrices du premier, une suite du précédent. M. Auclair les réunit en 1959. Il s’agit, sous la forme de chapitres extrêmement brefs (une page, une page et demie, deux pages…), de conseils très pratiques, avec de nombreux exemples à l’appui, pour accéder au bonheur. Car M. Auclair prétend que le bonheur relève d’une « science », et que faute de cette science, beaucoup de gens sont inutilement malheureux. En fait, en lisant, on s’en rend compte rapidement : le livre est un des premiers – et des meilleurs – exemples de « pensée positive ». L’idée de base est que la pensée crée, la parole crée. Elles « forment des vibrations toutes puissantes ». Penser joie, amour, paix…, cela donne la joie, l’amour, la paix. Penser que personne ne vous aime est la meilleure façon d’arriver à ce sort malheureux. Si on voulait être méchant, on dirait que Marcelle Auclair, c’est du Dr Coué. C’est en partie vrai. Mais sa culture, sa vivacité, son intelligence vont bien plus profond que les aphorismes superficiels et grossiers de Coué. Ou encore, son côté Coué est transcendé par sa finesse, et ses exemples pris dans la vie courante. Au total, on aime ou on n’aime pas, mais le livre a gardé une incroyable jeunesse : il aurait pu avoir été écrit dans les années 90. Un livre sur le bonheur basé sur la pensée positive, avec des conseils pratiques et de nombreux exemples pour y parvenir. C’est la bible du bonheur !
Entre le ciel et la terre
Mrs Le Ly Hayslip, citoyenne américaine, revient au Vietnam pour revoir les siens. Elle se souvient de la petite paysanne qu’elle fut, de son adolescence bouleversée par la guerre. Tantôt considérée par les Vietcongs comme une héroïne, tantôt comme une traîtresse, poursuivie, emprisonnée, torturée, violée, Le Ly se réfugie à Saïgon. Chassée par son employeur dont elle est enceinte, elle traficote, se prostitue pour élever son bébé et finit par épouser un Américain qui l’emmène en Californie. Ce récit authentique a été porté à l’écran par Oliver Stone, qui considère Entre le ciel et la terre comme « une version vietnamienne d’Autant en emporte le vent ».
Notre siècle, c’est en son adolescence, dans le premier quart de sa course, qu’il nous aura donné, à nous Français, le meilleur de la récolte. Et le meilleur témoin en est cette Nouvelle Revue Française où Gide et Valéry, Proust et Claudel, Martin du Gard et Malraux manifestaient une multiple fécondité culturelle. A cet extraordinaire orchestre de grands solistes, il fallait un chef. C’est le plus jeune qui fut choisi. A trente-trois ans, à peine revenu de la guerre, Jacques Rivière fut chargé non seulement de faire jouer à l’unisson Claudel et Gide, Debussy, Stravinski et Cézanne, mais d’ouvrir les voies nouvelles vers le surréalisme, le cubisme et la paix. Jean Lacouture qui, avec le talent que l’on sait, s’était attaché jusqu’ici à l’évocation biographique de gloires consacrées rend cette fois justice à l’un des grands oubliés de la littérature contemporaine, à un pionnier qui fut l’ami, le confident, le conseiller de Proust et de Gide, de Claudel, de Mauriac et de Saint-John Perse, l’un des « accoucheurs » de notre culture vivante.
L’amour du métier
Lorsque son psychiatre l’interroge sur sa profession, John Paul Keller répond « expéditeur ». Il ment, bien sûr, mais reste proche de la vérité. Ce New-Yorkais dans la force de l’âge ne va tout de même pas lui avouer qu’il est tueur professionnel. Son commanditaire est un vieil homme installé dans une maison cossue de White Plains, mais Keller ne connaît que la douce voix de Dot, sa secrétaire, qui lui passe les commandes par téléphone. Et aussitôt, le voilà parti aux quatre coins des États-Unis pour accomplir une nouvelle mission et éliminer un individu qu’il ne connaît qu’en photographie.Ce recueil de dix nouvelles met en scène un nouveau personnage de Lawrence Block. A priori prendre un tueur pour héros, ou à tout le moins le présenter comme un être sympathique, relève du miracle. Et pourtant c’est la prouesse réalisée par le romancier qui, grâce à l’humour qui imprègne en permanence ses dix textes, parvient à captiver le lecteur avec cet individu amoureux de son art : l’assassinat.
La barbare
Anne rêvait de fougue, de tendresse, d'absolu. À 21 ans, elle est enfermée dans une prison dorée, accompagnée de son polytechnicien de mari qui l'ennuie. Elle regarde passer les jours sans folie, les aventures sans passion. Ce serait donc ça la vie, une traversée en somnambule ? Un jour, un télégramme du Maroc lui annonce brutalement la mort de son père. Là-bas l'attendent les souvenirs, la liberté… et l'amour fou. « Je pars. Je suis vraiment désolée. Ne sois pas triste ».
Un loup est un loup
Des quintuplés, Charlemagne était le plus doué, le plus tenace. Mais quand son père est mort de la rage, quand les enfants ont été dispersés, il est parti vivre parmi les seuls êtres dont il comprend le langage : les loups. Emportant le lecteur dans la France féodale du XVIIIe siècle, Michel Folco dévoile une fois de plus son talent si singulier, tissé d’ancien français, d’aventure et d’humour noir. Né en 1943, Michel Folco est aussi l’auteur de Dieu et nous seuls pouvons et de En avant comme avant, disponibles en Points. Il a reçu le prix Jean d’Heurs du roman historique en 1995. « Michel Folco travaille à une œuvre gigantesque et fabuleuse, une épopée roborative, tragique, hilarante… Un loup est un loup est un livre formidable. »
Les raisins verts
Secrets de familles dont on ne parle pas mais dont personne n’ignore le sens qu’ils possèdent pour le destin de chacun… Parmi eux, se glisse le pire mensonge qui soit, celui des origines. Amours interdits, conflit de générations, affrontements, déchirements, le drame éclot lentement puis se noue pendant l’été des vacances dans une maison de campagne proche de Royan. Ce passionnant clair-obscur se conclue par l’engagement pour la guerre d’Espagne d’un jeune homme ombrageux qui refuse le modèle offert par son milieu, « peuplé de tant d’êtres absolument vides qu’on finit toujours par goûter ceux qui ne sont pas interchangeables ».