
Les jours de mon abandon
Olga, trente-huit ans, un mari, deux enfants. Un bel appartement à Turin, une vie faite de certitudes conjugales et de petits rituels domestiques. Quinze ans de mariage. Puis, un après-midi d’avril, une phrase de son mari met en pièces cette existence sereine et transforme Olga en femme abandonnée. Une femme rompue. Lâchée, brisée. Una poverella, comme cette voisine de son enfance napolitaine dont elle croit encore entendre les pleurs la nuit. Frappée de stupeur, Olga ne comprend rien au prétendu ” vide de sens ” de l’homme qu’elle a suivi à Turin, et pour qui elle a abandonné l’écriture. L’homme avec qui elle voulait vieillir est devenu l’homme qui ne veut plus d’elle. Olga n’existe plus. Ou seulement dans sa lente déchéance, dans cette descente aux enfers où la terre semble se dérober sous ses pieds, et les événements se liguer contre elle : un repas de réconciliation se termine dans le sang, son garçon tombe malade, le téléphone est coupé sans raison, le berger allemand agonise, sans doute empoisonné, puis la porte de l’appartement se bloque de l’intérieur et Olga se retrouve enfermée… Le livre d’Elena Ferrante nous projette littéralement dans l’intimité d’Olga et nous embarque pour un voyage aux frontières de la folie. Par la justesse de son ton et son rythme haletant, Les jours de mon abandon constitue une variation parfaitement maîtrisée et originale sur le thème de la femme abandonnée.
Jean-Christophe Grangé : Le Concile de Pierre
Anna Gavalda : L’Echappée belle
Elena Ferrante : L’amie prodigieuse II – Le nouveau nom
Elizabeth Kostova : L’historienne de Drakula (Tomes 1 et 2)
Stephen Coonts : Cuba – L’arme secrète
Collectif : Aux cœurs des mots – Les enfants racontent
Tiffany McDaniel : Betty
Eugène Ionesco : Rhinocéros
Tracy Chevalier : La jeune fille à la perle
L’amour harcelant
Entre le corps d’Amalia, qui flotte dans la mer, à l’aube, mystérieusement noyé, et le corps de Delia, sa fille, exposé à la violence, au sang et à la pluie d’une Naples au ciel plombé et aux rues hostiles, se déroule ce thriller familial, sensuel et désespéré, dont les rebondissements vous griffent le coeur. Qu’est-il arrivé à Amalia ? Qui se trouvait avec elle la nuit de sa mort ? Pourquoi n’est-elle vêtue que d’un soutien-gorge neuf quand on la retrouve ? A-t-elle vraiment été, comme le portent à penser les dernières heures de sa vie, la femme que sa fille a toujours imaginée, ambiguë et insatiable, prête à de secrètes déviations, capable d’échapper dans la ruse et la grâce à la surveillance obsédante de son mari ? Qui est Caserta, ce vieil ami d’Amalia, une victime ou un bourreau ? Quels sont ces hommes qui entravent et révèlent le destin de Delia ? Le parcours qui conduira Delia des funérailles de sa mère à l’évocation toujours plus détaillée de la figure troublante de cette génitrice, et au dénouement imprévisible de l’histoire, est constellé de soubresauts de la mémoire, de gestes de répulsion et d’amour, de scènes glaçantes.
